Le corps fait-il le malheur de la conscience ?
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Aperçu du corrigé : Le corps fait-il le malheur de la conscience ?
Publié le : 26/1/2010 -Format:
- corps : Ce mot a trois sens: A) Il désigne toute substance matérielle que l'homme peut percevoir et qui existe en dehors de lui. En ce sens, un corps possède une masse, occupe un espace et a trois dimensions. B) Il désigne le corps humain, dont les propriétés physiques font l'objet d'études anatomo-physiologiques. C) Il désigne enfin cet épace occupé par la pensée de chacun.
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
- malheur : Le malheur évoque une situation pénible et difficile, quelque chose de funeste, néfaste, négatif, non souhaitable.
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
L'individu est double : Par son corps il est au monde et par sa conscience il existe dans le monde. Et cette dualité est irrémédiable. Alors peut-on considérer le corps comme le malheur de la conscience? Autrement dit avons-nous la possibilité ou le droit d'affirmer que notre réalité matérielle, étendue et limitée nuit à la satisfaction totale (la plénitude) de notre intentionnalité, de notre devenir? Ceci nous pose donc clairement la question de notre liberté au sein du monde. Mais en quoi le corps peut-il être aliénant? Et quelle est l'attitude de conscience du sujet qui le vit ainsi? Car n'y a t-il pas contradiction à vouloir exister tout en refusant son corps? En effet, valoriser mon corps comme agent de ma réalisation n'est-il pas l'attitude du sujet qui se réalise dans le monde? L'idée d'être à venir n'implique-t-elle pas ma matérialisation?
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