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Sujet : La connaissance de la nature peut-elle nous aider à vaincre nos superstitions ?

Définitions des termes :
  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • vaincre : ➢ L'emporter sur quelqu'un par les armes ➢ Remporter par les armes un avantage décisif sur un ennemi (singulier ou collectif) qui attaque ou se défend, dans un combat, dans une bataille, à la guerre. ➢ Dominer quelqu'un qui résiste, le soumettre à son emprise pour lui imposer sa volonté. ➢ Être plus fort qu'une réalité intérieure ou extérieure à soi-même. ➢ Surmonter par sa volonté, par sa ténacité (une force, une réalité puissante, hostile, nuisible ou déroutante). ➢ Venir à bout de, faire reculer une réalité puissante hostile ou nuisible

Extrait du corrigé : 2 Les limites du savoir laissent la place à la croyance.   « Il me fallait donc mettre de côté le savoir afin d'obtenir de la place pour la croyance. » KANT, Critique de la raison pure, préface à la deuxième édition.   Transition : La connaissance de la nature certes nous permet de vaincre en partie ce que l'on jugeait surnaturel auparavant mais cependant elle n'est pas illimitée et en dehors d'elle subsiste la croyance. La science est-elle remise en cause par sa limitation ?   Troisième partie : Les superstitions comme croyances recherchent comme la science à comprendre la nature et peuvent lui venir en aide.   3.1 La magie n'est pas à opposer à la science.   « Entre magie et science, la différence première serait donc, de ce point de vue, que l'une postule un déterminisme global et intégral, tandis que l'autre opère en distinguant des niveaux dont certains, seulement admettent des formes de déterminisme tenues pour inapplicables à d'autres niveaux. Mais ne pourrait-on pas aller plus loin, et considérer la rigueur et la précision dont témoignent la pensée magique et les pratiques rituelles comme traduisant une appréhension inconsciente de la vérité du déterminisme en tant que mode d'existence des phénomènes scientifiques, de sorte que le déterminisme serait globalement soupçonné et joué, avant d'être connu et respecté ?

	La connaissance de la nature peut-elle nous aider à vaincre nos superstitions 	?

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Définitions

  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • vaincre : ➢ L'emporter sur quelqu'un par les armes ➢ Remporter par les armes un avantage décisif sur un ennemi (singulier ou collectif) qui attaque ou se défend, dans un combat, dans une bataille, à la guerre. ➢ Dominer quelqu'un qui résiste, le soumettre à son emprise pour lui imposer sa volonté. ➢ Être plus fort qu'une réalité intérieure ou extérieure à soi-même. ➢ Surmonter par sa volonté, par sa ténacité (une force, une réalité puissante, hostile, nuisible ou déroutante). ➢ Venir à bout de, faire reculer une réalité puissante hostile ou nuisible

Problématique

Connaître la nature c'est savoir ce qu'elle est, autrement dit savoir quelles sont ses propriétés essentielles. Or la nature est un concept large. Elle peut signifier le monde (la faune, la flore,...) dans son entier et les êtres qui y habitent à la différence de la nature dans le sens d'essence (la nature humaine). La nature comme totalité des êtres et ce qui les entoure est ce dans quoi se situe l'homme, qui pour s'orienter a besoin de progresser dans sa connaissance. Les données qu'il acquiert à propos de son milieu ne sont donc pas à sa portée immédiate mais c'est par un effort de son esprit qu'il arrive à comprendre la nature. Or au fur et à mesure de cette progression l'homme découvre des régularités (les lois de la nature) qui lui permettent de mieux comprendre son fonctionnement, ce qu'il croyait incompréhensible, surnaturel, extraordinaire, s'explique par ces régularités. La connaissance de la nature contraste donc avec ce qui est de l'ordre du miracle, de la superstition, en tant que ceux-ci dénotent quelque chose de mystérieux tandis que la connaissance de la nature réduit progressivement le mystérieux au rationnel. En ce sens il semble aller de soi que le progrès dans la connaissance de ce qui nous entoure nous délivre des préjugés, des croyances à propos de la nature. Pour autant ne faut-il pas supposer que cette connaissance de la nature étant en progrès, donc non achevée, ne détruit pas toutes nos croyances ? En effet des domaines de la nature restent incompréhensibles à l'homme et il ne peut convoquer la raison pour résoudre ces obscurités. (par exemple Dieu ou la question de l'origine de l'univers). La question soulevée par ce sujet réside dans le rapport du savoir à la croyance : le savoir peut-il exclure toute croyance ou la croyance, malgré la restriction de son domaine devra-t-elle perdurer, en raison de la limitation de l'esprit humain ? Pour déployer tout ce qui est en jeu dans ce sujet il ne faut pas restreindre la superstition aux croyances fantasques (ne pas passer sous une échelle parce que cela porte malheur...) mais d'y comprendre aussi la foi religieuse et plus largement relier la croyance à l'assentiment.



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