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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : · On peut en effet appeler culture l'ensemble des moyens grâce auxquels l'homme nie la nature et dépasse son animalité première (elle donc une anti-nature dans cette perspective). Rien n'est plus opposé au respect que l'exercice de la puissance. Or, la culture, dans ce cas, est un autre nom pour la puissance · Nous ne pouvons néanmoins nous comporter sans égard ni soin, car serait contredire le principe même de la civilisation comme s'opposant à la barbarie. C'est d'abord une affaire d'intérêt bien compris. La nature reste un milieu de vie nécessaire et universel : sa destruction nous menacerait dans notre survie. Ne pas la respecter, revient donc à trahir le principe même de culture qui repose sur l'intelligence de l'homme, et donc de son bon sens (tant intellectuel que matériel). · La culture ne peut donc pas se définir, par essence, comme une anti-nature, car s'il s'agit bien d'une domination et d'un affranchissement quant au poids du donné naturel, il ne s'agit pour autant pas d'une stricte négation et anéantissement de cette nature. Conclusion ® La question nous a fait nous poser le problème de la notion de nature (tout autant que celle de culture) : la nature est en effet, une idée avant tout culturelle, qui ne prend sens que dans une maîtrise et une connaissance. ® La culture, à travers la notion négative du barbare par exemple, peut, a priori, se définir comme une anti-nature. Mais ce serait faire une erreur que d'en définir ainsi l'essence et la finalité.
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· Angles d’analyse
L’antériorité de la nature sur la culture semble requis par le simple bon sens : comment en effet définir la culture sinon comme une transformation de la nature ? La nature c’est d’abord tout ce qui entoure l’homme et qui n’est pas dans son œuvre, du brin d’herbe à l’étoile. Mais c’est aussi l’essence, l’être profond de tout sujet ou de tout phénomène sensible ; on parle couramment de la « nature » de la lumière, ou de la « nature » de l’homme. La communauté de ces deux aspects suggérée par l’étymologie ( naître, croître, pousser) : la nature comprend tout ce qui subsiste par sa propre force, tout ce qui est vivant et originaire. Néanmoins, l’impossibilité de saisir la nature « en elle-même » indépendamment de cette culture qu’elle semblait précéder et conditionner apparaît rapidement : c’est toujours par l’intermédiaire d’une langue et d’une culture que s’effectue la prise de conscience de la nature.
La culture se présente dès l’Antiquité romaine sous un double visage : elle est culture de la terre (agriculture) et culture de l’esprit (éducation). Elle est donc un acte de transformation, un travail. Par la suite, elle comprend aussi le résultat de ce travail : d’abord, au XVIè siècle, les œuvres littéraires (les « humanités ») puis, vers le XIXè siècle, l’ensemble du savoir et des modes de pensée et de vie d’une société. Le terme de « culture » est employé aujourd’hui en deux sens distincts (même s’ils sont souvent confondus par l’usage) : il désigne d’abord les œuvres de l’esprit, un certain savoir susceptible d’orienter l’action (on parle d’un homme « cultivé ») puis, par extension, la civilisation. Or ce terme possède un caractère nettement appréciatif, ayant désigné d’abord les modes d’organisation sociale supposés les plus élaborés et les plus raffinés. Il désigne maintenant un ensemble de traits communs à toutes les composantes d’une société.
Se demander si la culture peut-être une anti-nature c’est partir du présupposé évident (mais qui sera à fortiori à remettre ici en question) que la nature précède à la fois chronologiquement et logiquement la culture.
On aura donc à définir précisément la culture, par son essence (et donc selon sa véritable nature…).
Problématique
Peut-on définir la culture en elle-même et pour elle-même en opposition à la nature ? Est-elle se par quoi l’homme veut s’émanciper et renier le modèle naturel de sa propre naissance ? Nous aurons donc à examiner à la fois la dimension spirituelle de l’homme qui s’élève et s’affranchit de la nature par son savoir, mais aussi sur la dimension travaillante de l’homme qui soumet la nature au vouloir humain (cf. Descartes, « comme maître et possesseur de la nature ».) Dans cette perspective on sera donc amener si la nature précède de fait, comme de droit, la culture, ou si au contraire, l’idée de nature n’est pas toujours culturelle. C’est donc l’essence de la culture et surtout de sa finalité qui sont ici mises à la question.
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