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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Ainsi se substitue à la notion de vérité, celle de puissance. Une théorie n'est plus vraie mais dite puissante lorsqu'elle permet d'expliquer un grand nombre de phénomènes ou lorsqu'elle donne l'espoir de résoudre certains problèmes. Ainsi, les connaissances scientifiques sont admises non pas parce qu'elles décrivent objectivement la réalité mais par leur capacité à décrire momentanément des phénomènes observés. Mais cette nouvelle approche des sciences pose problème : ont-elle un quelconque rapport avec la réalité (même subjective et phénoménale). En effet, toute théorie, toute démonstration, de la plus élégante à la plus puissante suppose des hypothèses ou des postulats. Car ces connaissances scientifiques que l'on qualifie trop rapidement de vraies ne peuvent pas être déduites d'elles-mêmes. L'édifice scientifique ne repose que sur des affirmations que l'on tient pour véridique. Aussi peut-on dire que les sciences sont « vraies » parce qu'on y croit... Les sciences qui passent pour vraies aux yeux du sens commun ne sont que des sciences hypothético-déductives. Le scientifique est un homme de foi, d'une foi non religieuse mais d'une foi épistémologique.
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c’est le type de sujet qui va à l’encontre de la doxa, l’opinion commune, les idées reçues. La réponse qui semble s’imposer est affirmative car la science développe plusieurs critères qui permettent de parler de vérités : elle accouche d’un savoir objectif, sur des généralités, à partir de démarches démonstratives aboutissant à des lois générales voire universelles, permettant des prévisions exactes et donnant lieu à des processus expérimentaux. Tous ces arguments font des sciences le lieu par excellence de la vérité ; non tant sur le fait que les connaissances scientifiques énoncent des vérités mais par leur manière d’y arriver. En effet, l’opinion peut être vraie : l’observation personnelle, l’expérience particulière aboutit parfois à des vérités (le feu ça brûle…) mais l’opinion vraie (ou l’opinion droite pour reprendre le vocabulaire de Platon) est incapable de justifier des critères abordés ci-dessus.
Cependant, la notion même d’histoire des idées suffit à remettre en cause la véracité des connaissances scientifiques. Si les théories scientifiques se complètent alors il ne s’agit plus de parler de vérité au sens intemporel et universel ; c’est la notion même de vérité qu’il faudra repenser. De plus, tout édifice scientifique ne suppose-t-il pas des postulats, des hypothèses de départ qui sont, par définition, invérifiables et dont on ne peut alors que croire en leur véracité ? Le savoir scientifique ne serait alors qu’une croyance en un modèle explicatif dont la valeur n’aurait plus rien à voir avec la vérité.
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