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Aperçu du corrigé : Commentaire Nana Zola



Publié le : 27/3/2011 -Format: Document en format HTML protégé

Commentaire Nana Zola
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<p><span style="text-decoration: underline;">Nana</span>, de Zola</p> <p>Commentaire compos&eacute; du passage situ&eacute; au chapitre VII&nbsp;:</p> <p>&laquo;&nbsp; Ce soir-l&agrave;, voulant se mieux voir [&hellip;]&nbsp;&raquo; page 224 &agrave; &laquo;[&hellip;] en riant &agrave; l&rsquo;autre Nana, qui, elle aussi, se baisait dans la glace.&nbsp;&raquo; page 227.</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Publi&eacute; en 1880, <span style="text-decoration: underline;">Nana </span>est le neuvi&egrave;me roman du cycle des Rougon-Macquart &eacute;crit par Zola, relatant le drame poignant d&rsquo;une existence de femme perdue par l&rsquo;app&eacute;tit du luxe et des jouissances faciles. Par&nbsp; l&rsquo;interm&eacute;diaire de ce drame, Emile Zola, qui place la litt&eacute;rature dans le sillage des sciences et affirme qu&rsquo;il faut par cons&eacute;quent que &laquo;&nbsp;les romanciers naturalistes observent et exp&eacute;rimentent&nbsp;&raquo; afin de d&eacute;gager&nbsp; &laquo;&nbsp;le d&eacute;terminisme des ph&eacute;nom&egrave;nes humains et sociaux&nbsp;&raquo;, entreprend d&rsquo;&eacute;crire &laquo;&nbsp;l&rsquo;histoire vraie du demi-monde&nbsp;&raquo;. Il ne s&rsquo;agit pas seulement de raconter l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme, mais de peindre et de donner &agrave; voir au lecteur tout un monde, voire plusieurs, notamment celui de la haute galanterie, du th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;op&eacute;rettes et, au-del&agrave;, la soci&eacute;t&eacute; du second Empire toute enti&egrave;re. Le chapitre VII, chapitre central, marque un tournant d&eacute;cisif dans la structure narrative de l&rsquo;&oelig;uvre ainsi que dans la trajectoire existentielle du personnage de Nana. En effet, apr&egrave;s avoir pass&eacute; une soir&eacute;e avec tous ses amants, Nana finit par sacrifier le comte Muffat et Steiner &agrave; Fontan, d&eacute;cision qui met un terme &agrave; l&rsquo;ascension de la courtisane dans les chapitres pr&eacute;c&eacute;dents et provoque un decrescendo avec la chute du chapitre VIII et la chute du roman m&ecirc;me. Dans ce passage, Nana jouit encore de sa puissance dans son moment de contemplation, toutefois tout laisse pr&eacute;sager de sa fin funeste et de son emprise mal&eacute;fique autant sur les hommes, la soci&eacute;t&eacute; que sur elle-m&ecirc;me. Il s&rsquo;agit ici d&rsquo;une sc&egrave;ne intimiste au sein d&rsquo;un huis clos dans lequel Nana, qui cherche &agrave; en savoir davantage sur la chronique de Fauchery,&nbsp; s&rsquo;adonne &agrave; la contemplation d&rsquo;elle-m&ecirc;me, sous la regard m&eacute;dus&eacute; de Muffat. D&egrave;s lors, on peut se demander comment Zola parvient, par le biais d&rsquo;un tableau &eacute;rotique d&rsquo;une sc&egrave;ne de voyeurisme au sein d&rsquo;un huis clos oppressant, qui donne &agrave; voir la courtisane dans toute son ambivalence et son ambigu&iuml;t&eacute;, &agrave; faire de Nana une h&eacute;ro&iuml;ne tragique, v&eacute;ritable m&eacute;taphore de la soci&eacute;t&eacute; du second Empire. Le tableau de cette sc&egrave;ne &eacute;rotique au sein d&rsquo;un huis clos oppressant, surtout pour l&rsquo;amant, permet de souligner ensuite toute l&rsquo;ambivalence du personnage de Nana, per&ccedil;ue telle une &nbsp;&laquo;&nbsp;Mouche d&rsquo;or&nbsp;&raquo;, fille du peuple victime de son &laquo;&nbsp;h&eacute;r&eacute;dit&eacute; de mis&egrave;re&nbsp;&raquo; , qui la condamne au vice,&nbsp; et monstre redoutable pouvant an&eacute;antir toute une soci&eacute;t&eacute;, courant irr&eacute;m&eacute;diablement &agrave; sa perte. Nana est alors une force de corruption &agrave; elle seule qui malgr&eacute; elle est vou&eacute;e &agrave; une fin tragique, r&eacute;v&eacute;lant &eacute;galement par m&eacute;taphore la d&eacute;ch&eacute;ance du second Empire.</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans ce passage du chapitre VII du roman, Zola peint le tableau &eacute;rotique d&rsquo;une sc&egrave;ne de voyeurisme, dans laquelle Nana se plait &agrave; se contempler amoureusement devant son miroir, inconsciente de l&rsquo;emprise qu&rsquo;elle exerce sur Muffat, m&eacute;dus&eacute; face &agrave; ce spectacle, malgr&eacute; la prise de conscience de sa d&eacute;ch&eacute;ance que l&rsquo;atmosph&egrave;re oppressante du huis clos met en lumi&egrave;re.</p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans une intimit&eacute; oppressante du huis clos, le comte Muffat se trouve malgr&eacute; lui dans un &eacute;tat de soumission et d&rsquo;obsession face &agrave; Nana et la sensualit&eacute; qu&rsquo;elle incarne. Il l&rsquo;observe se contempler dans sa glace comme le souligne la phrase &laquo;&nbsp;Muffat la contemplait.&nbsp;&raquo; (page 225). La phrase&nbsp; &laquo;&nbsp;Alors il leva les yeux.&nbsp;&raquo; montre qu&rsquo;apr&egrave;s la lecture de la chronique de Fauchery, Muffat pose son regard sur le corps d&eacute;nud&eacute; de Nana, ce qui permet &agrave; Zola d&rsquo;ins&eacute;rer ici la description de ce corps sensuel vu &agrave; travers les yeux du comte Muffat. La subjectivit&eacute; du regard pos&eacute; sur la courtisane est d&rsquo;ailleurs pr&eacute;sente, notamment avec le modalisateur &laquo;&nbsp;sans doute&nbsp;&raquo;(page 225) qui exprime l&rsquo;hypoth&egrave;se &eacute;mise par le narrateur. De m&ecirc;me, la comparaison de Nana avec une &laquo;&nbsp;alm&eacute;e dansant la danse du ventre&nbsp;&raquo; (page 225) sugg&egrave;re la sensualit&eacute; de l&rsquo;h&eacute;ro&iuml;ne. Muffat semble suivre chacun de ses mouvements avec une extr&ecirc;me attention comme le montre l&rsquo;abondance de connecteurs &laquo;&nbsp;Puis&nbsp;&raquo;(page 225,226), &laquo;&nbsp;Mais&nbsp;&raquo; (page 226), d&rsquo;adverbes tels que&nbsp; &laquo;&nbsp;Lentement&nbsp;&raquo;(page 225) &laquo;&nbsp;longuement&nbsp;&raquo;(page 227) &agrave; valeur temporelle sugg&eacute;rant la dur&eacute;e des gestes, et enfin la pr&eacute;sence de conjonctions de coordination telle que &laquo;&nbsp;et&nbsp;&raquo; employ&eacute;es &agrave; maintes reprises. Au travers du regard de Muffat dans cet acte de voyeurisme, le lecteur peut tout &agrave; fait imaginer la sc&egrave;ne par l&rsquo;effet d&rsquo;hypotypose cr&eacute;&eacute;, notamment par les nombreux verbes d&rsquo;action, dont le sujet est Nana, qui permettent de retracer de mani&egrave;re chronologique les moindres gestes de la courtisane&nbsp;: &laquo;&nbsp;Elle pliait&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;elle le touchait&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;elle le faisait saillir&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;elle &eacute;tudia&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;elle ouvrit les bras&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;elle ploya&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;elle finit par se plaire&nbsp;&raquo; (page 225), &laquo;&nbsp;elle renversait&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;elle montrait&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;elle d&eacute;noua&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;les abaissa&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;elle se frotta&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;elle allongea&nbsp;&raquo; (page 226). De nombreux substantifs appartenant au champ lexical du corps humain donnent &agrave; voir le corps de Nana, avec pr&eacute;cision, dans toute sa splendeur, sous le regard troubl&eacute; de&nbsp;Muffat &laquo;&nbsp;le cou&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;son torse de V&eacute;nus grasse&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;la taille&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;le profil de sa gorge&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;aux rondeurs fuyantes de ses cuisses&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;les genoux &eacute;cart&eacute;s&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;la taille roulant sur les reins&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;la nuque&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;ses membres&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;les mains&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;aux seins&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;ses &eacute;paules&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;son corps&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp; les l&egrave;vres&nbsp;&raquo;. Muffat assiste donc au spectacle donn&eacute; par une Nana narcissique qui, d&eacute;nud&eacute;e, s&rsquo;adonne au plaisir solitaire de se contempler, &laquo;&nbsp;absorb&eacute;e dans son ravissement d&rsquo;elle-m&ecirc;me&nbsp;&raquo; (page 226). Nana prend des positions sensuelles et provocantes comme le soulignent les phrases et expressions suivantes&nbsp;: &laquo;&nbsp;elle le faisait saillir en se renversant davantage&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;elle finit par se plaire au singulier jeu de se balancer, &agrave; droite, &agrave; gauche, les genoux &eacute;cart&eacute;s, la taille roulant sur les reins [&hellip;]&nbsp;&raquo;(page 225), &laquo;&nbsp;jusqu&rsquo;aux seins, qu&rsquo;elle &eacute;crasa d&rsquo;une &eacute;treinte nerveuse&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;elle se baisa longuement pr&egrave;s de l&rsquo;aisselle&nbsp;&raquo; (page 226). On note alors l&rsquo;isotopie du plaisir charnel et de l&rsquo;&eacute;rotisme notamment avec les expressions &laquo;&nbsp; frisson de tendresse&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;&eacute;treinte nerveuse&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;une caresse de tout son corps&nbsp;&raquo;,&nbsp; &laquo;&nbsp;avec c&acirc;linerie&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;d&eacute;sir&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;riant&nbsp;&raquo;, et le polyptote du verbe &laquo;&nbsp; baiser&nbsp;&raquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;elle se baisa&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;se baisait dans la glace&nbsp;&raquo;. Nana prend donc plaisir &agrave; se contempler dans son miroir, telle une enfant insouciante qui se d&eacute;couvre, comme le soulignent les expressions &laquo;&nbsp;reprise de ses curiosit&eacute;s vicieuses d&rsquo;enfant&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;elle avait l&rsquo;air &eacute;tonn&eacute; et s&eacute;duit d&rsquo;une jeune fille qui d&eacute;couvre sa pubert&eacute;&nbsp;&raquo; (page 225). Cependant, aussi insouciante et innocente qu&rsquo;elle puisse paraitre, elle n&rsquo;en est pas moins &laquo;&nbsp;une force&nbsp;&raquo; qui soumet &agrave; elle le monde qui l&rsquo;entoure et en particulier les hommes dont Muffat ici qui, malgr&eacute; sa lucidit&eacute; sur sa d&eacute;ch&eacute;ance, ne semble pouvoir se d&eacute;faire de l&rsquo;emprise que Nana exerce sur lui, attisant son d&eacute;sir. Il est alors ali&eacute;n&eacute; et m&eacute;dus&eacute; &agrave; la vue de ce corps f&eacute;minin sensuel comme le sugg&egrave;rent les expressions &laquo;&nbsp;ne pouvant d&eacute;tourner les yeux, il la regard...


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Depuis ce matin, on m'assomme avec Nana. J'ai rencontré plus de vingt personnes, et Nana par-ci, et Nana par-là!, ZOLA, Nana, I.

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(...) je me suis permis de donner votre nom à mon outsider, une pouliche... Nana, Nana, cela sonne bien., ZOLA, Nana, X.

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(...) une surprise effarait les parieurs, la hausse continue de la cote de Nana, l'outsider de l'écurie Vandeuvres (...) Nana était (...) à quinze (...) Une pouliche battue sur tous les hippodromes, une pouliche dont le matin pas un parieur ne voulait à cinquante!, ZOLA, Nana, XI.

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Nana (...) sortait peu, jouant à la solitude et à la simplicité., ZOLA, Nana, VIII.

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-(Il regarda) Labordette lorgnant -(Nana) d'un air étonné de maquignon qui admire une jument parfaite (...), ZOLA, Nana, I.

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Et, lorsque Nana levait les bras, on apercevait, aux feux de la rampe, les poils d'or des aisselles., ZOLA, Nana, I.

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à cette heure, Nana, très tourmentée, n'était guère à la rigolade., ZOLA, Nana, VIII.

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Nana dormait sur le ventre, serrant entre ses bras nus son oreiller, où elle enfonçait son visage tout blanc de sommeil., ZOLA, Nana, II.

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Cependant, Nana, qui disait avoir l'estomac dans les talons, se jetait sur des radis, qu'elle croquait sans pain., ZOLA, Nana, II.

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