La connaissance du passé peut-elle faire obstacle aux rapprochements des peuples
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Nous nous intéressons aux liens entre connaissance du passé et rapprochement des peuples. La connaissance du passé peut-elle faire obstacle aux rapprochements des peuples ? La connaissance du passé ne peut-elle être un obstacle aux rapprochements des peuples quand elle se résume à la résurrection activistes des haines ancestrales et des orgueils nationaux ? Sans doute. Mais une société qui ignorerait son passé, ne pourrait savoir d'où elle vient et par conséquent où elle va.
Ne faudrait-il alors envisager que la connaissance du passé dépasse largement les intérêts nationaux ? En effet, connaître le passé et le passé des peuples n'est ce pas constituer un savoir sur l'homme lui-même, indépendamment de toute appartenance politique, nationale ou religieuse ? N'est-ce pas se donner les moyens de dépasser les haines ancestrales, de pardonner en quelque sorte un crime aux membres de tel ou tel peuple précisément parce que ses enfants présent ne peuvent être tenu pour responsable des crimes de leurs parents ? Dès lors ne faudrait-il voir dans la saine inscription du passé des peuples dans l'histoire universelle de l'humanité elle-même, le moyen privilégié du rapprochement des peuples au sein d'une même communauté humaine sans borne ? C'est ce que nous tenterons de comprendre en dernier lieu.
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Problème : Si chaque peuple se met à écrire son histoire pour servir cette idéologie nationale, si l'histoire est mise au service d'une quelconque idéologie, alors la fraternité entre les peuples est perdue. Si on préfère se souvenir de telle ou telle bataille, du comportement de tel ou tel peuple à telle ou telle grande guerre ou autre, alors les peuples ne peuvent voir dans l'ennemi d'hier l'ami d'aujourd'hui, il continueront à voir dans celui qui leur faisait la guerre un siècle auparavant un ennemi en puissance. Entretenir la détestation de l'ennemi passé c'est inévitablement s'en souvenir mais ce n'est pas directement connaître le passé, c'est se souvenir d'un de ses aspects et le tenir pour vérité éternelle. L'histoire est toujours complexe, jamais elle ne peut être simplifiée sans en même temps être réduite en esclavage, devenir la servante d'une idéologie à des fins de propagandes. Transition : La connaissance du passé n'est elle pas quelque chose de plus ? 2 . Si connaître le passé c'est tenter d'approcher la vérité des faits, la chercher en tout cas, pour comprendre, alors la connaissance du passé n'est pas tendue vers l'appréhension de l'histoire d'un seul peuple unique mais de tous les peuples ensembles. a) La connaissance du passé n'est pas la glorification de l'histoire et de l'orgueil d'un seul peuple isolé. La connaissance du passé, c'est la connaissance du passé des peuples, en tant qu'ils furent toujours en interaction, toujours unies et engagés dans le même monde et soumis aux mêmes lois.
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