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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
Extrait du corrigé : Ce n'est plus un sentiment contingent de liberté, c'est un sentiment moral qui est fondé nécessairement par l'existence de la liberté. -Le raisonnement de Kant reposait sur l'universalité du sentiment moral, lequel s'élevait au-dessus de toute contingence empirique. Dans Le ça et le moi, Freud met à mal cette conception, en ramenant le sentiment moral à une intériorisation des normes sociales par le Moi, sous l'autorité de l'instance du Surmoi. Dès lors, le sentiment moral n'est pas susceptible de faire connaître sa liberté à l'homme. La connaissance rationnelle non plus : ce que l'homme découvre avec Freud, c'est la détermination de sa conscience par des pulsions inconscientes. Mais Freud va plus loin que Spinoza : là où Spinoza pensait que connaître l'indétermination supprimait l'illusion de liberté, Freud nous prévient que cette connaissance rationnelle n'empêchera pas la production illusoire d'un sentiment de liberté. III Prendre conscience de sa détermination : un facteur de libération ? Nietzsche et Bourdieu -Nous sommes parvenus à une vraie impasse chez Freud : la conscience ne peut connaître sa liberté, ni ressentir sa détermination ; elle ne peut que connaître son absence de liberté et ressentir tout de même cette liberté. Mais cette impasse est due à une conception spécifique de la liberté comme libération de tout déterminisme causal. Nietzsche ne la conçoit pas ainsi : pour lui, la liberté consiste à vouloir la nécessité de ce qui m'arrive (Le gai savoir).
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Le corrigé du sujet " la conscience me fait-elle connaitre que je suis libre? " a obtenu la note de : aucune note
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Le fait est que notre conscience, telle qu'elle se manifeste naturellement, nous donne régulièrement une sensation de liberté. Nous avons le sentiment de penser et de faire ce que nous voulons librement. Si cet état de fait ne peut être contesté, on peut se demander si un tel sentiment, qui n'est pas de l'ordre de la raison, saurait fonder une connaissance de notre liberté. Et si non, s'il n'est pas possible que la conscience nous fasse connaître autre chose que notre liberté. Il faudra donc répondre aux questions suivantes : qu'est-ce qu'être libre pour un être humain ? Sur la base de la réponse à cette question, nous en examinerons simulanément une seconde : de quelle connaissance de cet état de liberté ou non est susceptible la conscience ?
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