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La conscience de devoir mourir peut-elle susciter chez l'homme d'autres sentiments que la peur ?

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Sujet : La conscience de devoir mourir peut-elle susciter chez l'homme d'autres sentiments que la peur ?

Aperçu du corrigé : La conscience de devoir mourir peut-elle susciter chez l'homme d'autres sentiments que la peur ?



Publié le : 3/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

La conscience de devoir mourir peut-elle susciter chez l'homme d'autres sentiments que la peur ?
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La conscience de devoir mourir peut-elle susciter chez l'homme d'autres sentiments que la peur ?



  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • devoir : 1) Obligation morale, opposée à obligation juridique; le devoir est une obligation interne au sujet, l'obligation juridique une obligation externe (une contrainte). 2) Le problème sous-jacent consistant à trouver le fondement de cette obligation, Kant fera du devoir un absolu: "Le devoir est la nécessité d'accomplir l'action par pur respect pour la loi." 3) Un devoir: tout ce qui correspond à une obligation morale.
  • mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • sentiment : État affectif stable et durable lié à des représentations ou des émotions
  • peur : Sentiment de crainte éprouvé en présence ou à la pensée d'un danger, réel ou supposé, d'une menace (souvent dans avoir, faire peur) ; cette émotion éprouvée dans certaines situations : Trembler de peur. Appréhension, crainte devant un danger, qui pousse à fuir ou à éviter cette situation : La peur du ridicule. Crainte que quelque chose, considéré comme dangereux, pénible ou regrettable, se produise (surtout dans avoir peur) : Les médecins ont peur qu'il s'agisse d'une pneumonie.

Nous autres humains sommes les seuls à savoir que nous allons mourir. C'est là notre privilège et notre plus grand malheur : contrairement aux animaux, nous sommes dotés d’une conscience réflexive qui nous permet d’affronter notre propre destinée. Pourtant, la mort est également ce dont on ne peut faire l’expérience : par définition, nous ne savons que nous allons mourir qu’aussi longtemps que nous ne sommes pas morts. Notre seul rapport à la mort peut donc être un rapport de prévision et d’anticipation. La conscience de mourir n'est rien d’autre que la conscience de notre contingence et de notre possible disparition. Dans ce cas, quels sentiments peuvent provoquer en nous cette idée ? Est-on nécessairement saisi de peur ? Ne peut-on pas envisager aussi que la mort se présente comme une délivrance aux yeux de celui qui est malade ? Est-il illusoire de penser que la conscience de mourir puisse au contraire nous donner envie de vivre ?



Après Épicure, Lucrèce remarquera qu'il existe un « miroir » où nous pouvons contempler le néant qui suit la mort : c'est le néant qui précède la naissance. Reprenant cette idée, dans les « suppléments » au Monde, Schopenhauer fera remarquer à son tour que nous ne gardons aucun souvenir pénible du néant infini de notre vie prénatale. Vladimir Jankélévitch définit la vie : « une promenade entre deux néants ».Pourtant, il semble abusif de placer sur le même plan ces deux néants ; entre eux, une différence capitale : l'homme a vécu. Le « ne plus » n'est pas du tout identique au ne pas encore ». La symétrie des deux néants était une illusion, parce que la vie humaine est tout entière orientée dans le temps, justement vers le futur. Vivre, c'est réaliser peu à peu des projets, actualiser des possibles, c'est construire ; la vie se trouve donc constamment « tendue » vers l'avenir, promesse de toute richesse, possibilité de perfectionnement. Mais voilà qu'à l'horizon de cet avenir se profile la mort inéluctable, le mur, l'obstacle imbécile qui anéantira tout ce que la vie a construit. La vie est donc par essence mouvement, mais quel étrange mouvement ! un mouvement qui ne va nulle part, une création progressive condamnée à la destruction. Plus je vis, plus je suis (à la naissance.


  • I) La conscience de mourir peut susciter d'autres sentiments que la peur.

a) Ne pas pouvoir mourir serait la pire des damnations.
b) La mort est une renaissance.
c) La mort peut être joyeuse.

  • II) La conscience de mourir ne peut pas susciter d'autres sentiments que la peur.

a) La peur naît de l'inconnu.
b) Nul n'a fait l'expérience de la mort.
c) La mort est pure violence.

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Corrigé consulté par :
  • Moi3760 (Hors-ligne), le 12/09/2008 à 12H23.
  • La conscience de devoir mourir peut-elle susciter chez l'homme d'autres sentiments que la peur ?

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