«Dans la mémoire des Français, le XVIIe siècle joue un peu le rôle d'une référence par rapport à laquelle on juge tout le reste, comme, avant le classicisme, on jugeait tout par rapport à l'antiquité. Cela tient peut-être au fait que ; par rapport aux siècles qui l'on précédé, il inaugure les temps modernes. Mais on peut croire aussi qu'en dépit des luttes qui ont marqué son histoire il évoque la pensée d'une certaine cohésion : l'approche, par différentes avenues, d'un commun idéal de perfection. Le désenchantement de la fin du règne, c'est un peu le sentiment qu'on est arrivé au but, que le chemin ne va pas plus loin. Pour aller de l'avant il a fallu inventer d'autres préoccupations et une autre manière. En un mot, il a fallu se révolter contre le «grand siècle». Ses meilleures qualités lui ont attiré autant de rancune que d'admiration. Comme les bons maîtres, il instruit et il irrite, il donne le moyen et l'envie de faire autre chose. Est-ce une raison suffisante pour ne le voir - comme il arrive trop souvent - que dans ce rôle de père noble ou de Mentor ? En vérité, c'est lui faire payer un peu cher le mérite, singulier dans l'histoire de nos lettres, d'avoir su aller au bout de son talent.» (J.-CI. Tournand, Introduction à la vie littéraire du XIIe siècle, Bordas, 1970.) A la lumière de ces lignes, vous vous demanderez s'il est bon de se référer au XVIIe siècle classique comme à un idéal de perfection.

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«Dans la mémoire des Français, le XVIIe siècle joue un peu le rôle d'une référence par rapport à laquelle on juge tout le reste, comme, avant le classicisme, on jugeait tout par rapport à l'antiquité. Cela tient peut-être au fait que ; par rapport aux siècles qui l'on précédé, il inaugure les temps modernes. Mais on peut croire aussi qu'en dépit des luttes qui ont marqué son histoire il évoque la pensée d'une certaine cohésion : l'approche, par différentes avenues, d'un commun idéal de perfection. Le désenchantement de la fin du règne, c'est un peu le sentiment qu'on est arrivé au but, que le chemin ne va pas plus loin. Pour aller de l'avant il a fallu inventer d'autres préoccupations et une autre manière. En un mot, il a fallu se révolter contre le «grand siècle». Ses meilleures qualités lui ont attiré autant de rancune que d'admiration. Comme les bons maîtres, il instruit et il irrite, il donne le moyen et l'envie de faire autre chose. Est-ce une raison suffisante pour ne le voir - comme il arrive trop souvent - que dans ce rôle de père noble ou de Mentor ? En vérité, c'est lui faire payer un peu cher le mérite, singulier dans l'histoire de nos lettres, d'avoir su aller au bout de son talent.» (J.-CI. Tournand, Introduction à la vie littéraire du XIIe siècle, Bordas, 1970.) A la lumière de ces lignes, vous vous demanderez s'il est bon de se référer au XVIIe siècle classique comme à un idéal de perfection.

Anthologie

Aperçu du corrigé : «Dans la mémoire des Français, le XVIIe siècle joue un peu le rôle d'une référence par rapport à laquelle on juge tout le reste, comme, avant le classicisme, on jugeait tout par rapport à l'antiquité. Cela tient peut-être au fait que ; par rapport aux siècles qui l'on précédé, il inaugure les temps modernes. Mais on peut croire aussi qu'en dépit des luttes qui ont marqué son histoire il évoque la pensée d'une certaine cohésion : l'approche, par différentes avenues, d'un commun idéal de perfection. Le désenchantement de la fin du règne, c'est un peu le sentiment qu'on est arrivé au but, que le chemin ne va pas plus loin. Pour aller de l'avant il a fallu inventer d'autres préoccupations et une autre manière. En un mot, il a fallu se révolter contre le «grand siècle». Ses meilleures qualités lui ont attiré autant de rancune que d'admiration. Comme les bons maîtres, il instruit et il irrite, il donne le moyen et l'envie de faire autre chose. Est-ce une raison suffisante pour ne le voir - comme il arrive trop souvent - que dans ce rôle de père noble ou de Mentor ? En vérité, c'est lui faire payer un peu cher le mérite, singulier dans l'histoire de nos lettres, d'avoir su aller au bout de son talent.» (J.-CI. Tournand, Introduction à la vie littéraire du XIIe siècle, Bordas, 1970.) A la lumière de ces lignes, vous vous demanderez s'il est bon de se référer au XVIIe siècle classique comme à un idéal de perfection.



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Publié le : 2/3/2011 -Format: Document en format FLASH protégé

«Dans la mémoire des Français, le XVIIe siècle joue un peu le rôle d'une référence par rapport à laquelle on juge tout le reste, comme, avant le classicisme, on jugeait tout par rapport à l'antiquité. Cela tient peut-être au fait que ; par rapport aux siècles qui l'on précédé, il inaugure les temps modernes. Mais on peut croire aussi qu'en dépit des luttes qui ont marqué son histoire il évoque la pensée d'une certaine cohésion : l'approche, par différentes avenues, d'un commun idéal de perfection. Le désenchantement de la fin du règne, c'est un peu le sentiment qu'on est arrivé au but, que le chemin ne va pas plus loin. Pour aller de l'avant il a fallu inventer d'autres préoccupations et une autre manière. En un mot, il a fallu se révolter contre le «grand siècle». Ses meilleures qualités lui ont attiré autant de rancune que d'admiration. Comme les bons maîtres, il instruit et il irrite, il donne le moyen et l'envie de faire autre chose. Est-ce une raison suffisante pour ne le voir - comme il arrive trop souvent - que dans ce rôle de père noble ou de Mentor ? En vérité, c'est lui faire payer un peu cher le mérite, singulier dans l'histoire de nos lettres, d'avoir su aller au bout de son talent.» (J.-CI. Tournand, Introduction à la vie littéraire du XIIe siècle, Bordas, 1970.) A la lumière de ces lignes, vous vous demanderez s'il est bon de se référer au XVIIe siècle classique comme à un idéal de perfection.
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  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • mémoire : 1. Faculté de se souvenir ; ensemble des fonctions psychiques par lesquelles nous pouvons nous représenter le passé comme passé ; BERGSON distingue la mémoire-habitude qui naît de la répétition d'une action et s'inscrit dans le corps, de la mémoire-souvenir qui, coextensive à la conscience, en retient tous les états au fur et à mesure qu'ils se produisent. 2. Faculté gén. de conserver de l'information. 3. Au sens concret, désigne tout ce qui est capable de conserver de l'information, et, en part., les organes des ordinateurs ayant cette fonction.
  • ancien français : Ensemble formé par les dialectes gallo-romans d'oïl, les scriptae* régionales qui peuvent leur correspondre et surtout la forme centrale, correspondant géographiquement à l'Île-de-France et à Paris (« francien ») et à l'usage le plus valorisé socialement, politiquement et littérairement. La notion couvre une période qui va de la fin du Xe au milieu du XIVe siècle. ? Spécialement : cet ensemble, à l'exclusion des dialectes.
  • référence : n. f., référer à v. s\'emploient (par anglicisme) à propos de la relation d\'un signe à la réalité extralinguistique (? désignation, désigner). ? On emploie aussi se référer à. Le référent d\'un signe (mot, locution) est la réalité hors langage à laquelle renvoie ce signe, et qui correspond à un signifié, ce signifié pouvant correspondre à plusieurs concepts. Le référent peut être un objet ou un être concret, une abstraction, une classe d\'abstractions. À un référent peuvent correspondre un ou plusieurs signes du langage : mots, expressions, descriptions, paraphrases.
  • rapport : Sens 1 Produit, revenu. Synonyme revenu. Sens 2 Exposé, compte-rendu. Synonyme description. Sens 3 Relation entre les choses. Sens 4 Analogie.
  • discuté Origine, étymologie discutée, à propos de laquelle plusieurs hypothèses ont été émises, aucune ne l\'ayant emporté. Se : distingue d'obscur.
  • juge : Magistrat chargé de rendre la justice et d'appliquer les lois. Personne qui est appelée à faire partie d'un jury, à se prononcer comme arbitre. Personne qui porte un jugement, donne son opinion; personne à qui on demande de le faire.
  • tout : La totalité sans exception.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • classicisme : Le Classicisme désigne à la fois une sensibilité qui s'intéresse au général et refuse le particulier, et un moment de l'histoire de l'art qui correspond, en Europe, à l'intervalle compris entre les années 1660 et 1680.
  • antiquité : * État, caractère de ce qui est très ancien. * Temps très ancien, très reculé. * L'Antiquité : période historique des civilisations les plus anciennes, qui se termine par la chute de l'Empire romain d'Occident (476 après J.-C.).
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • temps : Milieu indéfini et homogène, analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Temps objectif: Mouvement continu et irréversible (« flèche du temps ») par lequel le présent rejoint le passé. Temps subjectif: Sentiment intérieur de la temporalité, telle qu'elle est vécue par le sujet (synonyme : durée).
  • croire : Le verbe vient du latin credere, qui signifie "tenir pour vrai", "faire confiance". La croyance implique donc l'idée d'une absence de connaissance, car il s'agit toujours de "se fier" au témoignage d'autrui.
  • marque : Ce qui reste après l'action ou le passage de quelque chose. Signe.
  • histoire : Le terme d'histoire désigne deux réalités différentes: 1) la science qui étudie le passé de l'humanité et qui relate et interprète les faits. 2) les événements, les actes, les faits du passé, cad la mémoire des hommes.
  • pensée : Faculté de connaître, de comprendre, de juger, de raisonner, qui est censée caractériser l'homme, par opposition à l'animal. Synonyme d'entendement, de raison.
  • commun : 1. Qui appartient à plusieurs (opposé à singulier, propre). 2. Sens commun : a) Faculté qui permet soit de saisir les données sensibles tombant sous plusieurs sens (le mouvement), soit d'unifier les données des cinq sens. b) Faculté de connaître présente en chacun (bon sens) opposée à raison scientifique. 3. Notions communes (Ant.) : idées générales ; pour EUCLIDE, il s'agit des axiomes et principes rationnels.
  • idéal : Adjectif désignant ce qui se rapporte à une idée. On l'oppose à empirique. On qualifie aussi d'idéal, quelque chose qui n'existe d'en pensée. Substantif désignant un modèle à suivre (un idéal de vertu par exemple).
  • désenchantement : Le sociologue Max Weber, au début du XXième siècle, affirme que le judéo-christianisme a préparé un monde sécularisé pour les hommes. Chez les peuples de l'Antiquité, la nature est sacrée, peuplée d'esprits. Avec l'idée d'une création unique, absolue par Dieu, tout cela disparaît: le christianisme désenchante le monde, le préparant ainsi à la maîtrise technique, à la froide connaissance scientifique et à l'exploitation économique.
  • sentiment : État affectif stable et durable lié à des représentations ou des émotions
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • préoccupation : Inquiétude, souci.
  • révolter : Choquer vivement; soulever l'indignation de. Ce genre d'attitude sexiste le révolte. Ça me révolte de le voir ainsi soumis. PRONOMINAL Se révolter contre : s'opposer avec force à une autorité, une contrainte, en parlant d'un groupe.
  • meilleur : 1. Supérieur, préférable, digne d'être choisi : pour LEIBNIZ, le meilleur repose sur une sorte de principe d'économie dans l'appropriation des moyens à la fin ; il correspond au maximum d'effets avec le minimum de dépenses ; dans le domaine moral le meilleur est le minimum de mal pour le maximum de bien. 2. Meilleur des mondes possibles : pour LEIBNIZ, Dieu ne crée pas les essences qui tendent toutes avec un droit égal à l'existence ; les existences ne sont pas toutes compossibles ; toute combinaison de compossibles est un monde possible ; le meilleur des mondes est celui « par lequel se réalise la plus grande production de possibles ». 3. Principe du meilleur : pour LEIBNIZ, principe selon lequel Dieu choisit toujours le meilleur, bien qu'il soit totalement libre (c'est une cause inclinante et non nécessitante).
  • qualité : État caractéristique, propriété de quelque chose, qui lui donne une valeur plus ou moins grande. Caractéristique jugée bonne; supériorité, excellence. Trait de caractère qui fait le mérite de quelqu'un. Condition sociale, civile, juridique.
  • ADMIRATION : n. f., réfection (XIVe s.) de amiration (v. 1190), amiracion, est emprunté au dérivé latin admiratio « admiration » et « étonnement ». ? Ses sens en français sont parallèles de ceux d\'admirer, celui de « surprise » (v. 1190) et « objet d\'étonnement » (1548) disparaissant au XVIIe siècle. ? Le sens moderne, apparu très tôt (mil. XIIe s., ammiration, in T. L. F.), se développe en français moderne.
  • moyen : Ce qui sert à la réalisation d'une fin: "La fin justifie les moyens."
  • savoir-faire : Ensemble de procédés de gestes habituels permettant la réalisation régulière de certains buts.
  • chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
  • raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
  • MENTOR : vieil habitant d'Ithaque et ami fidèle d'Ulysse qui le charge de veiller sur sa famille .
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
  • avoir : Tenir en sa possession. - Avoir du bien, de la fortune. - Porter sur soi. Elle avait une robe bleue avec un col blanc. - Bénéficier de, subir. Nous avons eu du soleil. Nous aurons de la pluie et du froid. - Contenir, présenter. Cette veste a deux boutons. - Mesurer. Le mur a trois mètres de longueur. - Obtenir. Mon frère vient d\'avoir son baccalauréat. - Être lié par la parenté, l\'alliance, l\'amitié. Avoir un frère, une belle-soeur. Avoir des amis. - Se distinguer par telle particularité. Avoir les yeux noirs. Avoir du charme, de l\'esprit. - Éprouver. Avoir de la peine. Avoir froid. - En avoir pour : suivi de l\'indication d\'une somme ou d\'une durée. Nous en aurons pour deux mille francs. Nous en avons encore pour trois mois. - En avoir assez : être excédé. - Quoi qu\'il en ait, malgré qu\'il en ait : malgré lui. - Avoir beau : s\'efforcer vainement de. Il a eu beau supplier, elle n\'a pas cédé. - Avoir à : devoir. J\'ai à résoudre une question difficile. - N\'avoir qu\'à : exprime qu\'une action simple suffit. Il n\'a qu\'un mot à dire et tout est résolu. - Avoir en : éprouver tel sentiment. Avoir quelqu\'un en estime. Avoir la trahison en horreur. - Il y a : il existe. Il y a un lycée dans notre ville. - Il y a : suivi d\'une indication de distance ou de durée. Il y a deux kilomètres d\'ici à la rivière. Il y a un quart d\'heure que j\'attends. - Il n\'y a qu\'à : il suffit de. - Employé comme auxiliaire pour former les temps composés. J\'ai chanté. Elle a été malade.
  • littéraire : Qui à rapport avec la littérature, les lettres.
  • classique : Qui sert de modèle du genre, qui fait autorité. - Conforme à la tradition, au modèle traditionnel ou à certains modèles traditionnels particuliers. - [Spécialement] ÉPISTÉMOLOGIE, HISTOIRE DES SCIENCES : Se dit d'une doctrine traditionnelle. - [Familier] Habituel, banal, courant. HISTOIRE, ANTIQUITÉ, HISTOIRE DE L\'ART, LINGUISTIQUE, LITTÉRATURE ANTIQUE : Qui appartient à l'Antiquité grecque ou romaine, spécialement à la Grèce du Ve et du IVe siècle avant notre ère ou à la période de l'histoire romaine qui va du Ier siècle avant notre ère au IIe siècle de notre ère. HISTOIRE DE L\'ART, HISTOIRE LITTÉRAIRE : Relatif au classicisme. - [Par extension] Les partisans de la doctrine, de la manière classique. ENSEIGNEMENT : - [Anciennement] Enseignement classique : fondé sur l'étude des langues anciennes (grec et latin). ÉDITION : Qui concerne l'enseignement. - Livres classiques : scolaires.

«Dans la mémoire des Français, le XVIIe siècle joue un peu le rôle d'une référence par rapport à laquelle on juge tout le reste, comme, avant le classicisme, on jugeait tout par rapport à l'antiquité. Cela tient peut-être au fait que ; par rapport aux siècles qui l'on précédé, il inaugure les temps modernes. Mais on peut croire aussi qu'en dépit des luttes qui ont marqué son histoire il évoque la pensée d'une certaine cohésion : l'approche, par différentes avenues, d'un commun idéal de perfection. Le désenchantement de la fin du règne, c'est un peu le sentiment qu'on est arrivé au but, que le chemin ne va pas plus loin. Pour aller de l'avant il a fallu inventer d'autres préoccupations et une autre manière. En un mot, il a fallu se révolter contre le «grand siècle». Ses meilleures qualités lui ont attiré autant de rancune que d'admiration. Comme les bons maîtres, il instruit et il irrite, il donne le moyen et l'envie de faire autre chose. Est-ce une raison suffisante pour ne le voir - comme il arrive trop souvent - que dans ce rôle de père noble ou de Mentor ? En vérité, c'est lui faire payer un peu cher le mérite, singulier dans l'histoire de nos lettres, d'avoir su aller au bout de son talent.» (J.-CI. Tournand, Introduction à la vie littéraire du XIIe siècle, Bordas, 1970.) A la lumière de ces lignes, vous vous demanderez s'il est bon de se référer au XVIIe siècle classique comme à un idéal de perfection.




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Le corrigé du sujet "«Dans la mémoire des Français, le XVIIe siècle joue un peu le rôle d'une référence par rapport à laquelle on juge tout le reste, comme, avant le classicisme, on jugeait tout par rapport à l'antiquité. Cela tient peut-être au fait que ; par rapport aux siècles qui l'on précédé, il inaugure les temps modernes. Mais on peut croire aussi qu'en dépit des luttes qui ont marqué son histoire il évoque la pensée d'une certaine cohésion : l'approche, par différentes avenues, d'un commun idéal de perfection. Le désenchantement de la fin du règne, c'est un peu le sentiment qu'on est arrivé au but, que le chemin ne va pas plus loin. Pour aller de l'avant il a fallu inventer d'autres préoccupations et une autre manière. En un mot, il a fallu se révolter contre le «grand siècle». Ses meilleures qualités lui ont attiré autant de rancune que d'admiration. Comme les bons maîtres, il instruit et il irrite, il donne le moyen et l'envie de faire autre chose. Est-ce une raison suffisante pour ne le voir - comme il arrive trop souvent - que dans ce rôle de père noble ou de Mentor ? En vérité, c'est lui faire payer un peu cher le mérite, singulier dans l'histoire de nos lettres, d'avoir su aller au bout de son talent.» (J.-CI. Tournand, Introduction à la vie littéraire du XIIe siècle, Bordas, 1970.) A la lumière de ces lignes, vous vous demanderez s'il est bon de se référer au XVIIe siècle classique comme à un idéal de perfection." a obtenu la note de : aucune note

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Citations

Le rapport de cause est, dans le langage, intimement lié au rapport de suite dans le temps. Un fait qui s'est développé après un autre apparaît comme le résultat de cet autre. C'est le vieux sophisme : «Après cela, donc à cause de cela.», F. BRUNOT, la Pensée et la Langue, p. 812.

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Le rapport de cause est, dans le langage, intimement lié au rapport de suite dans le temps. Un fait qui s'est développé après un autre apparaît comme le résultat de cet autre. C'est le vieux sophisme : «Après cela, donc à cause de cela»., F. BRUNOT, la Pensée et Langue, XXI, VI, p. 812.

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L'esprit peut penser l'action comme n'ayant rapport qu'au sujet, comme renfermée en l'être chez qui ou par qui elle se fait; elle a alors, en tant qu'action, son expression nécessaire et suffisante dans le verbe d'action tout nu. Soit l'action d'-aller, de -dormir, de -mourir (...) le verbe qui énonce la chose suffit à en donner l'idée complète, dans ce qu'elle a d'essentiel (...) Ils -(ces verbes) énoncent d'une manière complète et parfaite la nature propre de l'action; de plus, ils la dénoncent comme rigoureusement adhérente au sujet, comme enfermée en lui et ne passant pas hors de lui. C'est pourquoi d'un commun accord grammairiens et lexicologues dénomment ces verbes «intransitifs»., G. et R. LE BIDOIS, Syntaxe du franç. moderne, t. I, n° 677.

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.1 La perfection, en art, est une idée-piège. Pour qu'elle trouve toute sa force, il lui faut le passé : perfection des Anciens pour notre XVIIËe siècle, de Racine contre les romantiques beaucoup plus que contre Pradon. Fait-elle partie de son mythe, fait-il partie du sien? Car la perfection s'incarne plus qu'elle ne se définit, et il est instructif que Stendhal vénère Raphaël et traite Racine de perruque, non parce qu'il juge le peintre supérieur au poète, mais parce qu'il accepte, en peinture, un mythe qu'il refuse en littérature. La perfection, si elle se définit mal, désigne bien ses adversaires. On peut l'attribuer à un art aussi manifestement élaboré que celui de Racine; évidemment pas à celui de Victor Hugo, et de Rimbaud, moins encore. La comédie de l'esprit consiste à poser un art comme privé de perfection, ce dont en effet il ne se soucie pas (Shakespeare, Rembrandt), puis à lui opposer la «réussite classique» incarnée dans Raphaël, dans Racine, dans une époque. La perfection est le dieu de l'esprit classique, et l'esprit classique, le juge de la perfection., MALRAUX, l'Homme précaire et la Littérature, p. 74-75.

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N'importe qui, au XXËe siècle comme au XVËe siècle comme dans un autre siècle (...) peut avoir le sentiment anhistorique et fondamentalement asocial de la suprême étrangeté universelle et je me demande si ce sentiment insolite, si cet étonnement sans réponse et presque sans question n'est pas la réaction de ma conscience la plus profonde., IONESCO, Journal en miettes, p. 70.

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(...) ce qui est mis par le gérondif au premier plan d'éclairage, c'est le fait d'une coïncidence pure et simple. Au contraire, la forme en fonction de participe ne marque nullement de soi un simple rapport de simultanéité (...) quand elle énonce vraiment, comme c'est son rôle propre et sa raison d'être, une action, c'est dans un jour, sous un rapport, non pas chronologique, mais logique. Nous touchons ici à la différence radicale des deux fonctions du mode en --ant (...) de tous les procédés syntaxiques propres à rendre le rapport de causalité, aucun n'est plus commode, plus expressif, plus conforme aussi au génie de notre langue, que l'emploi du participe présent. Cette forme verbale a comme un privilège pour rendre avec beaucoup de clarté, de force, et aussi de brièveté la relation causale : Car, -étant innocents, ils n'ont pas peur du juge (HUGO, Lég., Pauvres gens)., G. et R. LE BIDOIS, Syntaxe du franç. moderne, 797.

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.1 On peut concevoir une transposition qui insère le naturel dans le construit, comme une cité-jardin, mais on ne peut pas considérer comme autre chose que l'effet d'un déséquilibre pathologique la ville sans forme, incohérente dans sa ceinture d'usines et son réseau de voies utilitaires, sous un ciel de crasse toxique. Instrument efficace du rendement de l'organisme social, la ville du XIXËe siècle, encore vivante un peu partout, marque un écart inquiétant par rapport à des lois d'accord biologique sur lesquelles semble bien reposer la qualité humaine., A. LEROI-GOURHAN, le Geste et la Parole, t. II, p. 182.

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Le dix-huitième siècle paraîtra toujours dans l'histoire comme étouffé entre le siècle qui le précède et le siècle qui le suit., HUGO, Littérature et Philosophie mêlées, Sur Voltaire.

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N'importe qui, au XXËe siècle comme au XVËe comme dans un autre siècle (...) peut avoir le sentiment anhistorique et fondamentalement asocial de la suprême étrangeté universelle et je me demande si ce sentiment insolite, si cet étonnement sans réponse et presque sans question n'est pas la réaction de ma conscience la plus profonde., IONESCO, Journal en miettes, p. 70.

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Quelle est la couleur de la tomate ?

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«Dans la mémoire des Français, le XVIIe siècle joue un peu le rôle d'une référence par rapport à laquelle on juge tout le reste, comme, avant le classicisme, on jugeait tout par rapport à l'antiquité. Cela tient peut-être au fait que ; par rapport aux siècles qui l'on précédé, il inaugure les temps modernes. Mais on peut croire aussi qu'en dépit des luttes qui ont marqué son histoire il évoque la pensée d'une certaine cohésion : l'approche, par différentes avenues, d'un commun idéal de perfection. Le désenchantement de la fin du règne, c'est un peu le sentiment qu'on est arrivé au but, que le chemin ne va pas plus loin. Pour aller de l'avant il a fallu inventer d'autres préoccupations et une autre manière. En un mot, il a fallu se révolter contre le «grand siècle». Ses meilleures qualités lui ont attiré autant de rancune que d'admiration. Comme les bons maîtres, il instruit et il irrite, il donne le moyen et l'envie de faire autre chose. Est-ce une raison suffisante pour ne le voir - comme il arrive trop souvent - que dans ce rôle de père noble ou de Mentor ? En vérité, c'est lui faire payer un peu cher le mérite, singulier dans l'histoire de nos lettres, d'avoir su aller au bout de son talent.» (J.-CI. Tournand, Introduction à la vie littéraire du XIIe siècle, Bordas, 1970.) A la lumière de ces lignes, vous vous demanderez s'il est bon de se référer au XVIIe siècle classique comme à un idéal de perfection.

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