Comment savons-nous que nous ne rêvons pas ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Comment savons-nous que nous ne rêvons pas ?
Ainsi l'objet de la question porte sur le lien entre nos représentations et les objets de ces représentations c'est-à-dire entre le réel et le perçu. Donc comment nos représentations s'accordent avec les choses et les traduisent objectivement. Or poser la question de cette manière nous pousse à des apories insurmontables comme nous venons d'en faire l'expérience au cours de notre réflexion. Le problème était celui du rapport entre la chose en soi et la représentation que nous en avions. Et ce problème est bien corrélatif et la solution est la même que pour la distinction entre le rêve et le sommeil. b) En effet, comme Kant le remarque dans la Critique de la raison pure postuler à la manière de Descartes que notre entendement, par des idées claires et distinctes, peut accéder à la réalité de la chose en soi. Or cela supposerait soit l'intervention d'une puissance extérieure au sujet pour garantir la véracité de la perception soit la possibilité pour le sujet de sortir de lui-même donc de ne plus être soumis à la relativité de son statut de percevant et vérifier ainsi l'accord entre ses représentations et la réalité de la chose. Mais d'un autre côté la conception réaliste se basant sur la véracité directe de nos représentations supprime la chose en soi. Il n'y a aurait de réalité qu'au sein de notre représentation, mais si l'objet se réduit à ma représentation, comment est-il possible de poser la question de la vérité ou de l'objectivité ? Ainsi, Kant échappe aux apories du réalisme et de l'idéalisme en modifiant la question : elle ne porte plus sur la relation entre le sujet et la chose en soi, mais sur le rapport entre le sujet lui-même et ses représentations.
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