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Définitions des termes :
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
Extrait du corrigé : La conscience intellectuelle représente-t-elle un obstacle à notre liberté ? a. La conscience intellectuelle, pur savoir réflexif Nous l'avons vu en introduction, il existe deux sens du concept de conscience : il y a d'une part la conscience intellectuelle et de l'autre la conscience morale. Nous commencerons par nous intéresser à la première, et tout d'abord à en préciser le concept. On appelle conscience intellectuelle ce savoir réflexif que nous avons de nos propres représentations. Pour avoir conscience de quelque chose, il faut avoir une connaissance qui fait retour sur ce que nous savons. Par exemple, pour que j'ai conscience d'avoir mal, il faut que l'information de la douleur parvienne jusqu'à mon cerveau, et que je réussisse à faire retour sur cette information, ce qui est l'activité propre de la conscience. La conscience intellectuelle, pour le dire d'une manière plus condensée, est cette capacité à saisir ce qui se passe en moi ou en dehors de moi. A présent que nous savons mieux ce qu'est la conscience intellectuelle (que l'on peut également nommer « conscience psychologique ») nous nous demanderons si elle est capable de contrarier notre liberté, à savoir, de représenter un obstacle pour elle. b.
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Le corrigé du sujet "La conscience contrarie-t-elle notre liberté ?" a obtenu la note de : aucune note
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Quand nous disons le mot « conscience » nous faisons référence à deux objets distincts dont le premier est le moyen de l’autre : d’une part, nous désignons la faculté qu’à notre esprit de saisir ce qui se passe en nous ou en dehors de nous, c’est ce que nous nommerons « conscience psychologique ». Et d’autre part, nous faisons référence à la conscience morale, qui vient après la conscience psychologique, quand le sujet juge de la valeur morale de son action ou de ses intentions. Dans la suite de ce travail, nous ferons donc référence à la fois à la conscience psychologique et à la conscience morale.
Lorsqu’une chose est contraire à une autre, cela signifie qu’elle représente un obstacle pour le but qu’elle tend à atteindre. Prenons un exemple concret : je suis dans le train, pressé d’arriver, quand le trajet s’interrompt. Cela me fait éprouver un vif sentiment de contrariété, car je suis empêché par cet évènement de faire ce que je désirais. On dira donc qu’une chose en contrarie une autre quand elle lui est contraire, c'est-à-dire quand elle s’interpose comme un obstacle sur le chemin de la fin vers la réalisation de laquelle elle tend.
Donner une définition simple et univoque de la liberté n’est possible qu’au prix d’une simplification inacceptable du concept de liberté. En effet, pour définir la liberté, il faut nécessairement faire référence à un terme qui s’oppose à elle. Ainsi on peut définir la liberté par opposition à l’esclavage : alors elle est la condition d’une personne qui n’est pas sous la dépendance d’une autre. Elle s’oppose également à la contrainte, puisqu’elle est le pouvoir de faire ce que l’on veut ; mais elle s’oppose également à l’oppression, en tant qu’elle est le droit de faire tout ce que les lois permettent, sous réserve de ne pas porter atteinte aux droits d’autrui. Enfin, elle s’oppose au déterminisme, puisqu’elle est le pouvoir de la raison humaine de se déterminer en toute indépendance. Prenons garde à la lettre du sujet qui nous demande de réfléchir sur « ma » liberté et non sur « la » liberté. Cela implique qu’il nous faudra considérer une dimension expérientielle, intime de la liberté, celle qui s’incarne dans un sujet, et non comme un pur concept.
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