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La connaissance est-elle la condition du bonheur ?

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Document transmis par : Benjamin46145


Publi� le : 18/1/2011 -Format: Document en format HTML prot�g�

La connaissance est-elle la condition du bonheur ?
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"Qu'heureux seraient les hommes des champs s'ils connaissaient  leur bonheur !" déclare le poète latin Virgile. Il est, en effet, fréquent de constater que des personnes dont on envie la situation n’aient pas conscience de leur chance – car c’est bien de là que vient le mot “bonheur”, “heur” étant dérivé du latin augurium qui signifie l’augure, la chance. Le bonheur équivaudrait donc à la bonne chance, soit à quelque chose qui arrive sans que l’on s’y attende et dont, par conséquent, on ne se rend pas forcément compte. On s’exclame bien souvent : “Si tu savais la chance que tu as !” avec envie – cela signifierait donc que l’on pourrait posséder le bonheur sans s’en rendre compte, ce qui est paradoxal compte tenu du fait que l’on assimile généralement le bonheur à un sentiment intérieur. On pourrait donc avoir toutes les cartes en main pour être heureux sans l’être pour autant car l’état de bonheur implique une forme de connaissance, de prise de conscience de ces éléments. Comment, en effet, être heureux quand on pense ne rien avoir pour l’être ? Cette connaissance apparaît donc comme une forme de condition du bonheur – mais le bonheur, qui est l’aspiration absolue de l’homme, a-t-il seulement des conditions, en considérant qu’il soit possible de l’atteindre ? Au contraire, Georg Trakl, poète autrichien expressionniste du début du XX° siècle, affirme dans Aphorisme : “Seul celui qui méprise le bonheur aura la connaissance”. La connaissance, d’une manière générale, serait donc, selon lui, incompatible avec l’idée de bonheur. Il y aurait donc des connaissances favorables et d’autres néfastes au bonheur. Quelles sont-elles ?

A quelles conditions la connaissance peut-elle s’associer au bonheur ?

Il est des connaissances qui, bien loin de rendre heureux, apportent plutôt la tristesse mais la connaissance de soi et la spiritualité sont des chemins qui peuvent mener au bonheur ; finalement, certaines connaissances sont des outils pour rendre la vie plus agréable mais elles n’en sont en rien des conditions.

 

Nous sommes forcés de constater que la connaissance n’est pas toujours favorable au bonheur, voire même qu’elle peut lui nuire. On remarque d’ailleurs qu’elle a toujours été considérée comme la source du malheur des hommes, notamment dans la tradition judéo-chrétienne : dès les premières pages de la Genèse, Adam et Eve sont chassés du jardin d’Eden pour avoir goûté à l’arbre de la connaissance, désobéissant à l’ordre de Dieu : « Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras «. La citation de Georg Trakl répond bien à cet épisode de la Bible : le choix doit être fait entre la connaissance et le bonheur qui repose donc sur une forme d’innocence. Avant la chute, Adam ayant été créé à l’image de Dieu, il accomplissait sa volonté sans l’évaluer puisqu’il était en communion avec Dieu : il ne connaissait donc pas la division de la volonté, le déchirement moral et la souffrance qu’il engendre. Il ne devint un être divisé que dès lors qu’il aura pris connaissances des lois morales mais aussi de lui-même et de son corps, qu’il ne savait pas nu avant d’avoir croqué le fruit défendu. Avant cela, il n’éprouvait pas et donc ne s’éprouvait pas lui-même ; il vivait dans une entière plénitude.

Traditionnellement, donc, la connaissance est la source de tous les problèmes de l’homme mais certaines connaissances en particulier peuvent rendre la vie particulièrement pénible. On peut encore une fois prendre l’exemple d’Adam et Eve, honteux de leur nudité après avoir goûté au fruit de l’arbre de la connaissance. Qu’il y avait-il de mal pour eux à être nu alors qu’ils étaient les seuls êtres humains existant ? La pudeur est dès lors devenue une gêne plus ou moins importante chez chacun – parfois, la conscience de son propre corps est-elle qu’elle provoque des complexes, de nombreuses personnes se trouvent mal dans leur peau à cause de la connaissance qu’elles ont de ce corps et de son imperfection. L’homme est, de plus, depuis le péché originel, soumis à l’expérience de son altérité. Devenus pêcheurs, les hommes se font du mal entre eux pour satisfaire leurs désirs nouveaux et la souffrance est partout dans le monde. Comment la connaissance de cette souffrance universelle pourrait-elle rendre heureux ? Par exemple, a-t-on besoin de savoir que l’Afrique est un continent habité par la misère et la famine ? Que les attentats terroristes pullulent, détruisant d’autres vies humaines ? Le malheur du monde est tel que pour atteindre une forme de plénitude intérieure, il vaut bien mieux l’ignorer. L’être humain étant généralement doué de pitié et de compassion, il ne peut qu’être attristé face à ces réalités sordides auxquelles il est, individuellement, impuissant. Et quand bien même les plus sensibles à ces problèmes pourraient éprouver une forme d’apaisement et de satisfaction à aider des malheureux, le travail étant infini, ils ne pourraient jamais ressentir un bonheur entier et durable car il resterait toujours du malheur quelque part. Même à une plus petite échelle, certaines connaissances s’avèrent fort dispensables. On dit bien à juste titre que « toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire «. La dissimulation est de mise dans les rapports sociaux afin d’éviter des conflits inutiles. Dire à tous les gens que l’on n’apprécie pas que ce sont des imbéciles ne pourrait que déclencher des hostilités et, à l’inverse, vouloir savoir absolument ce que les autres pensent de soi pourrait parfois plus blesser que satisfaire sa curiosité. La dissimulation vaut donc souvent mieux pour tout le monde. Certes, on ne peut pas cacher à une personne le décès d’un être cher – elle finirait par l&rsq...



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