La mémoire est la capacité du cerveau à stocker des informations puis à les faire resurgir sous forme de souvenirs. Longtemps considérée comme immatérielle, liée à l'esprit ou à l'âme, la mémoire ne fut intégrée aux fonctions cérébrales qu'à la fin du siècle dernier. En 1880, le psychiatre Carl Wernicke (1848 - 1905) identifie pour la première fois des lésions anatomiques responsables d'une amnésie particulière chez les alcooliques. Huit ans plus tard, Sergueï S. Korsakov (1854 - 1900) décrit un trouble de la mémoire caractérisé par l'oubli des faits récents avec conservation de la mémoire des faits anciens. Le lien entre les deux troubles, qui sera établi en 1896, est le premier élément objectif en faveur du support organique de la mémoire. Pendant de longues années, l'étude de la mémoire fut limitée à celle de ses troubles, et l'analyse de leurs causes ne pouvait reposer que sur des résultats d'autopsie. C'est par ce moyen que J.W. Papez démontre en 1937 l'importance de structures profondes du cerveau primitif, le système limbique. Vingt ans plus tard, on découvre par hasard le rôle du lobe frontal du cortex cérébral dans la mémorisation immédiate. Un siècle après les premières découvertes de Wernicke et Korsakov, les chercheurs peuvent étudier les phénomènes de la mémoire chez des sujets vivants et normaux. Pour cela, ils disposent soit de traceurs chimiques qui se fixent dans les cellules nerveuses concernées, soit de l'imagerie au PET-scan, une forme de radiographie qui utilise une émission de positons (particules chargées d'électricité positive, inverse des électrons). Le PET-scan montre sur un écran les variations d'activité dans les zones d'un cerveau vivant.
La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
Se dit de ce qui se compose de tissus et de cellules vivantes (par opposition à inorganique).
Du grec sustèma, assemblage de parties constituant un corps ou un ensemble. En philosophie, un système est un ensemble d'idées organisées qui se soutiennent mutuellement les unes les autres et qui représentent de façon globale et cohérente la totalité du réel ou de l'histoire.