NoCopy.net

La confrontation entre le maître et le valet dans la comédie du XVIIIe siècle

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Etude de « la fessée », dans Les Confessions ... STRUCTURE D'ENSEMBLE DES CARACTÈRES >>
Partager

La confrontation entre le maître et le valet dans la comédie du XVIIIe siècle

Ressources gratuites

Aperçu du corrigé : La confrontation entre le maître et le valet dans la comédie du XVIIIe siècle



Document transmis par : matthieu17218


Publié le : 15/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

La confrontation entre le maître et le valet dans la comédie du XVIIIe siècle
Zoom

 

 

 Pourquoi la comédie du XVIII° siècle se prête-t-elle particulièrement à la confrontation de ces deux classes sociales du XVIII° siècle : maîtres et valets ? 

 On peut noter tout d’abord que la comédie est un des seuls genres littéraires qui peut mettre en scène un maître et son valet, ce qui d’ailleurs l’oppose à la tragédie qui n’utilise que des personnages illustres. Cette capacité de la comédie à faire figurer deux classes sociales opposées dans le même espace provient des origines du théâtre, en l’occurrence des comédies grecques et latines : ainsi les auteurs latins Plaute ou Térence avaient déjà l’habitude de mettre en scène des personnages stéréotypés et notamment des esclaves (_servus currens_) qui servaient les intérêts de leur maître. La commedia dell’Arte usait elle aussi de ce procédé et créa de nombreux personnages de valets, le plus célèbre étant Arlequin, qui ont pris une importance de plus en plus marquée face aux maîtres. Molière enfin utilisa le duo maître valet dans de nombreuses pièces telles que les Fourberies de Scapin, Dom Juan, l’Avare. Le mariage de Figaro ou le Barbier de Séville au XVIII° siècle représentent donc l’aboutissement de cette longue évolution. En outre le public de la comédie, attiré par l’aspect divertissant de ce genre, est particulièrement réceptif à la mise en scène du maître et du valet : en effet il s’agit d’un public populaire et non aristocratique. Beaumarchais déclare lui-même que le but d’une comédie est d’« amuser nos Français » (préface du Mariage). Le peuple ainsi désigné s’identifie aux personnages et surtout aux valets, qui sont généralement représentatifs de leur temps : dans cette même préface, Beaumarchais décrit Figaro, le valet, comme « l’homme le plus dégourdi de sa nation ». La comédie, par sa tradition et son public, est donc le genre de prédilection pour mettre en scène maîtres et valets. 

 La comédie ne se contente pas de faire figurer maître et valet sur une même scène de théâtre : elle les met sur un pied d’égalité. Elle y parvient en valorisant le rôle du valet. En effet, celui-ci joue toujours un rôle clé dans l’intrigue. Figaro est un personnage essentiel du Mariage, le titre même de la pièce en est la preuve. Il est un acteur essentiel qui, par son action, va influer sur le cours des événements : Figaro marque sa volonté d’agir et d’intervenir à la scène 2 de l’acte I du Mariage où il énonce un programme chargé qui va remplir cette « folle journée ». Cette omniprésence dans la pièce le valorise fortement. Le maître, lui, est bien souvent dévalorisé par son caractère et sa manière d’être. Le comte Almaviva, qui n’a de cesse de courtiser Suzanne, apparaît non seulement comme un mari indigne mais aussi comme un être perverti et obsédé par les femmes. Son manque d’intelligence apparaît à la scène 12 de l’acte II où il se fait berner par une coalition féminine (la comtesse et Suzanne) qui le ridiculise aux yeux du public. Les deux classes sociales, maîtres et valets, sont finalement placées au même niveau par leur morale et leur importance dans la pièce. 

 Enfin remarquons que la comédie noue des liens étroits entre maître et valet. Le valet est bien souvent complice des desseins de son maître, parfois même le collaborateur. Dans le Barbier de Séville, Figaro aide son maître à séduire Rosine, tandis que dans le Mariage, Suzanne assiste sa maîtresse dans les instants délicats –au moment où elle prend la place de Chérubin dans le cabinet par exemple- et joue le rôle de confidente de la comtesse (Acte II scène 1). Le contact entre maître et valet est privilégié dans ces pièces grâce aux nombreux dialogues qui les mettent face à face. On peut noter aussi dans quelques scènes des échanges en aparté entre le maître et le valet, à l’instar de la scène 21 de l’acte II (« La comtesse, bas à Suzanne… » à deux reprises). La pro...



Signaler un abus

administration
Echange gratuit

Ressources Gratuites

Pour pouvoir consulter gratuitement ce document et

TOUCHER DES DROITS D'AUTEUR

Vous disposez de documents dont vous êtes l'auteur ?

monnaie-euro-00008Publiez-les et gagnez 1 euro à chaque consultation.
Le site devoir-de-philosophie.com vous offre le meilleur taux de reversement dans la monétisation de vos devoirs et autres rapports de stage.
Le site accepte tous les documents dans toutes les matières (philosophie, littérature, droit, histoire-géographie, psychologie, etc.).

N'hésitez pas à nous envoyer vos documents.

, nous vous prions tout simplement de faire don d'un document pour le site en cliquant sur le boutton ci-dessous :




Le corrigé du sujet "La confrontation entre le maître et le valet dans la comédie du XVIIIe siècle " a obtenu la note de : aucune note

Sujets connexes :

Cacher les ressources gratuites

Problématique

Le sérieux sans la gaieté, c'est l'immobilisation dans l'angoisse ou le désarroi ; c'est le désenchantement de la Comtesse, qui sans la sollicitude et le tact de Suzanne ne pourrait retrouver l'élan qui la pousse à reconquérir son époux. Elan vital et rigidité des principes. La vitalité pousse vers l'avenir, fait envisager le futur avec optimisme; les principes guident ou immobilisent. la vitalité sans principe qui la guide est une force sans direction, une source de désordres ; l'appétit sexuel débridé du Comte Almaviva, sa soif inextinguible de conquêtes féminines ont besoin d'être contenus par les principes que Figaro défend. l'adoption sans souplesse de résolutions définitives (Silvia du Jeu de l'amour et du hasard face au mariage, les personnages nobles de La Surprise de l'amour), c'est l'assurance de mener une vie immobile, grise et sans surprise, l'impossibilité de rencontrer l'autre, de s'ouvrir à l'amour et à l'amitié.

Ajouté par PROF

Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

Ce n'est point assez que le valet plaise au maître, il faut encore que le maître plaise au valet; autrement ils sont l'un et l'autre fort mal ensemble., A. R. LESAGE, Gil Blas, XII, XII.

Ajouté par webmaster

Et ce sont là des différences vraies et qui sont considérables entre les végétaux, les animaux et les hommes. Émile Faguet, Études littéraires - XVIIIe siècle

Ajouté par webmaster

Le XVIIIËe siècle a vu naître une forme inattendue de comédie, la comédie qui fait pleurer (...) Cette comédie d'un genre sérieux s'appelle, en vers, -la comédie larmoyante, en prose, -le drame bourgeois. L'inventeur de la comédie larmoyante est Pierre-Claude Nivelle de La Chaussée (...), M. BRAUNSCHVIG, Notre littérature..., t. II, p. 232.

Ajouté par webmaster

J'en appelle aux nôtres qui, à coup sûr, ne nous ont pas toujours dit la vérité, même dans leurs mémoires présentés à l'académie. Pierre Gallet, Voyage d'un habitant de la Lune à Paris à la fin du XVIIIe siècle

Ajouté par webmaster

Au XVIIIe siècle seulement les portraits sont expressifs. Les visages marquent l'instant. Mélange (1939) Valéry, Paul

Ajouté par webmaster

Et d'abord remarquez qu'il a beaucoup réfléchi sur l'art dramatique et que c'est un grand raisonneur en questions théâtrales. Émile Faguet, Études littéraires - XVIIIe siècle

Ajouté par webmaster

Voilà le maître dans une colère terrible et tombant à grands coups de fouet sur son valet (...), DIDEROT, Jacques le fataliste, Pl., p. 506.

Ajouté par webmaster

Le dix-huitième siècle paraîtra toujours dans l'histoire comme étouffé entre le siècle qui le précède et le siècle qui le suit., HUGO, Littérature et Philosophie mêlées, Sur Voltaire.

Ajouté par webmaster

Un valet de l'auberge, qu'on avait affublé en portier de comédie, avec une souquenille mi-partie vert et jaune (...), Th. GAUTIER, le Capitaine Fracasse, IX.

Ajouté par webmaster

Quelle est la couleur de la tomate ?

Avertissement de respect de copyright. Respect des règles orthographique (pas de langage SMS).



La confrontation entre le maître et le valet dans la comédie du XVIIIe siècle

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Podcast philo