La conscience de soi est-elle une connaissance?

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La conscience de soi est-elle une connaissance?

Philosophie

Aperçu du corrigé : La conscience de soi est-elle une connaissance?



Publié le : 12/4/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	La conscience de soi est-elle une connaissance?
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  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.

Analyse du sujet :

·                     Le sujet met en oeuvre trois notions : conscience / connaissance / soi. Il faut traiter ces trois termes en même temps pendant la dissertation en ce posant la question de leurs rapports.

·                     La question est tout d'abord celle de l'identité ou de la différence entre deux relations (la conscience et la connaissance) à un (supposé) même objet (le soi).

·                     Il y a donc déjà deux questions : s'agit-il du même "soi" selon qu'on en a conscience ou connaissance (ce qui conduit à s'interroger sur la nature de la conscience et de la connaissance tout autant que sur la nature du "soi") ? Si oui, alors quelle différence reste-t-il entre la conscience et la connaissance de cet objet ? Si non, qu'est-ce qui est respectivement l'objet de la conscience et de la connaissance : il s'agira alors d'interroger les différents sens du "soi" (le Moi, le sentiment du moi, mon corps...) ?

·                     Si l'on s'interroge sur la notion de conscience on remarque qu'on peut également la déterminer comme une chose / objet et pas comme un rapport : on peut dire "je suis une conscience", mais pour la connaissance seulement "j'ai une connaissance" : dans ce dernier cas, la connaissance désigne un rapport entre "moi" et une "chose" (cf. le chap. sur la vérité). Mais le moi, ce peut être alors le "soi" ou encore la "conscience".

·                     On remarque également dans la formulation du sujet la différence entre "la" conscience et "une" connaissance. Cela suppose qu'il n'y aurait qu'une conscience de soi, alors qu'il serait possible d'avoir plusieurs connaissances de soi : il faudra donc s'interroger sur la possibilité ou non d'avoir plusieurs consciences de soi et ce que cela peut vouloir dire d'avoir plusieurs connaissances de soi.

·                     Si l'on s'interroge sur la notion de "soi" on remarque : que le soi est bien souvent déterminé comme "ma" conscience ce qui revient à la formulation suivante du sujet : "la conscience de ma conscience est-elle une connaissance de ma conscience ?".

·                     Mais alors le sujet se redouble : si le soi est "ma" conscience, et si "moi", c'est la conscience que j'ai de moi, alors le soi est la conscience de ma consicence, laquelle, en tant que mienne, est encore conscience d'une conscience et ceci à l'infini. Ce qu'on doit retenir ici, c'est que le soi paraît être une conscience infinie qui se redouble, à la différence d'autres objets (chap. sur la conscience).

·                     Mais on peut aussi le déterminer comme étant par exemple mon corps (cf. le chap. la matière et l'esprit) : la question devient alors : "la conscience de mon corps est-elle une connaissance de mon corps ?" (et là, on voit que la réponse peut paraître négative ici : je peux avoir conscience que mon corps est malade lorsque je souffre mais je ne connais pas pour autant par exemple l'état de mes cellules).

 

Problématisation :

 

Il s'agit de partir de la question (qui suppose une réponse en oui ou non) et de montrer pourquoi on ne peut pas répondre simplement à la question. Si je réponds "oui", alors comment se fait-il que je ne connaisse pas mon corps ? Est-ce parce que ce n'est pas "soi" ? Si je réponds "non" : on voit bien que la conscience de soi permet de savoir que le "soi" est une conscience. Or, le fait de savoir que je suis une conscience, pourquoi cela serait-il différente de connaître que je suis une conscience ?

Le problème est donc le suivant : il faut admettre une grande affinité entre la conscience de soi et la connaissance de soi dans la mesure où il n'y a pas de connaissance sans conscience et que la conscience de soi étant certaine, est ainsi rapprochée de la connaissance. Mais le soi n'est pas un objet comme un autre, et dès lors vient troubler la conception traditionnelle que l'on a de la connaissance (la connaissance doit porter une un objet nécessaire et général, pour être elle-même certaine et universelle). Se pose donc alors la question de savoir si la conscience de soi est identique à la connaissance de soi.

 



la matière et l'esprit) : la question devient alors : "la conscience de mon corps est-elle une connaissance de mon corps ?" (et là, on voit que la réponse peut paraître négative ici : je peux avoir conscience que mon corps est malade lorsque je souffre mais je ne connais pas pour autant par exemple l'état de mes cellules).   Problématisation :   Il s'agit de partir de la question (qui suppose une réponse en oui ou non) et de montrer pourquoi on ne peut pas répondre simplement à la question. Si je réponds "oui", alors comment se fait-il que je ne connaisse pas mon corps ? Est-ce parce que ce n'est pas "soi" ? Si je réponds "non" : on voit bien que la conscience de soi permet de savoir que le "soi" est une conscience. Or, le fait de savoir que je suis une conscience, pourquoi cela serait-il différente de connaître que je suis une conscience ? Le problème est donc le suivant : il faut admettre une grande affinité entre la conscience de soi et la connaissance de soi dans la mesure où il n'y a pas de connaissance sans conscience et que la conscience de soi étant certaine, est ainsi rapprochée de la connaissance. Mais le soi n'est pas un objet comme un autre, et dès lors vient troubler la conception traditionnelle que l'on a de la connaissance (la connaissance doit porter une un objet nécessaire et général, pour être elle-même certaine et universelle). Se pose donc alors la question de savoir si la conscience de soi est identique à la connaissance de soi.


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Le corrigé du sujet " La conscience de soi est-elle une connaissance? " a obtenu la note de : aucune note

Corrigé consulté par :
  • floatingsock (Hors-ligne), le 24/10/2011 à 24H20.
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    Problématique

    Moi qui suis certain que je pense donc qui est. De plus, critiquer cette substantialisation du moi, cette "chose pensante". Quant à la conscience réflexive, elle est retour sur soi et permet de prendre pour objet la vie psychologique qui constitue le moi. Mais l'analyse montre qu'elle déforme son objet. La conscience de croyance, par ex, n'est déjà plus croyance. D'où un paradoxe: ce qui est condition de connaissance de soi interdit en même temps d'aborder objectivement son objet. Par ailleurs on peut encore soupçonner la conscience de soi d'être facteur d'illusion sur soi. Cf. Spinoza et l'illusion du libre arbitre. Je me crois libre car j'ignore les causes qui me déterminent. "Mais venons-en aux choses créées qui, toutes, sont déterminées à exister et à agir selon une manière précise et déterminée. Pour le comprendre clairement, prenons un exemple très simple.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Le caractère propre de toute connaissance de conscience est d'être une connaissance immédiate et directe. Victor Cousin, Cours d'histoire de la philosophie morale au dix-huitième siècle...

    Ajouté par webmaster

    « La conscience est conscience de part en part. Elle ne saurait donc être limitée que par elle-même.,» Sartre, L'Être et le Néant, 1943.

    Ajouté par webmaster

    La -précision n'est pas l'-exactitude. Une connaissance exacte est une connaissance absolument rigoureuse, telle la connaissance mathématique; une connaissance précise est une connaissance aussi rigoureuse que possible. Une observation astronomique, une mesure dans une expérience de physique peuvent être précises, mais non exactes. La précision est un très haut degré d'approximation., GOBLOT, -in A. LALANDE, Voc. de la philosophie, art. -Précision.

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    Le processus de la cure est décrit -(dans Freud) de façon extensive et le facteur «connaissance» y apparaît à chaque niveau : connaissance de l'inconscient, connaissance des résistances (...) connaissance du transfert où défenses et pulsions inconscientes viennent s'actualiser et s'offrir plus directement à nos prises., J. LAPLANCHE, la Défense et l'Interdit, -in la Nef, n° 31, p. 44.

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    CONNAISSANCE ET EXPÉRIENCE ''L'expérience est une connaissance empirique, c'est-à-dire une connaissance qui détermine un objet par des perceptions." Kant, Critique de la raison pure, 1787

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    La conscience superflue "La conscience est la dernière et la plus tardive évolution de la vie organique, et par conséquent ce qu'il y a de moins accompli et de plus fragile en elle." Nietzsche, Le Gai Savoir, 1882

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    J'étais effrayé pourtant de penser que ce rêve avait eu la netteté de la connaissance. La connaissance aurait-elle, réciproquement, l'irréalité du rêve?, PROUST, à la recherche du temps perdu, t. X, p. 157.

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    La technicité des premiers anthropiens connus est donc excessivement simple et assez conforme au peu qu'on sache de leur cerveau. Elle est pourtant certainement humaine et elle apparaît cohérente avec l'organisme de l'être qu'elle complétait. Elle implique un état réel de conscience technique, conscience qu'il faut pourtant se garder de juger à notre mesure., A. LEROI-GOURHAN, le Geste et la Parole, t. I, p. 134.

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    «La conscience est la voix de l'âme. (les passions sont la voix du corps). La conscience ne trompe jamaizs; elle est le vrai guide de l'homme.» Rousseau

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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