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Extrait du corrigé :AUTRUI (lat. alter huic, cet autre-ci, présent)
Autrui n'est pas simplement celui qui est autre que moi mais l'autre comme autre moi (alter ego) et corrélatif du moi.
Gén. On distingue :
Conscience première ou spontanée : impression immédiate (plus ou moins claire) qu'a l'esprit de ses états.
Conscience seconde ou réfléchie : capacité proprement humaine de faire retour sur cette première impression. La conscience réfléchie permet l'analyse et le jugement . Par elle, l'homme se constitue comme sujet distinct de ses états psychologiques. La conscience, par cette possibilité de se réfléchir, est donc toujours conscience de soi en même temps que conscience de quelque
Mor. La conscience morale est la conscience du Bien et du Mal ; capacité de porter des jugements normatifs (de comparer ce qui est et ce qui doit être). La conscience me dicte mes devoirs et me fait éprouver remords ou satisfaction quant à mes actes passés. « La conscience est la raison pratique représentant à l'homme son devoir. » (Kant)SENTIMENT (lat. sentire, sentir)
Gén. Soit action de sentir, soit ce qui est senti.
Phi. État affectif, le sentiment par opp. à la connaissance est source d'émotions. Ainsi Malebranche établit avec netteté la différence qui existe « entre la lumière de nos idées et l'obscurité de nos sentiments », et donne à cette distinction sa couleur philosophique. Par son immédiateté, le sentiment s'oppose au raisonnement. S'il peut alors être conçu paradoxalement comme une forme de connaissance, ce sera pour désigner un savoir donné sans médiation, sans analyse ni justification autre que cette impression même dont le caractère vague n'implique pas nécessairement la faiblesse de notre conviction. Ainsi, pour Pascal, le coeur sent ce que la raison est impuissante à prouver. C'est pourquoi Hegel définira le sentiment comme l'élément même du religieux.
Mor. Inclination altruiste, préréflexive et spontanée, par opp. à l'égoïsme qui procède d'un calcul de la raison. On appelle morale du sentiment des doctrines comme celle de Rousseau ou d'Adam Smith qui considèrent que les distinctions morales du bien et du mal ne sont pas connues par la raison, ou acquises par réflexion, mais dérivent des sentiments immédiats de plaisir ou de douleur communs à tous les êtres vivants.
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vivre toute sentiments science qu'à d'autres pouvons-nous chez mort opinions mourir susciter autrement peur ayant partir démocratie autrui objectivité connaître heureux conscience meilleur qu'on admettre renoncer régimes devoir recevables l'homme nous-mêmes tout penser
Nous autres humains sommes les seuls à savoir que nous allons mourir. C'est là notre privilège et notre plus grand malheur : contrairement aux animaux, nous sommes dotés d’une conscience réflexive qui nous permet d’affronter notre propre destinée. Pourtant, la mort est également ce dont on ne peut faire l’expérience : par définition, nous ne savons que nous allons mourir qu’aussi longtemps que nous ne sommes pas morts. Notre seul rapport à la mort peut donc être un rapport de prévision et d’anticipation. La conscience de mourir n'est rien d’autre que la conscience de notre contingence et de notre possible disparition. Dans ce cas, quels sentiments peuvent provoquer en nous cette idée ? Est-on nécessairement saisi de peur ? Ne peut-on pas envisager aussi que la mort se présente comme une délivrance aux yeux de celui qui est malade ? Est-il illusoire de penser que la conscience de mourir puisse au contraire nous donner envie de vivre ?
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