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Est-ce dans les mots que nous pensons ?

Philosophie

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Publié le : 25/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Est-ce dans les mots que nous	pensons ?
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Les mots sont des instances de significations c’est-à-dire qu’ils sont de outils renvoyant un signifié ; mais le mot n’a pas nécessairement de rapport avec le signifiant et c’est bien là le problème qui se pose à nous dans la traduction de la pensée dans et à travers des mots. En effet, la pensée est d’essence spirituelle et le lui d’essence matérielle, il semble alors qu’ils appartiennent tous deux à des champs spécifiques : à deux ordres de réalité incommensurables. Pourtant, comment faire advenir la pensée si ce n’est en la formulant à travers des mots ? Comment la communiquer si ce n’est pas ces outils qui sont peut-être voire sans doute insuffisants mais nécessaire ? Mais le problème est encore plus fondamental pour le philosophe puisque l’on peut s’interroger sur la satisfaction que peut éprouver le philosophe dans l’exercice de sa pensée vis-à-vis du langage et des mots notamment. Et c’est dès lors tout l’intérêt de s’interroger avec ce sujet « est-ce dans les mots que nous pensons ? « sur l’adéquation du langage dans la production de discours de la pensée. En effet, on accordera sans doute assez facilement que pour penser nous faisons appel à des périphrases ou nous empruntons des détours de langage afin d’essayer de faire correspondre notre pensée aux outils que l’on peut utiliser. Pourtant faire la critique des mots comme support de la pensée semble paradoxal puisque ce n’est qu’à travers eux que la pensée peut prendre corps d’une certaine manière. Ainsi c’est donc le problème du rapport pensée – langage qui est interrogé ici avec la spécification de cet outil que sont les mots.

            Ainsi, s’il apparaît difficile de penser dans les mots proprement dans la mesure à la traduction en mots des actes de la pensée et toujours d’une certaine manière une trahison (tradutore, traditore) (1ère partie), mutatis mutandis, les mots sont les seuls moyens de donner corps à la pensée et ils sont alors un mal nécessaire (2nd partie). Face à cette opposition ou contradiction, nous cherchons alors à développer une voie médiane (3ème partie).

 



Communiquer une émotion n'est pas la même chose qu'exprimer une pensée. Dans la perspective cartésienne, les bêtes, même dressées à exprimer par des bruits leur faim ou leur joie, ne peuvent pas davantage parler que des automates, parce que tout comme ces machines elles ne pensent pas : elles sont privées de cette forme de conscience réfléchie qui est le propre de l'homme.Du reste, linguistes et philosophes sont nombreux à confirmer que cette faculté qu'est le langage, loin d'être commune à la plupart des espèces animales, est plutôt ce par quoi l'homme se distingue le plus nettement des bêtes ou des machines. Entre autres différences, on remarquera par exemple, avec le linguiste Benveniste, que le prétendu « langage des abeilles », entièrement prédéterminé par leur programme génétique, se limite à la transmission de deux données (l'existence d'une source de pollen et sa localisation), ne se laisse pas analyser en une série d'éléments distinctifs et n'instaure aucun dialogue. De ce fait, on pourrait être conduit à dénier aux bêtes la possession du langage (entendu comme faculté), et refuser à leurs codes naturels de signaux le statut de langues.Il semble donc tentant de dénier le langage aux bêtes tout autant et en même temps que la raison. Ne pourrait-on douter cependant qu'il existe une intrication nécessaire et originelle, dans l'humanité, entre le langage et la raison . Nous y serions encouragés par Rousseau, pour qui les premières « voix » de l'homme primitif lui auraient été dictées par des passions, comme par exemple, à la rencontre d'un de ses semblables, l'effroi et la surprise. Toutefois, même si Rousseau veut croire que les premières langues furent « passionnées » et chantantes, c'est en prenant soin de distinguer les passions spécifiquement humaines, qui les auraient inspirées, de purs et simples besoins physiologiques.Est-ce dans les mots que nous pensons ?


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