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La conscience ne s'exerce-t-elle que dans la négation ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : La conscience ne s'exerce-t-elle que dans la négation ?



Publié le : 5/2/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

La conscience ne s'exerce-t-elle que dans la négation ?
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La conscience ne s'exerce-t-elle que dans la négation ?




Trop souvent la raison nous trompe, nous n'avons que trop acquis le droit de la récuser ; mais la conscience ne trompe jamais ; elle est le vrai guide de l'homme, elle est à l'âme ce que l'instinct est au corps ; qui la suit, obéit à la nature, et ne craint point de s'égarer. » ROUSSEAU, Emile ou de l'éducation, IV.   Transition : l'exercice de la conscience met en lumière une opposition entre l'homme et sa conscience. Il semblerait qu'il y ait une dualité en l'homme, à la fois il est porté à écouter sa conscience et agir conformément à elle et il est également poussé à suivre ses passions qui entrent en contradiction avec sa conscience. Doit-on en conclure une scission à l'intérieur de l'individu ou bien faut-il examiner un autre sens de la conscience pour résoudre cette dualité ?   Deuxième partie : La conscience comme mémoire est la condition de l'unité du moi. 2.1 La conscience permet la liaison entre le passé et l'avenir et nous permet de ne pas être dissout dans le changement. Elle est donc distincte d'une force destructrice ou négatrice.   « La conscience signifie d'abord mémoire.


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Le corrigé du sujet "La conscience ne s'exerce-t-elle que dans la négation ? " a obtenu la note de : aucune note

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  • marius51231 (Hors-ligne), le 31/12/2009 é 31H14.
  • Charles49081 (Hors-ligne), le 10/12/2009 é 10H18.
  • Florian15546 (Hors-ligne), le 14/12/2008 é 14H13.
  • Emmanuel9082 (Hors-ligne), le 16/11/2008 é 16H01.
  • Camille5904 (Hors-ligne), le 06/10/2008 é 06H16.
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    Problématique

    Plan détaillé

    Première partie : Le rapport de l'homme à sa conscience est le plus souvent un rapport d'opposition.

    1.1  La conscience est ressentie comme une menace.

    « Tout homme a une conscience et se trouve observé, menacé, de manière générale tenu en respect (respect lié à la crainte) par un juge intérieur et cette puissance qui veille en lui sur les lois n'est pas quelque chose de forgé (arbitrairement) par lui-même, mais elle est inhérente à son être. Elle le suit comme son ombre quand il pense lui échapper. Il peut sans doute par des plaisirs ou des distractions s'étourdir ou s'endormir, mais il ne saurait éviter parfois de revenir à soi ou de se réveiller, dès lors qu'il en perçoit la voix terrible. Il est bien possible à l'homme de tomber dans la plus extrême abjection où il ne se soucie plus de cette voix, mais il ne peut jamais éviter de l'entendre. » KANT, Doctrine de la Vertu.

    1.1  La conscience s'oppose aux passions.

    « La conscience et la voix de l'âme, les passions sont la voix du corps. Est-il étonnant que souvent ces deux langages se contredisent ? Et alors lequel faut-il écouter ? Trop souvent la raison nous trompe, nous n'avons que trop acquis le droit de la récuser ; mais la conscience ne trompe jamais ; elle est le vrai guide de l'homme, elle est à l'âme ce que l'instinct est au corps ; qui la suit, obéit à la nature, et ne craint point de s'égarer. » ROUSSEAU, Emile ou de l'éducation, IV.

    Transition : l'exercice de la conscience met en lumière une opposition entre l'homme et sa conscience. Il semblerait qu'il y ait une dualité en l'homme, à la fois il est porté à écouter sa conscience et agir conformément à elle et il est également poussé à suivre ses passions qui entrent en contradiction avec sa conscience. Doit-on en conclure une scission à l'intérieur de l'individu ou bien faut-il examiner un autre sens de la conscience pour résoudre cette dualité ?

    Deuxième partie : La conscience comme mémoire est la condition de l'unité du moi.

    2.1 La conscience permet la liaison entre le passé et l'avenir et nous permet de ne pas être dissout dans le changement. Elle est donc distincte d'une force destructrice ou négatrice.

    « La conscience signifie d'abord mémoire. La mémoire peut manquer d'ampleur; elle peut n'embrasser qu'une faible partie du passé; elle peut ne retenir que ce qui vient d'arriver; mais la mémoire est là, ou bien alors la conscience n'y est pas. Une conscience qui ne conserverait rien de son passé, qui s'oublierait sans cesse elle-même, périrait et renaîtrait à chaque instant : comment définir autrement l'inconscience ? Quand Leibniz disait de la matière que c'est " un esprit instantané ", ne la déclarait-il pas, bon gré, mal gré, insensible ? Toute conscience est donc mémoire - conservation et accumulation du passé dans le présent. Mais toute conscience est anticipation de l'avenir. Considérez la direction de votre esprit à n'importe quel moment : vous trouverez qu'il s'occupe de ce qui est, mais en vue surtout de ce qui va être. L'attention est une attente, et il n'y a pas de conscience sans une certaine attention à la vie. L'avenir est là ; il nous appelle, ou plutôt il nous tire à lui : cette traction ininterrompue, qui nous fait avancer sur la route du temps, est cause aussi que nous agissons continuellement. Toute action est un empiétement sur l'avenir. Retenir ce qui n'est déjà plus, anticiper sur ce qui n'est pas encore, voilà donc la première fonction de la conscience. Il n'y aurait pas pour elle de présent, si le présent se réduisait à l'instant mathématique. Cet instant n'est que la limite, purement théorique, qui sépare le passé de l'avenir ; il peut à la rigueur être conçu, il n'est jamais perçu ; quand nous croyons le surprendre, il est déjà loin de nous. Ce que nous percevons en fait, c'est une certaine épaisseur de durée qui se compose de deux parties : notre passé immédiat et notre avenir imminent. Sur ce passé nous sommes appuyés, sur cet avenir nous sommes penchés ; s'appuyer et se pencher ainsi est le propre d'un être conscient. Disons donc, si vous voulez, que la conscience est un trait d'union entre ce qui a été et ce qui sera, un pont jeté entre le passé et l'avenir. » BERGSON, L'énergie spirituelle.

    2.2 La conscience permet l'unité du Je et différencie l'homme des animaux ou des choses. Elle ne s'exprime donc pas uniquement dans la négation mais permet l'affirmation de soi.

    « Le fait que l'homme puisse avoir le Je dans sa représentation, l'élève infiniment au-dessus de tous les autres êtres vivant sur la terre. Par là, il est une personne et, grâce à l'unité de la conscience dans tous les changements qui peuvent lui arriver, il est une seule et même personne, c'est-à-dire un être entièrement différent, par le rang et la dignité, de choses telles que les animaux sans raison, dont on peut disposer à sa guise; et ceci, même lorsqu'il ne peut pas encore dire le Je, car il l'a cependant dans sa pensée. » KANT, Anthropologie du point de vue pragmatique.

    Transition : La conscience ne s'exerce pas uniquement dans la négation, elle est aussi ce qui garantit l'unité de l'individu, en elle peut donc résider une affirmation du soi. Mais ne faut-il pas conserver la différence entre l'homme et sa conscience ?

    Troisième partie : La négation, entendue comme différence, doit être sauvegardée entre l'homme et sa conscience.

    3.1 L'impartialité de la conscience est rendue possible par la différence.

    « Cette disposition intellectuelle originaire et (puisqu'elle est la représentation du devoir) morale, qu'on appelle conscience, a en elle-même ceci de particulier, que bien que l'homme n'y ait affaire qu'à lui-même, il se voit cependant contraint par sa raison d'agir comme sur l'ordre d'une autre personne. Car le débat dont il est ici question est celui d'une cause judiciaire devant un tribunal. Concevoir  celui qui est accusé par sa conscience comme ne faisant qu'une seule et même personne avec le juge, est une manière absurde de se représenter le tribunal ; car s'il en était ainsi l'accusateur perdrait toujours.- C'est pourquoi pour ne pas être en contradiction avec elle-même la conscience humaine en tous ses devoirs doit concevoir un autre (comme l'homme en général) qu'elle-même comme juge de ses actions. Cet autre peut être maintenant une personne réelle ou seulement une personne idéale que la raison se donne à elle-même. » KANT, Doctrine de la Vertu.

    3.2 Le conflit entre nos maximes et ce que nous dicte notre conscience est l'expression de la différence entre la conscience et le soi.

    « Il est donc au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d'autrui comme bonnes ou mauvaises, et c'est à ce principe que je donne le nom de conscience. » ROUSSEAU, Émile ou de l'éducation.

    CONCLUSION

    Même si la négation est l'une des expressions de la conscience elle n'en est pas la seule. La conscience est aussi ce qui permet au soi de s'affirmer et de rester identique à lui-même. Comprendre la relation de l'homme à sa conscience comme étant un rapport d'opposition pose le problème de la possibilité d'un accord entre les deux. Il vaut mieux alors repenser la négation et la comprendre comme différence. L'impartialité de la conscience, le fait que ce qu'elle juge juste ou injuste ne soit pas relatif à un individu, est rendue possible par cette différence. En tant qu'auteur de mes actions je ne peux les juger que de manière partiale. Pour que la conscience puisse être appelée tribunal intérieur il faut qu'elle soit différenciée de l'auteur des actions qu'elle juge. La différence entre l'homme et sa conscience n'exclut pas un accord possible entre eux.

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