La connaissance de soi passe-t-elle par la médiation d'autrui ? *
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Aperçu du corrigé : La connaissance de soi passe-t-elle par la médiation d'autrui ?
La conscience est la loge de notre pensée, elle nous permet d’aborder le monde, d’en prendre connaissance, de stocker nos souvenirs dans notre mémoire (conscience latente, passive) et de tout simplement être un être humain conscient de son individualité dans un monde où d’autres conscience cohabite. La conscience permet à l’homme de savoir qu’il existe et donc à pouvoir différencier son être de son entourage contrairement à l’animal à l’animal qui vit dans l’immédiateté. L’homme vit dans le présent, le passé et l’avenir, il peut se projeter dans le futur ou se souvenir de choses révolues. La conscience nous permet donc en quelque sorte de « stocker » tout notre savoir, et de l’organiser de façon à pouvoir y puiser ce qu’il veut selon ses besoins. L’animal lui ne vit qu’instinctivement, l’homme est réfléchi grâce à sa conscience c’est à dire qu’il peut intérioriser ses pensées. La conscience nous condamne à une solitude intérieure car nous seul pouvons y accède, autrui reste en dehors de nous bien que je lui reconnaisse une conscience égale à la mienne. Je suis conscient de mon existence contrairement à l’animal car je peux me projeter hors de mon être , je dois donc m’extérioriser pour cela. Comment puis je me reconnaître comme un individu si ce n’est pas comparaison aux autres? Cependant tel que le demande ce sujet, n’est pas paradoxal de devoir aller hors de soi pour pouvoir prendre conscience de soi? Ma conscience me condamne à la solitude car personne d’autre ne peut y accéder, alors comment les autres pourraient ils m aider à être conscient de moi même?
Si je veux avoir de multiples objets, ce n'est pas pour le plaisir qu'ils m'apportent directement, mais c'est pour tenter de capter et de détourner au profit de mon être la valeur qu'autrui leur reconnaît. LA CONNAISSANCE DE SOI PASSE PAR LA RECONNAISSANCE D'AUTRUI. SANS AUTRUI, POINT DE VÉRITÉ SUR MOI OU SUR LE MONDE. Le besoin et sa représentation sociale. « Dans la mesure où dans le besoin social, comme liaison du besoin immédiat ou naturel et du besoin spirituel de la représentation, c'est ce dernier qui est universel et devient donc prépondérant, il y a dans ce moment social le côté libérateur dans lequel la rigoureuse nécessité naturelle du besoin est occultée, et où l'homme se rapporte à son opinion, qui est ici opinion universelle, et à une nécessité qui n'existe que de son fait : au lieu de rapporter sa conduite à une contingence uniquement extérieure, il la rapporte à une contingence intérieure, à l'arbitraire de son choix. Remarque : l'idée que dans un prétendu état de nature où il n'aurait que des besoins naturels prétendument simples et emploierait uniquement pour les satisfaire les moyens qu'une nature contingente lui fournirait immédiatement , l'homme vivrait en liberté pour ce qui concerne les besoins, est -même si nous faisons momentanément abstraction du moment de libération que comporte le travail, sur lequel nous reviendrons ultérieurement- le produit d'une opinion erronée, parce que ce besoin naturel, en tant que tel, et sa satisfaction immédiate ne seraient jamais que l'état où la spiritualité est enfoncée dans la nature, un état frustre et non libre, alors que la liberté ne peut résider que dans la réflexion en soi-même de l'élément spirituel, dans sa différenciation d'avec ce qui est naturel et sa projection en retour sur cette nature. » Hegel, « Principes de la philosophie du droit », $194. Toute conscience cherche à se faire reconnaître d'autrui. Et ce désir de reconnaissance passe d'abord par la négation de l'autre. « Toute conscience, dit Hegel, poursuit la mort de l'autre ».
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