L'idée d'inconscient exclut-elle l'idée de liberté ?
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Publié le : 3/1/2004 -Format:
- idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
- inconscient : Ce terme désigne l'ensemble des processus psychiques qui échappent à la conscience.
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
La question est assez simple: si l'inconscient "existe", il faut bien admettre des phénomènes inconscients. Mais dans ce cas, il faut dire non pas que "j'agis inconsciemment", mais que "l'inconscient me fait agir", ce qui contredit l'idée que je puisse être libre (je suis au contraire déterminé à mon insu).
Mais il y a sur le concept même d'inconscient, qui peut se comprendre en plusieurs sens." L'idée d'inconscient " peut renvoyer au sens freudien (topique); l'inconscient est alors considéré comme un "lieu" dans l'appareil psychique. Mais toute une tradition philosophique (Leibniz, Spinoza) a articulé une critique de l'idée de liberté à une réflexion sur l'inconscient à une structure du psychisme.
Ce sujet invite à se poser le problème de certaines conséquences morales, relatives à la liberté de l'homme, de l'affirmation de Freud selon laquelle une part importante de la vie psychique est inconsciente.
La mise en question de la responsabilité Si l'inconscient nous manipule sans cesse à notre insu, nous ne sommes jamais sûrs de choisir nos actes en fonction de mobiles librement délibérés. Dès lors, quel sens peut-on donner à la notion de responsabilité ? Comment peut-on nous imputer des actes que nous n'avons pas vraiment voulus, au sens le plus fort de ce terme ? Il faudrait dans ces conditions renoncer à l'idée même de responsabilité, puisque l'auteur d'un acte ne peut jamais l'assumer totalement, qu'il soit jugé positif ou négatif. Il faudrait rappeler ici que la justice, aujourd'hui, tient compte de certains aspects psychologiques des accusés, avant de les condamner : justice et psychiatrie entretiennent des relations de plus en plus étroites.
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Introduction :
La psychanalyse parle d’ « actes manqués », actes que nous produisons machinalement alors que leur raison nous échappe. Si un inconscient guide nos actes et nos pensées, il semble que nous sommes comme des automates téléguidés de l’extérieur. L’idée de liberté suppose au contraire que nous soyons responsables de nos mouvement. Les « actes manqués » ne sont pas le fait d’un être libre, être libre, c’est être conscient de ce qu’on fait, le vouloir pour des raisons personnelles. On peut dire que la liberté dépend d’un « libre-arbitre », c’est à dire d’une capacité à décider de nos mouvements. Si il y a un inconscient qui agit derrière la conscience comme un marionnettiste derrière une marionnette, il semble que l’idée de liberté comme libre arbitre soit ruinée.
Problématique :
La liberté suppose d’être soi même la cause de ses actes, cela est il possible si la conscience est elle même déterminée par un inconscient ?
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