La convoitise et l'envie aliènent-elles ma volonté ? *

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Sujet : La convoitise et l'envie aliènent-elles ma volonté ?

Aperçu du corrigé : La convoitise et l'envie aliènent-elles ma volonté ?

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La convoitise et l'envie aliènent-elles ma volonté ? Ce sujet peut paraître étonnant de prime abord dès lors que convoitise et envie semblent synonymes. Cependant il semble que non dès lors que dans un sens strict, on convoite qqch, et on envie qqun. Dans un sens large en revanche l'envie au sens de désir semble pouvoir englober en son sein la notion de convoitise. De fait la volonté semble parfois motivée par la convoitise et/ou l'envi. La bible nous le rappelle dans ce commandement : « Tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin. » En effet cela peut arriver, de même qu'on peut envier qqun d'avoir une situation désirable, d'avoir qqch qu'on n' a pas. Cependant envier qqun ou convoiter qqch semble condamner la volonté à une hétéronomie pure, autrement dit à être animée par un principe extérieure à soi. Il semble cependant que la volonté pour être volonté authentique autrement dit autonome doit faire l'économie de ce genre de mobiles. D'où notre question :dans quelle mesure la volonté ne peut-elle pas faire l'économie du désir au sens large du terme sans pour autant tomber dans l'aliénation qui semble inéluctable dans le cas de la convoitise et de l'envie - au sens strict du terme ?

elles volonté  La définition qui vient d'être donnée de la liberté est négative, et par conséquent, pour en saisir l'essence, inféconde ; mais il en découle un concept positif de la liberté, qui est d'autant plus riche et plus fécond. Comme le concept d'une causalité implique en lui celui des lois, d'après lesquelles quelque chose que nous nommons effet doit être posé par quelque autre chose qui est la cause, la liberté, bien qu'elle ne soit pas une propriété de la volonté se conformant à des lois de la nature, n'est pas cependant pour cela en dehors de toute loi ; au contraire, elle doit être une causalité agissant selon des lois immuables, mais des lois d'une espèce particulière, car autrement une volonté libre serait un pur rien. La nécessité naturelle est, elle, une hétéronomie des causes efficientes, car tout effet n'est alors possible que suivant cette loi, que là savoir quel quelque chose d'autre détermine la cause efficiente à la causalité. En quoi donc peut bien consister la liberté de la volonté, sinon dans une autonomie, c'est-à-dire dans la propriété qu'elle a d'être à elle-même sa loi ? Or cette proposition : la volonté dans toutes les actions est à elle-même sa loi, n'est qu'une autre formule de ce principe : il ne faut agir que d'après une maxime qui puisse aussi se prendre elle-même pour objet à titre de loi universelle. Mais c'est précisément la formule de l'impératif catégorique et le principe de la moralité ; une volonté libre et une volonté soumise à des lois morales sont par conséquent une seule et même chose. »   II. La convoitise et l'envie font de la volonté une hétéronomie pure   1. La convoitise et l'envie comme aliénante dès lors qu'elles sont sources de tourment à l'égard du sujet qui en est animé   ROUSSEAU « Pour exciter et nourrir cette sensibilité naissante, pour la guider et la suivre dans sa pente naturelle, qu'avons-nous donc à faire, si ce n'est d'offrir au jeune homme des objets sur lesquels puisse agir la force expansive de son coeur, qui le dilatent, qui l'étendent sur les autres êtres, qui le fassent partout retrouver hors de lui ; d'écarter avec soin ceux qui le resserrent, le concentrent, et tendent le ressort du moi humain; c'est-à-dire, en d'autres termes, d'exciter en lui la bonté, l'humanité, la commisération, la bienfaisance, toutes les passions attirantes et douces qui plaisent naturellement aux hommes, et d'empêcher de naître l'envie, la convoitise, la haine, toutes les passions repoussantes et cruelles, qui rendent, pour ainsi dire, la sensibilité non seulement nulle, mais négative, et font le tourment de celui qui les éprouve? »   Ici Rousseau dans le passage souligné décrit le phénomène de l'envie et de la convoitise en tant que passion au même tire que la haine en les assimilant aux passions repoussantes et cruelles.

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Plan détaillé

I. La volonté comme autonome et libre

II. La convoitise et l'envie font de la volonté une hétéronomie pure

III. Néanmoins la volonté ne peut se passer de ce qui est à la racine de la convoitise et de l'envie – à savoir le désir comme moteur



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