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L’homme, cet « animal rationnel », est aussi et avant tout un être de désir. Quand celui-ci se manifeste brutalement au point qu’aucune volonté n’arrive à le juguler, c’est la passion qui se manifeste, laissant l’individu qui y succombe dans un état mêlé de souffrance et de dépendance. Ce penchant irrépressible (quelque soit son objet : amour, jeu, alcool, etc.) est souvent la cause de troubles, plus ou moins sérieux, qui affectent autant le passionné lui-même que ses proches.
La question est ici de savoir si on peut invoquer la passion pour justifier une attitude déraisonnable, violente voire destructrice envers soi-même, autrui, ou quelque objet que ce soit. Autrement dit, peut-on trouver des circonstances atténuantes à quelqu’un qui agit sous l’emprise de la passion ? De même, celui-ci peut-il s’en servir d’excuse pour sa défense ?
1- Si l’on considère l’homme responsable de ses actes, devant user de sa raison pour guider son action, et ayant le souci de ne pas nuire à autrui, il semble que toute passion doive être récusée. Elle pourrait alors difficilement excuser quoique ce soit.
2- Mais en rester là serait méconnaître et sous-estimer la force et les ravages de la passion quand elle se manifeste. La souffrance dans laquelle elle plonge celui qui en est victime suffit-elle cependant à excuser ses actes ?
3- Enfin, si on veut éviter de tomber dans un relativisme qui serait enclin à excuser la folie du passionné, ne doit-on pas plutôt se demander s’il existe, dans ce déséquilibre qu’est la passion, quelque effet vraiment positif ?
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