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La conscience est-elle ce qui fait le sujet ?

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Sujet : La conscience est-elle ce qui fait le sujet ?

Aperçu du corrigé : La conscience est-elle ce qui fait le sujet ?



Publié le : 23/9/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

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La conscience est-elle ce qui fait le sujet ?



  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • sujet : L'esprit qui connaît par opposition à l'objet connu. Egalement, en politique, l'individu soumis à l'autorité politique du souverain.

Définir la conscience pose un certain nombre de problèmes. On désigne couramment par ce terme la connaissance qu'a l'homme de ses sentiments, de ses actes et de ses pensées. Le terme peut s'entendre dès lors de deux façons. On parlera en effet de conscience "spontanée” pour désigner la simple présence de l'homme à lui-même alors qu'il pense, agit, sent...Et on parlera de conscience refléchie pour désigner cette capacité qui est la nôtre de faire retour sur nos pensées, actes et sensations, de nous les représenter et de les analyser, voire de les juger (la conscience prend dans ce cas un sens moral).

Cependant, ces définitions posent problème. Tout d'abord, ce rapport de transparence de soi à soi est loin d'être évident (problème de la mémoire, de l'inconscient). Il est de plus loin d'être équivalent à une connaissance puisque la réflexivité de la conscience n'est pas une position objective par rapport à ce qu'elle vise. La notion de conscience comme source d'accès à la connaissance a ainsi pu être critiquée, ainsi que l'idée selon laquelle la conscience serait le fondement de notre identité. Il est également problématique de donner une définition de la conscience dans la mesure où cette dernière semble une donnée indépassable de mes représentations et semble dès lors être présupposée la définition que j'en donne.

 



Je suis tout seul. C'est donc l'être en moi, le fait que j'existe, mon exister qui constitue l'élément absolument intransitif, quelque chose sans intentionnalité, sans rapport. On peut tout échanger entre êtres sauf l'exister. Dans ce sens, être, c'est s'isoler par l'exister. Je suis monade en tant que je suis. C'est par l'exister que je suis sans portes ni fenêtres, et non pas un contenu quelconque qui serait en moi incommunicable. S'il est incommunicable, c'est qu'il est enraciné dans mon être qui est ce qu'il y a de plus privé en moi. De sorte que tout élargissement de ma connaissance, de mes moyens de m'exprimer demeure sans effet sur ma relation avec l'exister, relation intérieure par excellence. La mentalité primitive [...] a paru ébranler l'assise de nos concepts parce qu'elle avait l'air d'apporter l'idée d'une existence transitive.
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