La conscience de soi suppose-t-elle autrui ?

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Peut-on dire que "tout travaille à faire un h ... Peut-il y avoir une science de l'inconscient ... >>
Partager

La conscience de soi suppose-t-elle autrui ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : La conscience de soi suppose-t-elle autrui ?



Publié le : 6/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

La conscience de soi suppose-t-elle autrui ?
Zoom
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.

Quand on demande si la conscience de soi suppose autrui, il s'agit bien évidemment d'analyser le rôle (éventuel) d'autrui tant dans la formation de la conscience de soi, que dans le mouvement, la vie de cette conscience constituée.



A première vue, être conscience de soi, c'est éprouver un certain sentiment de son existence: je sais que je suis et je peux chercher à savoir ce que et ce qui je suis. Dès lors, la question de savoir si la conscience de soi suppose autrui ne semble pas se poser, puisque autrui paraît absence de ce mouvement de la conscience vers elle-même.
 Toutefois, autrui, comme moi, est d'être conscient de soi. Je suis conscient qu'il est une conscience de soi, et que cette conscience de soi, en retour, peut aussi me penser.
 Le problème posé par le sujet est celui de savoir quel est le rôle qu'autrui joue dans la formation et la vie de la conscience de soi.
 C'est pourquoi il est légitime de se demander si les consciences de soi sont aussi séparées qu'il semblait d'abord, et même si la conscience de  soi ne suppose pas celle de l'autre pour être ce qu'elle est. Comment faire face à l'écueil du solipsisme et surmonter la solitude radicale de la conscience ? Peut-on penser la conscience de soi sans la médiation d'autrui ?




Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : La conscience de soi suppose-t-elle autrui ? Corrigé de 4993 mots (soit 7 pages) directement accessible
» VOIR LE DETAIL

Le corrigé du sujet "La conscience de soi suppose-t-elle autrui ?" a obtenu la note de :

10 / 10

Corrigé consulté par :
  • zazou-224220 (Hors-ligne), le 14/12/2013 à 14H19.
  • teluxi-212835 (Hors-ligne), le 30/11/2013 à 30H09.
  • benzegoal72-195867 (Hors-ligne), le 16/01/2013 à 16H08.
  • fdb-175288 (Hors-ligne), le 13/11/2012 à 13H18.
  • renard78-184833 (Hors-ligne), le 10/11/2012 à 10H23.
  • Cacher les ressources gratuites

    Problématique

    (cf. texte). Sartre reconnaît toutef is qu'autrui est un « m o édiateur indispensable entre m et m êm ». Sans autrui, je serais subjectivité pure, libre spontanéité, mais m être et m liberté s'identifieraient au néant. Autrui me f it passer d'une « conscience non oi oi-m e on a a positionnelle de soi » à une conscience réflexive. Sans autrui, l'ignorerais des structures essentielles de mon être et ne pourrais me connaître. « Je suis un être pour-soi, qui n'est pour-soi que par un autre. » « I maginons que j'en sois venu, par jalousie, par intérêt, à coller mon oreille contre une porte, à regarder par le trou d'une serrure. Je suis seul [...] C ela signifie d'abord qu'il n'y a pas de moi pour habiter ma conscience. Rien donc, à quoi je puisse rapporter mes actes pour les qualifier. Ils ne sont nullement connus, mais je les suis et, de ce seul fait, ils portent en eux-mêmes leur totale justification. Je suis pure conscience des choses [...].

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    "Parmi les devoirs particuliers envers autrui, le premier est la véracité de la parole et de la conduite. Elle consiste dans la conformité entre ce qui est et dont on a conscience et ce que l'on dit et montre aux autres." Hegel, Propédeutique philosophique.

    Ajouté par webmaster

    Je ne puis pas me connaître -en autrui si autrui est d'abord objet pour moi et je ne peux pas non plus saisir autrui dans son être vrai, c'est-à-dire dans sa subjectivité., SARTRE, l'être et le Néant, p. 299.

    Ajouté par webmaster

    "Or, autrui serait devant moi un en-soi et cependant il existerait pour soi, il exigerait de moi pour être perçu une opération contradictoire, puisque je devrais à la fois le distinguer de moi-même, donc le situer dans le monde des objets; et le penser comme conscience, c'est à dire comme cette sorte d'être sans dehors et sans parties auquel je n'ai accès que parce qu'il est moi et parce que celui qui pense et celui qui est pensé se confondent en lui. Il n'y a donc pas de place pour autrui et pour une pluralité des conscience dans la pensée objective... mais, justement, nous avons appris à révoquer en doute la pensée objective." Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, p.402

    Ajouté par webmaster

    "Entre autrui et moi-même il y a un néant de séparation. Ce néant ne tire pas son origine de moi-même, ni d’autrui, ni d’une relation réciproque d’autrui et de moi-même; mais il est, au contraire, originellement le fondement de toute relation entre autrui et moi." Sartre, L’Être et le Néant.

    Ajouté par webmaster

    « La conscience suppose une séparation de moi d'avec moi. » (ALAIN, Histoire de mes pensées.)

    Ajouté par webmaster

    (...) la multiplicité des «autrui» ne saurait être une -collection mais une -totalité puisque chaque autrui trouve son être en l'autre; mais (...) cette Totalité est telle qu'il est par principe impossible de se placer «au point de vue du tout» (...) En outre cette totalité - comme celle du Pour-soi - est totalité détotalisée, car l'existence-pour-autrui étant refus radical d'autrui, aucune synthèse totalitaire et unificatrice des «autrui» n'est possible., SARTRE, l'être et le Néant, p. 309 (1943).

    Ajouté par webmaster

    Autrui, le temps et l'histoire font éclater le champ transcendantal, parce qu'ils sont constitutifs de l'être de l'Ego lui-même et du mouvement qui le porte à la conscience de soi., J.-T. DESANTI, Phénoménologie et Praxis, p. 133.

    Ajouté par webmaster

    « Autrui comme autrui se révèle dans le "Tu ne commettras pas de meurtre" inscrit sur son visage. » Levinas, Totalité et Infini, 1961.

    Ajouté par webmaster

    « La conscience est conscience de part en part. Elle ne saurait donc être limitée que par elle-même.,» Sartre, L'Être et le Néant, 1943.

    Ajouté par webmaster

    Quelle est la couleur de la tomate ?

    Avertissement de respect de copyright. Respect des règles orthographique (pas de langage SMS).



    Ressource précédenteRessource suivante

    La conscience de soi suppose-t-elle autrui ?

     Maths
     Philosophie
     Littérature
     QCM de culture générale
     Histoire
     Géographie
     Droit
    Podcast philo