Comment expliquer l'instabilité de la croissance?

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Comment expliquer l'instabilité de la croissance?

Economie

Aperçu du corrigé : Comment expliquer l'instabilité de la croissance?



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Publié le : 2/5/2013 -Format: Document en format FLASH protégé

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Comment expliquer l'instabilité de la croissance?
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Chapitre 2 : Comment expliquer l'instabilité de la croissance ?

Introduction : La croissance économique, considérée comme le remède à tous les maux de la société n'est pas un phénomène inéluctable et linéaire. Sa reprise devrait permettre de diminuer le chômage (le seuil de 3millions de chômeurs a été atteint récemment) ou encore restaurer l'équilibre des comptes publics. Pour 2013, le gouvernement actuel a tablé sur une croissance de 1,3% en 2013 or celle-ci devrait être inférieure à 1%.

L'histoire économique, depuis plus de 2 siècles est marquée par la récurrence de fluctuations plus ou moins prononcées. Différents cycles ont été mis en évidence et leur ampleur varie selon les périodes d'observation. JUGLAR, a été le premier à repérer et à interpréter des mouvements de l'économie au 19ème siècle où des périodes de prospérité économique sont suivies de périodes de « liquidation » qui purgent les excès de la croissance. D'autres auteurs comme KITCHIN, KONKRATIEF ou SCHUMPETER ont également mis en évidence des cycles de durées différentes.



Rappels et généralités :

L'observation de la vie économique sur une longue période met en évidence une succession de phases où l'activité économique est plus ou moins importante. Lorsque l'activité économique cesse de progresser on parle de « crise économique ».

Crise, dépression, récession et stagflation :



La crise est définie comme le retournement brutal de la conjoncture économique qui marque la fin d'une période d'expansion. Elle est donc le moment où tout bascule. Le mot crise, revête aujourd'hui une autre dimension : celle de la situation économique caractérisée par la faiblesse du taux de croissance du PIB et le développement du chômage.

La crise ouvre donc à une période de dépression caractérisé par la baisse de la production et l'augmentation du chômage. On constate rarement dans les pays occidentaux une baisse durable de la production. Ainsi il est préférable d'employer le terme de récession pour caractériser une situation.

Une économie entre officiellement en récession lorsque son taux de croissance est négatif durant 2 trimestres consécutifs.

La stagflation a été utilisée pour décrire la situation économique des années 70. Elle se caractérise par la coexistence d'une stagnation de la production (croissance nulle ou faible) qui est source de l'augmentation du chômage et de l'inflation (déséquilibre économique qui se manifeste par une hausse durable et cumulative du niveau général des prix).

Attention, toutes hausses des prix n'est pas le symptôme d'un déséquilibre économique parce qu'elle ne peut pas être générale, durable et cumulative : certains prix peuvent stagner ou baisser. Dans ce cas on parlera de variation de prix relatif plutôt que d'inflation.



Les cycles économiques

Le cycle est indissociable de l'évolution économique et trouve son origine au coeur du fonctionnement du système économique. Les cycles sont des périodes plus ou moins longues caractérisés par une succession d'augmentation et de diminution. Les 4 phases du cycle :

Expansion

Crise

Dépression

14605352425Reprise

57150180975

(Flèche = trend)

Au sein des cycles, on observe une tendance séculaire appelée Trend de longue durée de progression ou de baisse de l'activité (parfois, le trend peut être dans l'autre sens). Les économistes et les historiens ont observés la superposition de plusieurs cycles de périodicités différentes : au cycle court (JUGLAR et KITCHIN) s'opposent les cycles longs (KONDRATIEV) voir des mouvements séculaires (le trend).

Le cycle de Juglar (=cycle majeur ou cycle des affaires) : il s'observe au 19ème siècle et dans la 1ère moitié du 20ème siècle. Il varie entre 6 et 11 ans. Par exemple, après la Seconde Guerre Mondiale, dans les pays développés les fluctuations de la production sont nettement atténuées : les taux de croissances restent toujours positifs et les « récessions » ne désignent que quelques ralentissements de l'activité. Le premier choc pétrolier (73-74) est marqué par des récessions en 74-75 et 80-82 sans que l'on puisse parler d'un retour à l'identique du cycle majeur.

Le cycle de Kitchin : dure environ 3 ans. Il affecte de nombreuses branches, s'observe à partir de l'activité économique et est provoqué par la variation des stocks.

Le cycle de Kondratiev : (« Les vagues longues de la conjoncture » (1926)) dure environ ½ siècle et est marqué par deux phases de longueur à peu près égales que l'économiste F. SIMIAND nomme A et B. La phase A : tendance à la hausse des prix et à une croissance soutenue de la production. La phase B : baisse des prix et croissance économique ralentie. Entre la fin du 18ème siècle et la 1ère Guerre Mondiale, 5 phases se seraient succédé.



Phase A

1788-1815 (27ans)

1850-1873

1896-1913

Phase B

1815-1850

(35 ans)

1873-1896





Le cycle des affaires de SCHUMPETER : dans son ouvrage, « Business Cycles » (1939), il schématise l'évolution cyclique en la ramenant à trois mouvements emboités : cycle Juglar/ cycle Kitchin/ cycle Kondratiev. L'innovation est au coeur de l'explication schumpétérienne car elle se réalise par grappe qui constitue chacune un cycle ainsi la révolution ferroviaire et le progrès de la révolution métallurgie expliqueraient la phase A de 1850-1873. A l'inverse, l'essoufflement de leurs effets dynamiques est à l'origine du ralentissement de 1873-1896. L'évolution du capitalisme est marquée par une destruction-créatrice liée au caractère discontinu des innovations. Tout cycle long se caractérise donc par une vague d'innovation.



Document 2 page 116

Le trend est une tendance de longue durée qui caractérise l'évolution d'un phénomène économique qui fait abstraction des fluctuations économiques.

Les cycles du 19ème siècle sont plus nombreux et plus prononcés que ceux qui ont lieu après les années 50. Dans les deux périodes 19ème et 1950, le chômage augmente en phase de récession.

Entre 1950 et 1973, on observe ainsi à un cycle Kondratiev phase A avec diffusion de bien de consommation durable dû à des innovations. Après 1973, on assiste à un cycle Kondratiev phase B. Dans les années 2000-2010, on aurait du assister à un nouveau Kondratiev phase A, or ce n'est pas spécialement le cas. On peut se poser la question si sur le long terme il est toujours présent ou pas.



Croissance potentielle et croissance effective

Document 3 page 116

Le PIB potentiel est définit comme le PIB qui ne dépend que des conditions de l'offre (productivité des facteurs de productions, accumulation du capital travail, capital) et dont le niveau ne provoque pas de tensions sur les facteurs de productions (pas d'inflation notamment)

Le calcul du PIB potentiel permet de déterminer la position d'un pays dans le cycle économique. Quand le PIB effectif est supérieur au PIB potentiel nous sommes en période d'expansion, au contraire, quand le PIB effectif est inférieur au PIB potentiel nous entrons en phase de récession.

La mise en évidence des périodes d'expansion et de récession se fait par comparaison entre la croissance du PIB effectif et la croissance du PIB potentiel.

1998-2000 : expansion NTIC.

2003-2005 : récession conséquence de l'éclatement de la bulle internet de 2000.

2006-2007 : expansion.

2008 : récession crise des Subprimes.

On observe un décalage dans le temps entre la hausse ou la baisse du taux de chômage. La hausse du chômage a lieu environ un an après l'entrée en récession car les entreprises hésitent à licencier et baisse un peu après le début de l'expansion car les entreprises retardent les embauches et attendent la confirmation de reprise.



L'analyse des fluctuations économiques repose notamment sur l'étude des différences entre la croissance effective c'est-à-dire celle qui est mesurée au court d'une période donnée et la croissance potentielle qui est un indicateur d'offre.



La croissance potentielle

La croissance économique potentielle est le taux de croissance de la production potentielle c'est-à-dire la croissance maximale de la production sans accélération de l'inflation. Dans le rapport de 2009 du sénat, intitulé « L'économie française et les finances publiques à l'horizon 2030, un exercice de perspective ». Il est indiqué que la croissance potentielle est déterminée par l'augmentation de la main d'oeuvre disponible et l'augmentation de la productivité du travail. Trois facteurs concourent à l'augmentation de la productivité du travail :

Durée.

Productivité Globale des Facteurs.

Intensité Capitalistique (activité qui utilise une forte proportion de capitales et peu de main d'oeuvre).

Rappel n°1 : La productivité globale des facteurs.

La PGF rapporte le volume de production à l'ensemble des dépenses relatives aux facteurs de production (travail, capital et consommation intermédiaires). ProductionN+CK+Ci

N = Activité brute de la main d'oeuvre

Ci = Consommations intermédiaires

CK = Consommation de capital fixe (ou amortissement)



Le rapport du sénat évoqué précédemment montre également que la croissance potentielle est à la fois :

Un instrument d'analyse pour la politique budgétaire et monétaire.

Un instrument pour formuler des prévisions à moyen-long terme ainsi que des recommandations de nature structurelle.





Rappel n°2 : Les politiques économiques de l'Etat

Les politiques économiques correspondent à des interventions de l'état dans la vie économique qui sont destinés à influer sur l'évolution dans le temps de l'économie nationale ou à influer sur les structures, l'organisation et le mode de fonctionnement de l'économie nationale. On distingue la politique conjoncturelle et la politique structurelle.

La politique conjoncturelle (court terme) se définie comme la mise en oeuvre par l'état des mesures qui sont destinées à influer sur le niveau d'activité économique (taux de croissance du PIB) ainsi que sur les grands équilibres économiques et financiers du pays. La politique conjoncturelle a deux composantes : la politique monétaire qui agit sur les variables monétaires (taux d'intérêt et quantité de monnaie mise en circulation par le système bancaire) et la politique budgétaire tel que les impôts, les dépenses publiques, etc.

La politique structurelle (long terme, 10-15 ans) correspond à une action de l'état sur les structures de l'économie nationale, le mode de fonctionnement et d'organisation de l'économie nationale. Elle recouvre des interventions très diversifiées de l'état : l'exercice par l'état de la fonction de réglementation. La prise en charge directe par l'état de la production de certains biens ou services marchands ou non marchands, les politiques de nationalisation et de privatisation. Les politiques sectorielles, industrielles, de transports où l'état décide de favoriser durablement le développement de certains secteurs d'activités dans l'économie nationale. Les politiques spécifiques de formation et scientifique où l'état crée les conditions pour la recherche du développement (institut de recherche). Les politiques d'aménagement du territoire.



L'analyse de la croissance potentielle est néanmoins contestée. A long terme, les déterminants de la croissance potentielle peuvent être ramenés à deux variables : la population active et le progrès technique. En effet, on peut considérer qu'à long terme le capital s'ajuste aux besoins de l'économie et que le chômage structurel gravite autour d'une valeur d'équilibre. Les reproches de la croissance potentielle sont :

Les éléments d'incertitude sur la détermination de l'horizon.

Fragilité de la mesure notamment sur les variations du progrès technique. (voir cour partie Solow, Carré-Dubois-Malinvaud)

La fragilité de la collecte des données : la disposition des facteurs travail et capital n'est pas directement observable et l'estimation du chômage fait généralement appelle à un consensus d'expert.

Il ne faut donc pas prendre les résultats de la croissance potentielle comme un premier résultat.



La croissance effective

La croissance économique effective (réelle) résulte de la hausse couplée des facteurs d'offre et de demande globale c'est-à-dire de l'ensemble des achats de biens et services effectués auprès des producteurs d'un pays, soit de la demande intérieure (consommation + investissement), soit de la demande extérieure (exportation-importation). La croissance effective au cours d'une année peut-être : inférieure, égale ou supérieure à la croissance potentielle.

Quand la croissance effective est inférieure à la croissance potentielle : cela entraîne une sous utilisation des facteurs de production (chômage et faible taux d'utilisation des équipements). Quand la croissance effective est inférieure à la croissance potentielle, on parle de chômage conjoncturel, a l'inverse on parle de chômage structurel.

Une situation de croissance effective inférieure à la croissance potentielle, si elle dure plusieurs années, va poser certains problèmes :

cela va limiter les efforts d'investissement et d'innovation

décourager une partie de la population active

Quand la croissance effective est égale à la croissance potentielle : on peut se demander si le chômage résulte d'une insuffisance de la croissance effective ou d'une insuffisance...


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Problématique

• La politique monétaire consiste à réguler la progression de la masse monétaire, mais elle pose aujourd'hui un problème : si certains États ont encore la maîtrise de leur monnaie (États-Unis, Grande-Bretagne, Japon...), les pays de la zone euro ont délégué leur pouvoir monétaire à la Banque centrale européenne, indépendante des autorités politiques nationales. La BCE utilise son taux directeur (taux auquel se refinancent auprès d'elle les banques commerciales) comme principal outil de régulation du crédit. À partir de 2008, par exemple, la BCE a ouvert des facilités de refinancement pratiquement sans limites pour éviter l'effondrement du système bancaire européen. Cette politique est en rupture avec la politique restrictive de crédit que la BCE menait jusqu'alors dans le but d'éviter le retour de tensions inflationnistes. 4.

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Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

.1 (...) je ne savais plus ni comment expliquer ma venue, ni comment combler tout à coup ce vide énorme de deux années qui mettait entre nous comme un abîme de secrets, de réticences, et d'obscurités., E. FROMENTIN, Dominique, p. 247.

Ajouté par webmaster

Comment pourrais-je expliquer la bizarrerie de pareilles fortuités?, BEAUMARCHAIS, Réponse ingénue (à un adversaire, dans le procès Duvernay) 1778, -in OE., t. IV, p. 222, -in VON PROSCHWITZ.

Ajouté par webmaster

Comment expliquer ce besoin irrésistible (...) de citer de mes propres paroles? J'y recède à presque chaque coup (...), GIDE, Journal, 1ËeËr avr. 1928.

Ajouté par webmaster

Mais comment expliquer que cette cohabitation en moi des extrêmes n'amenât point tant d'inquiétude et de souffrance, qu'une intensification pathétique du sentiment de l'existence, de la vie?, GIDE, Journal, 1923, Feuillets, II.

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Ainsi leur rencontre avait eu l'importance d'une aventure. Ils s'étaient, tout de suite, accrochés par des fibres secrètes. D'ailleurs, comment expliquer les sympathies?, FLAUBERT, Bouvard et Pécuchet, I.

Ajouté par webmaster

(...) elle s'était fait expliquer comment la maison et la terre retourneraient à sa soeur, si elle mourait avant d'avoir un enfant (...), ZOLA, la Terre, V, III.

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Mais à aucun moment ne sont dénoncés les risques de la croissance exponentielle, cependant plus nette encore qu'aujourd'hui., A. SAUVY, Croissance zéro?, p. 45.

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Busard retourna sa bicyclette et se mit à expliquer le principe des démultiplications, et comment on utilise le dérailleur et les braquets, en fonction de la pente, du vent, selon qu'on prend un virage à la corde ou sur le plus grand rayon, et aussi en rapport de l'attitude des adversaires et en tenant compte de sa propre fatigue., Roger VAILLAND, 325 000 francs, p. 189.

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Compte tenu des réactions devant la difficulté créatrice et de la pente normale de la croissance, l'économie peut ne souffrir que de manques à gagner, accompagnés, bien entendu, d'orientations différentes., A. SAUVY, Croissance zéro?, p. 263.

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