Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur, il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » Partagez-vous ce refus de l'arbitraire romanesque et rejetez-vous, comme Breton, cette passivité que le romancier impose à son lecteur ?

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Des sociologues expliquent certaines attitud ... Vigny écrit dans le Journal d'un poète : « J ... >>
Partager

Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur, il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » Partagez-vous ce refus de l'arbitraire romanesque et rejetez-vous, comme Breton, cette passivité que le romancier impose à son lecteur ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur, il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » Partagez-vous ce refus de l'arbitraire romanesque et rejetez-vous, comme Breton, cette passivité que le romancier impose à son lecteur ?



Publié le : 30/10/2009 -Format: Document en format FLASH protégé

	Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur, il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » Partagez-vous ce refus de l'arbitraire romanesque et rejetez-vous, comme Breton, cette passivité que le romancier impose à son lecteur	?
Zoom
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • manifeste : Texte théorique dans lequel l'auteur exprime son idée, sa vision (théoria, en grec) de l'art ou de la littérature.
  • surréalisme : André Breton a été à la tête pensante du surréalisme, mouvement qui s'est développé dès la fin de la première guerre mondiale. Le surréalisme intègre des idées empruntées au communisme et à la psychanalyse. Sa principale revendication consiste à rejeter le monde dit "réel", celui de la logique et de l'exploitation des classes ouvrières, pour exalter le rêve, espace libérateur par excellence.
  • Breton : André Breton (1896-1966). Écrivain français. Principal fondateur et théoricien du surréalisme.
  • particulier : * Qui concerne un élément d'un ensemble. Questions générales et questions particulières. Ce problème constitue un cas particulier. * Qui concerne un individu.
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
  • Personnage : Personne fictive dans un roman.
  • tout : La totalité sans exception.
  • bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • pouvoir : Du latin populaire potere, réfection du latin classique posse, «être capable de ». 1° Verbe : avoir la possibilité, la faculté de. 2° Avoir le droit, l'autorisation de. 3° Nom : puissance, aptitude à agir. 4° En politique, ressource qui permet à quelqu'un d'imposer sa volonté à un autre, autorité. 5° Employé seul (le pouvoir), les institutions exerçant l'autorité politique, le gouvernement de l'État.
  • Livre : Le livre naît en 1448 avec l'invention de Gutenberg. L'imprimerie crée ainsi un objet à la fois unique et reproductible à l'infini.
  • faute : Manquement intentionnel au devoir, à la morale ou à la loi. Contrairement au terme de péché, la faute n'a pas de connotation religieuse.
  • arbitraire : Se dit d'un pouvoir politique qui agit sans tenir compte de la légalité. «Qui dépend de la seule volonté, ne procède pas d'un ordre préétabli ou naturel, n'est pas lié par l'observation de règles.».
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.

« Le seul mot de liberté est tout ce qui m'exalte encore », l'aveu flotte en étendard dès les premières pages du Manifeste du surréalisme. Car « liberté », tel est bien le maître-mot de cette « révolution surréaliste » dont André Breton va être le plus zélé promoteur. Il s'agit bien de rendre à l'imagination son pouvoir, dans le domaine de l'art en général, de la littérature en particulier. C'est pourquoi le roman et les romanciers deviennent une cible de choix. Les romans livrent leurs lecteurs aux écrivains : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune des hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comme s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur ; il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » La seule liberté qui reste au lecteur de romans : interrompre sa lecture.
 Le refus est net. Breton l'illustrera par la suite à propos d'une page de Crime et châtiment : Non, il ne rentrera pas avec Raskolnikov dans cette petite chambre tapissée de papier jaune ! Pourquoi cette chambre-ci, pas une autre ? Pourquoi ce papier jaune ? A quoi bon suivre Dostoïevski ? Pourquoi subir cette manifestation-là de son arbitraire de créateur ?




Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : 	Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur, il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » Partagez-vous ce refus de l'arbitraire romanesque et rejetez-vous, comme Breton, cette passivité que le romancier impose à son lecteur	? Corrigé de 1646 mots (soit 3 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur, il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » Partagez-vous ce refus de l'arbitraire romanesque et rejetez-vous, comme Breton, cette passivité que le romancier impose à son lecteur ?" a obtenu la note de : aucune note

Sujets connexes :

Cacher les ressources gratuites

Problématique

Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

Quelle est la couleur de la tomate ?

Avertissement de respect de copyright. Respect des règles orthographique (pas de langage SMS).



Ressource précédenteRessource suivante

Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur, il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » Partagez-vous ce refus de l'arbitraire romanesque et rejetez-vous, comme Breton, cette passivité que le romancier impose à son lecteur ?

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :
Podcast philo