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La conscience morale est-elle en nous la voix de la nature ou de la culture ?

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Sujet : La conscience morale est-elle en nous la voix de la nature ou de la culture ?

Aperçu du corrigé : La conscience morale est-elle en nous la voix de la nature ou de la culture ?



Publié le : 9/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

La conscience morale est-elle en nous la voix de la nature ou de la culture ?
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  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • morale : Ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
  • culture : En anthropologie, la culture désigne l'ensemble des croyances, connaissances, rites et comportements d'une société donnée. Certains réservent le terme de culture aux productions non matérielles d'une société, préférant parler de civilisation à propos des productions matérielles.

Qu'est-ce qui s'exprime en nous à travers la conscience morale ? Il y a des choses ou des actions que nous sentons comme bonnes, d'autres comme mauvaises. Est-ce la nature qui parle en nous, un sens inné du bien et du mal, ou ce sentiment est-il au contraire le fruit d'un conditionnement social ? À quoi obéit-on en se soumettant à la loi morale ? Que transgresse-t-on en allant contre sa propre conscience ?



Une recherche plus approfondie permet le plus souvent de découvrir le Complexe d'Oedipe sous une forme plus complète, sous une forme double, à la fois positive et négative, en rapport avec la bisexualité originelle de l'enfant : nous voulons dire par-là que le petit garçon n'observe pas seulement une attitude ambivalente à l'égard du père et une tendresse libidinale à l'égard de la mère, mais qu'il se comporte en même temps comme une petite fille, en observant une attitude toute de tendresse féminine à l'égard du père et une attitude correspondante d'hostilité à l'égard de la mère. [...] Il se peut que l'ambivalence constatée dans les rapports avec les parents s'explique, d'une façon générale, par la bisexualité, au lieu de provenir, ainsi que je l'avais supposé précédemment, de l'identification à la suite de l'attitude de rivalité . » Freud, « Essais de psychanalyse ». 2/ L'enfant en vient à intérioriser ces interdits pour attirer puis conserver l'amour et l'approbation de ses parents, et plus tard l'approbation et la considération sociales.• Freud appelle surmoi l'instance psychique qui résulte, chez tout individu, de l'intériorisation des interdits.3/ Ce qui nous incite à conformer nos conduites aux exigences du surmoi, c'est le souci de garder ou d'acquérir de la valeur à nos propres yeux et à ceux de la société, le souci de pouvoir s'estimer. Pour obtenir la suite et la fin de ce devoir CITATIONS: « La conscience morale n'est pas quelque chose que l'on soit susceptible d'acquérir, et il n'y a pas de devoir ordonnant de se procurer cette conscience; mais tout homme, en tant qu'être moral, possède en lui, originairement, une telle conscience. » Kant, Doctrine de la vertu, 1797. « Fouille en dedans.
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  • lnki94 (Hors-ligne), le 28/09/2010 à 28H17.
  • Benoit68940 (Hors-ligne), le 24/05/2010 à 24H13.
  • Sylvain38265 (Hors-ligne), le 16/04/2010 à 16H15.
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    Textes / Ouvrages de référence

    "Conscience ! conscience ! instinct divin, immortelle et céleste voix ; guide assuré d'un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l'homme semblable à Dieu, c'est toi qui fais l'excellence de sa nature et la moralité de ses actions ; sans toi je ne sens rien en moi qui m'élève au-dessus des bêtes, que le triste privilège de m'égarer d'erreurs en erreurs à l'aide d'un entendement sans règle et d'une raison sans principe.
    Grâce au ciel, nous voilà délivrés de tout cet effrayant appareil de philosophie : nous pouvons être hommes sans être savants ; dispensés de consumer notre vie à l'étude de la morale, nous avons à moindres frais un guide plus assuré dans ce dédale immense des opinions humaines. Mais ce n'est pas assez que ce guide existe, il faut savoir le reconnaître et le suivre. S'il parle à tous les coeurs, pourquoi donc y en a-t-il si peu qui l'entendent ? Eh ! c'est qu'il parle la langue de la nature que tout nous a fait oublier. La conscience est timide, elle aime la retraite et la paix ; le monde et le bruit l'épouvantent ; les préjugés dont on l'a fait naître sont ses plus cruels ennemis [...], le fanatisme ose la contrefaire et dicter le crime en son nom." ROUSSEAU

    Citations

    • « La conscience morale n'est pas quelque chose que l'on soit susceptible d'acquérir, et il n'y a pas de devoir ordonnant de se procurer cette conscience; mais tout homme, en tant qu'être moral, possède en lui, originairement, une telle conscience. » Kant, Doctrine de la vertu, 1797.
    • « Fouille en dedans. C'est en dedans qu'est la source du bien et elle peut jaillir sans cesse, si tu fouilles toujours. » Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même, IIe s. apr. J.-C.
    • « La conscience morale est la raison pratique représentant à l'être humain son devoir dans chaque cas où intervient une loi, que ce soit pour l'acquitter ou pour le condamner. » Kant, Doctrine de la vertu, 1797.
    • « Il est [...] au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu, sur lequel, malgré nos propres maximes, nous jugeons nos actions et celles d'autrui comme bonnes ou mauvaises, et c'est à ce principe que je donne le nom de conscience. » Rousseau, Émile ou De l'éducation, 1762.
    • « Conscience ! conscience ! instinct divin, immortelle et céleste voix; guide assuré d'un être ignorant et borné, mais intelligent et libre; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l'homme semblable à Dieu, c'est toi qui fais l'excellence de sa nature et la moralité de ses actions. » Rousseau, Émile ou De l'éducation, 1762.
    • « Si tu écoutes tel ou tel jugement, comme la voix de ta conscience, en sorte que tu considères quelque chose comme juste, c'est peut-être parce que tu n'as jamais réfléchi sur toi-même et que tu as accepté aveuglément ce qui, depuis ton enfance, t'a été désigné comme juste. » Nietzsche, Le Gai Savoir, 1883.
    • « Au cours de mes années de bagne, je n'ai pas constaté chez mes camarades le moindre regret, le moindre malaise de conscience [...]. Le criminel, insurgé contre la société, la hait; il considère presque toujours qu'il a raison et qu'elle a tort. » Dostoïevski, Souvenirs de la maison des morts, 1862.


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