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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
- scientifique : Sens 1: Qui concerne la science. Qui est conforme aux procédés de recherche et d'observation des sciences. Sens 2: Personne spécialisée dans une ou plusieurs sciences.
- vrai : Ce qui est conforme à la réalité, ce qui est réellement.
Extrait du corrigé : La précision et la simplicité inégalées des systèmes de Galilée et Newton le laissèrent penser pendant près d'un siècle. Mais la vérité telle que la pense Descartes repose en fait sur un présupposé non scientifique : les lois de la nature sont l'ouvrage de Dieu, être parfait et qui par conséquent ne change pas d'avis.Le défi empiristeC'est en supprimant ce présupposé et en tâchant de s'en tenir aux pures données de l'observation que Hume critique la notion cartésienne de vérité scientifique : nous n'avons affaire, disent les empiristes, qu'à des croyances reposant massivement sur des habitudes et qui ne sont vraies que tant que le contraire n'a pas été montré. Ce critère restera très important dans la pratique scientifique : on ne prouve pas absolument une proposition, on la met à l'épreuve en essayant de la réfuter. Sa vérité est alors fonction de sa résistance à la « falsification ».La réponse kantienneAfin de sauver l'entreprise intellectuelle du scepticisme, Kant opère un déplacement de la notion de vérité : cette dernière ne sera plus considérée, comme chez Descartes, comme l'adéquation de la chose et de l'esprit, mais comme une modalité du jugement par rapport aux données de l'expérience. Cette dernière ne nous fournit pas les choses elles-mêmes mais les « phénomènes » qui dépendent de la structure particulière de notre sensibilité. Les connaissances scientifiques peuvent donc être considérées comme vraies en tant que liaison rigoureuse de nos représentations à travers les catégoriesde l'entendement.III. Vérité et modèleKant avait encore à l'esprit un modèle qui passait pour définitivement acquis : celui des mathématiques euclidiennes.
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Le corrigé du sujet "Les connaissances scientifiques sont-elles vraies ? " a obtenu la note de : aucune note
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c’est le type de sujet qui va à l’encontre de la doxa, l’opinion commune, les idées reçues. La réponse qui semble s’imposer est affirmative car la science développe plusieurs critères qui permettent de parler de vérités : elle accouche d’un savoir objectif, sur des généralités, à partir de démarches démonstratives aboutissant à des lois générales voire universelles, permettant des prévisions exactes et donnant lieu à des processus expérimentaux. Tous ces arguments font des sciences le lieu par excellence de la vérité ; non tant sur le fait que les connaissances scientifiques énoncent des vérités mais par leur manière d’y arriver. En effet, l’opinion peut être vraie : l’observation personnelle, l’expérience particulière aboutit parfois à des vérités (le feu ça brûle…) mais l’opinion vraie (ou l’opinion droite pour reprendre le vocabulaire de Platon) est incapable de justifier des critères abordés ci-dessus.
Cependant, la notion même d’histoire des idées suffit à remettre en cause la véracité des connaissances scientifiques. Si les théories scientifiques se complètent alors il ne s’agit plus de parler de vérité au sens intemporel et universel ; c’est la notion même de vérité qu’il faudra repenser. De plus, tout édifice scientifique ne suppose-t-il pas des postulats, des hypothèses de départ qui sont, par définition, invérifiables et dont on ne peut alors que croire en leur véracité ? Le savoir scientifique ne serait alors qu’une croyance en un modèle explicatif dont la valeur n’aurait plus rien à voir avec la vérité.
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