Cours de philosophie sur LA CONNAISSANCE DU VIVANT ?

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Cours de philosophie sur LA CONNAISSANCE DU VIVANT ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Cours de philosophie sur LA CONNAISSANCE DU VIVANT ?



Publié le : 2/3/2009 -Format: Document en format FLASH protégé

	Cours de philosophie sur LA CONNAISSANCE DU VIVANT	?
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  • philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • vivant : L'être vivant est un organisme. Il n'est pas constitué d'une juxtaposition de parties ajoutées les unes aux autres. Ces parties forment un tout car elles sont interdépendantes (le fonctionnement d'une partie est tributaire de celui des autres) et paraissent toutes participer à une fin commune : le maintien de l'être vivant en vie. Parce qu'il est un organisme, l'être vivant est un organisme. Tout être vivant est un individu au sens où il forme une unité distincte, ne ressemblant exactement à aucune autre, qui ne peut être divisée sans être détruite. Leibniz au XVII ième avait énoncé l'existence d'un principe, nommé principe des indiscernables, selon lequel il n'y a pas deux êtres identiques dans la nature. Qu'est-ce qui différencie les organismes vivants des choses naturelles ou objets fabriqués ? Jacques Monod, généticien, prix Nobel de médecine en 1965, retient dans Le hasard et la nécessité trois critères qui doivent être présents simultanément dans un être pour que celui-ci puisse être qualifié de vivant. Le premier est la téléonomie (du grec télos : fin et nomos : loi). L'être vivant est toujours un être qui, pris dans son ensemble ou chacune de ses parties, répond à une fonction, donc apparemment à une fin. Du point de vue de l'ensemble, l'être vivant semble "fait pour" se perpétuer. Se perpétuer lui-même, du moins le temps nécessaire à la reproduction, et perpétuer son espèce. Du point de vue de chacune des parties, ces dernières semblent "faites pour" accomplir telle ou telle fonction. L'oeil est "fait pour" voir, la langue du fourmilier "pour" attraper les fourmis ... comme si une fin à réaliser était à l'origine de chaque organe, comme si la fonction créait l'organe. Le second critère retenu par Monod est la morphogenèse autonome (du grec morphé : forme et genesis développement). L'être vivant est en relation constante avec un milieu extérieur ; néanmoins, le processus de formation et de développement d'un être vivant est indépendant du milieu extérieur. Même si, pour son entretien et sa croissance, un organisme vivant a besoin d'assimiler des substances étrangères (nourriture, oxygène, gaz carbonique, etc.), même si, sans ce type de relations la vie ne pourrait ni exister, ni se développer, toujours est-il que sa forme et sa croissance sont régies par une programmation interne qui n'est pas le résultat des forces extérieures qui s'exercent sur l'être vivant. Par exemple, un poisson rouge ne peut survivre sans eau et daphnies, mais aucune force physique ne peut transformer ce dernier en éléphant. Les manifestations principales de cette morphogenèse autonome sont l'auto-formation, l'autorégulation et l'auto-réparation. Cette dernière, bien qu'elle ne concerne pas tous les organes, s'étend cependant à un nombre infini d'agressions et de blessures. C'est ainsi que l'écorce du pin entaillé se refait, que la pince du crabe repousse et que les blessures se cicatrisent. Le troisième critère est l'invariance reproductive. Les êtres vivants se reproduisent. En outre, cette reproduction est marquée par l'invariance, soit complète en cas de reproduction par sissiparité (division des cellules), soit partielle en cas de reproduction sexuée. Il existe alors des différences individuelles (à l'exception des jumeaux univitellins) mais les caractéristiques de l'espèces sont conservées. Il ne faut pas confondre la variabilité des individus et l'invariance propre à l'espèce. Ces trois critères, présents en un même être, nous permettent-ils de distinguer assurément le vivant de l'inerte ? Après tout les machines sont également des objets téléonomiques, les machines peuvent s'autoréguler et les ordinateurs, en raison de la programmation, ont une certaine autonomie. Il est moins aisé qu'il ne le paraît au premier abord de dégager des critères permettant de différencier un être vivant d'une machine complexe toutefois, la machine ne se reproduit pas, ne croit pas et connaît une autonomie très limitée.

La connaissance du vivant a une place dans la philosophie à cause des présupposés et des implications qui lui sont liés. Le monisme, doctrine selon laquelle il n'existe qu'une espèce de réalité dans la nature, aboutit à l'idée que la pensée et le cerveau ne sont que deux aspects différents d'une même chose. Le dualisme, qui affirme au contraire l'existence de plusieurs réalités distinctes (celle de l'âme et du corps par exemple), doit lui aussi étudier le vivant pour comprendre comment l'âme, ou l'esprit, communique avec le corps.



La connaissance du vivant se heurte à un paradoxe mis en évidence par Bergson. Le vivant est par essence en mouvement. Comment est-il alors possible de le connaître, puisque la connaissance est statique ? De fait, il a fallu étudier les cadavres, inanimés, pour commencer à percer les principes du vivant. Mais peut-être sommes-nous passés à côté du principe vital par excellence ? Cette problématique est constante dans l'histoire de la philosophie, à tel point qu'on peut poser l'existence de deux courants qui constituent l'interrogation philosophique majeure. D'un côté, le mécanisme soutient que le vivant est réductible à un certain agencement de la matière. La différence entre un être animé et un morceau de roche ne vient pas d'un principe extérieur, elle est le résultat de la complexité de l'organisation de la matière brute. La thèse sous-jacente est que la matière n'est jamais inerte. Cette vision des choses a connu un regain d'intérêt au XVIIIe siècle sous l'influence des encyclopédistes. L'Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des arts et des métiers, œuvre de Diderot et d'Alembert, a été une véritable arme de guerre destinée à propager la connaissance. Par ce moyen, les encyclopédistes pensaient libérer les hommes de la tyrannie politique et dogmatique.




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Corrigé : 	Cours de philosophie sur LA CONNAISSANCE DU VIVANT	? Corrigé de 1205 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Cours de philosophie sur LA CONNAISSANCE DU VIVANT ?" a obtenu la note de : aucune note

Corrigé consulté par :
  • delamont8396 (Hors-ligne), le 09/04/2009 à 09H20.
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    Problématique

    Cette explication, qui reste d'inspiration finaliste, se heurte à une grave difficulté : les caractères acquis ne semblent pas héréditaires. - C'est par la loi de la sélection naturelle que Darwin (De l'origine des espèces, 1 859) explique l'évolution: dans la lutte pour la vie (influence de Malthus) les individus les plus aptes survivent de préférence aux autres, et c'est ainsi que les petites variations avantageuses qu'un individu peut présenter par hasard transforment peu à peu l'espèce. Toutes les espèces actuellement existantes résulteraient ainsi d e quelques types primitifs très peu nombreux. - A cet évolutionnisme on préfère aujourd'hui le mutationisme, d'inspiration également mécaniste, qui explique l'évolution par des changements atteignant, non les cellules du soma m ais celles du germen ( distinction de Weismann), et qui par suite seraient héréditaires d'emblée (Hugo de Vries).

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Le caractère propre de toute connaissance de conscience est d'être une connaissance immédiate et directe. Victor Cousin, Cours d'histoire de la philosophie morale au dix-huitième siècle...

    Ajouté par webmaster

    « La pensée du vivant doit tenir du vivant l'idée du vivant. » Canguilhem, La Connaissance de la vie, 1952.

    Ajouté par webmaster

    La -précision n'est pas l'-exactitude. Une connaissance exacte est une connaissance absolument rigoureuse, telle la connaissance mathématique; une connaissance précise est une connaissance aussi rigoureuse que possible. Une observation astronomique, une mesure dans une expérience de physique peuvent être précises, mais non exactes. La précision est un très haut degré d'approximation., GOBLOT, -in A. LALANDE, Voc. de la philosophie, art. -Précision.

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    LE VIVANT ET LA CONNAISSANCE "La biologie ne peut, ni se réduire à la physique, ni se passer d'elle." François Jacob , La Logique du vivant, 1970.

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    (...) ce mot de -philosophie signifie l'étude de la sagesse, et (...) par la sagesse -(on entend) une parfaite connaissance de toutes les choses que l'homme peut savoir (...) et (...) afin que cette connaissance soit telle, il est nécessaire qu'elle soit déduite des premières causes (...), DESCARTES, Principes de philosophie, Préface.

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    (Les trois états successifs de toute pensée et de toute connaissance): l'état théologique, ou fictif; l'état métaphysique, ou l'abstrait; l'état scientifique, ou positif. Cours de philosophie positive Comte, Auguste

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    (Les trois états successifs de toute pensée et de toute connaissance): l'état théologique, ou fictif; l'état métaphysique, ou l'abstrait; l'état scientifique, ou positif. [ Cours de philosophie positive ] Comte, Auguste

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    Par degrés -(au moyen âge), la connaissance et l'étude du modèle vivant sont interdites. On a cessé de le voir; on n'a plus sous les yeux que les oeuvres des anciens maîtres, et on les copie. Bientôt on ne copie que des copies de copies, et ainsi de suite; et à chaque génération, on s'éloigne d'un degré de l'original., TAINE, Philosophie de l'art, t. I, I, I, II, p. 20.

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    -(La philosophie de Comte provoqua) une réaction métaphysique et fut la cause involontaire mais efficace d'un réveil de la métaphysique spiritualiste et antirationaliste, d'une revanche de la connaissance religieuse sur la connaissance scientifique., Roger DAVAL, Hist. des idées en France, p. 87.

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