Le conflit est-il au fondement de tout rapport avec autrui ? *
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On rencontre le terme «conflit» en psychologie où il exprime une force d'opposition au «moi» (cf. conflit des générations, rapports conflictuels avec le père, la mère) et dans les rapports sociaux et politiques où il exprime la guerre.
L'interrogation «est-il» demande d'établir un fait : le conflit est un mode quasi constant de rapport avec autrui ; puis de l'analyser : savoir si la relation avec autrui s'édifie à partir de ce rapport conflictuel, et s'il est de la nature de tout rapport d'être conflictuel.
Les rapports avec autrui sont conflictuels, mais il y a doute sur l'origine, la nature et le fondement de ces rapports.
Ou bien le conflit est au fondement de tout rapport, ou s'il ne l'est pas, ne peut-on envisager un autre fondement qui serait l'amour, l'harmonie entre les consciences?
C'est pourquoi dès qu'autrui traite en objet ma conscience, il la méconnaît, il l'aliène.
Il faut qu'une autre conscience la reconnaisse comme telle (ex. : l'autre m'aliène en m'ignorant, je ne sers plus à rien ni à personne).
Les rapports que l'on entretient avec autrui sont la plupart du temps conflictuels, faits de menace, de violence directe ou indirecte, qu'elle s'exerce de façon physique, psychologique, morale ou même intellectuelle.![]()
Lévinas commence par opposer perception d'un objet et rencontre authentique d'autrui. Quand je pose l'autre comme objet, je le projette sur une surface d'objectivité : il m'apparaît comme un tableau à décrire, une surface à observer et détailler, son unité éclate en autant de petits objets à commenter (les éléments du visage sont eux-mêmes réductibles à des unités plus petites. Ce rapport est un rapport théorique qui ne me donne pas véritablement autrui : dans un processus de connaissance, ma conscience s'assimile l'objet plutôt qu'elle ne s'ouvre à l'altérité du donné. En posant autrui comme objet, je reste seul. La saisie véritable d'autrui (celle qui me fait vraiment sortir de moi et rencontrer une dimension irréductible aux simples données de l'expérience) ne donne pas une richesse d 'éléments à décrire mais présente une pauvreté. L'autre se présente simultanément comme sans défense et invitation au respect : en effet, la possibilité physique de tuer autrui se donne en même temps que l'impossibilité morale d'accomplir cet acte. Autrui nous est livré dans une dimension éthique comme celui que je n'ai pas le droit de tuer.
* Par ailleurs, le conflit n'est pas toujours négatif il peut aboutir à une reconnaissance réciproque (cf. Hegel dans la dialectique du maître et de l'esclave) ou au progrès (ainsi Kant considère que l'opposition à autrui stimule et accroît les ressources humaines).
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- I) La relation à autrui est forcément de l'ordre du conflit.
a) La personnalité s'affirme en s'opposant.
b) Les consciences entrent en conflit.
c) Le regard des autres me chosifie.
- II) La relation à autrui n'est pas forcément conflictuelle.
a) Je peux m'identifier à autrui.
b) Autrui m'est complémentaire.
c) Il faut dépasser les antagonisme..../...
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