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Sujet : La conscience morale n'est-elle que le fruit de l'éducation ?

Définitions des termes :
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • morale : Ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.
  • éducation : 1. Processus consistant en ce qu'une ou plusieurs fonctions se développent graduellement par l'exercice et se perfectionnent. 2. Suite des opérations par lesquelles des adultes développent les qualités de l'enfant ( apprentissage, enseignement ; l'éducation a un caractère global). 3. Résultat de 1 ou de 2.

Extrait du corrigé : Analyse du sujet et problématique: La capacité de porter des jugements éthiques (sur le bien ou sur le mal) représente-t-elle seulement le fruit du développement des facultés et qualités acquises sous l'impulsion des adultes et de la société ou bien renvoie-t-elle à d'autres sources ? Le problème que soulève le sujet est ainsi celui du caractère inné ou acquis des notions de bien ou de mal.Le sujet, par son intitulé, vous appelle, sans ambiguïté, à dépasser le rôle de l'éducation dans la formation de la conscience morale. Souvenez-vous de Rousseau qui y voit une sorte d'instinct divin, de Nietzsche, pour qui elle reflète un mode d'une hiérarchie d'instincts, etc. Un plan dialectique semble le plus approprié à ce sujet.   [Ce sont la famille et la société qui forment notre conscience morale. L'enfant n'est rien qu'un être en devenir. Il ne vient pas au monde avec des valeurs de bien ou de mal. Il ne sera que le résultat d'influences psychologiques et sociologiques qui pèseront sur lui.] Conscience psychologique et conscience morale.

	La conscience morale n'est-elle que le fruit de l'éducation  	?

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Définitions

  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • morale : Ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.
  • éducation : 1. Processus consistant en ce qu'une ou plusieurs fonctions se développent graduellement par l'exercice et se perfectionnent. 2. Suite des opérations par lesquelles des adultes développent les qualités de l'enfant ( apprentissage, enseignement ; l'éducation a un caractère global). 3. Résultat de 1 ou de 2.

Problématique

La capacité de porter des jugements éthiques (sur le bien ou sur le mal) représente-t-elle seulement le fruit du développement des facultés et qualités acquises sous l'impulsion des adultes et de la société ou bien renvoie-t-elle à d'autres sources ? Le problème que soulève le sujet est ainsi celui du caractère inné ou acquis des notions de bien ou de mal.

Le sujet, par son intitulé, vous appelle, sans ambiguïté, à dépasser le rôle de l'éducation dans la formation de la conscience morale. Souvenez-vous de Rousseau qui y voit une sorte d'instinct divin, de Nietzsche, pour qui elle reflète un mode d'une hiérarchie d'instincts, etc. Un plan dialectique semble le plus approprié à ce sujet.

 

Textes / Ouvrages de référence

« Il est curieux que les hommes qui savent si mal vivre dans l'isolement, se sentent cependant lourdement opprimés par les sacrifices que la civilisation attend d'eux afin de leur rendre possible la vie en commun. La civilisation doit ainsi être défendue contre l'individu, et son organisation, ses institutions et ses lois se mettent au service de cette tâche. (...)
Les désirs instinctifs qui ont à pâtir de par ces sacrifices renaissent avec chaque enfant, et il est toute une catégorie d'êtres humains, les névropathes, qui réagissent déjà à ces privations en devenant asociaux. (...)
Il est conforme à notre évolution que la contrainte externe soit peu à peu intériorisée : une instance psychique particulière, le sur moi, la prend à sa charge. Chacun de nos enfants est à son tour le théâtre de cette transformation; ce n'est que grâce à elle qu'il devient un être moral et social. Ce renforcement du surmoi est un patrimoine psychologique de haute valeur pour la culture. Ceux chez qui il a eu lieu deviennent, de ses ennemis, ses supports. (...)» FREUD



"Conscience ! conscience ! instinct divin, immortelle et céleste voix ; guide assuré d'un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l'homme semblable à Dieu, c'est toi qui fais l'excellence de sa nature et la moralité de ses actions ; sans toi je ne sens rien en moi qui m'élève au-dessus des bêtes, que le triste privilège de m'égarer d'erreurs en erreurs à l'aide d'un entendement sans règle et d'une raison sans principe.
Grâce au ciel, nous voilà délivrés de tout cet effrayant appareil de philosophie : nous pouvons être hommes sans être savants ; dispensés de consumer notre vie à l'étude de la morale, nous avons à moindres frais un guide plus assuré dans ce dédale immense des opinions humaines. Mais ce n'est pas assez que ce guide existe, il faut savoir le reconnaître et le suivre. S'il parle à tous les coeurs, pourquoi donc y en a-t-il si peu qui l'entendent ? Eh ! c'est qu'il parle la langue de la nature que tout nous a fait oublier. La conscience est timide, elle aime la retraite et la paix ; le monde et le bruit l'épouvantent ; les préjugés dont on l'a fait naître sont ses plus cruels ennemis [...], le fanatisme ose la contrefaire et dicter le crime en son nom." ROUSSEAU



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