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Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur, il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » Partagez-vous ce refus de l'arbitraire romanesque et rejetez-vous, comme Breton, cette passivité que le romancier impose à son lecteur ?

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Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur, il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » Partagez-vous ce refus de l'arbitraire romanesque et rejetez-vous, comme Breton, cette passivité que le romancier impose à son lecteur ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur, il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » Partagez-vous ce refus de l'arbitraire romanesque et rejetez-vous, comme Breton, cette passivité que le romancier impose à son lecteur ?



Publié le : 30/10/2009 -Format: Document en format FLASH protégé

	Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur, il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » Partagez-vous ce refus de l'arbitraire romanesque et rejetez-vous, comme Breton, cette passivité que le romancier impose à son lecteur	?
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  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • manifeste : Texte théorique dans lequel l'auteur exprime son idée, sa vision (théoria, en grec) de l'art ou de la littérature.
  • surréalisme : André Breton a été à la tête pensante du surréalisme, mouvement qui s'est développé dès la fin de la première guerre mondiale. Le surréalisme intègre des idées empruntées au communisme et à la psychanalyse. Sa principale revendication consiste à rejeter le monde dit "réel", celui de la logique et de l'exploitation des classes ouvrières, pour exalter le rêve, espace libérateur par excellence.
  • Breton : André Breton (1896-1966). Écrivain français. Principal fondateur et théoricien du surréalisme.
  • particulier : * Qui concerne un élément d'un ensemble. Questions générales et questions particulières. Ce problème constitue un cas particulier. * Qui concerne un individu.
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
  • Personnage : Personne fictive dans un roman.
  • tout : La totalité sans exception.
  • bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • pouvoir : Du latin populaire potere, réfection du latin classique posse, «être capable de ». 1° Verbe : avoir la possibilité, la faculté de. 2° Avoir le droit, l'autorisation de. 3° Nom : puissance, aptitude à agir. 4° En politique, ressource qui permet à quelqu'un d'imposer sa volonté à un autre, autorité. 5° Employé seul (le pouvoir), les institutions exerçant l'autorité politique, le gouvernement de l'État.
  • Livre : Le livre naît en 1448 avec l'invention de Gutenberg. L'imprimerie crée ainsi un objet à la fois unique et reproductible à l'infini.
  • faute : Manquement intentionnel au devoir, à la morale ou à la loi. Contrairement au terme de péché, la faute n'a pas de connotation religieuse.
  • arbitraire : Se dit d'un pouvoir politique qui agit sans tenir compte de la légalité. «Qui dépend de la seule volonté, ne procède pas d'un ordre préétabli ou naturel, n'est pas lié par l'observation de règles.».
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • romancier : [Vieux] Auteur d\'?uvres en ancien et moyen français. Auteur de romans.

« Le seul mot de liberté est tout ce qui m'exalte encore », l'aveu flotte en étendard dès les premières pages du Manifeste du surréalisme. Car « liberté », tel est bien le maître-mot de cette « révolution surréaliste » dont André Breton va être le plus zélé promoteur. Il s'agit bien de rendre à l'imagination son pouvoir, dans le domaine de l'art en général, de la littérature en particulier. C'est pourquoi le roman et les romanciers deviennent une cible de choix. Les romans livrent leurs lecteurs aux écrivains : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune des hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comme s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur ; il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » La seule liberté qui reste au lecteur de romans : interrompre sa lecture.
 Le refus est net. Breton l'illustrera par la suite à propos d'une page de Crime et châtiment : Non, il ne rentrera pas avec Raskolnikov dans cette petite chambre tapissée de papier jaune ! Pourquoi cette chambre-ci, pas une autre ? Pourquoi ce papier jaune ? A quoi bon suivre Dostoïevski ? Pourquoi subir cette manifestation-là de son arbitraire de créateur ?




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Corrigé : 	Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur, il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » Partagez-vous ce refus de l'arbitraire romanesque et rejetez-vous, comme Breton, cette passivité que le romancier impose à son lecteur	? Corrigé de 1646 mots (soit 3 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. On ne m'épargne aucune hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au petit bonheur, il ne m'est laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » Partagez-vous ce refus de l'arbitraire romanesque et rejetez-vous, comme Breton, cette passivité que le romancier impose à son lecteur ?" a obtenu la note de : aucune note

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Problématique

?) Êtres de papier que l'on suit, que l'on voit évoluer (comme s'il s'agissait de vraies personnes). III- L'auteur en fait-il trop ? Trop décrire un personnage, est-ce freiner l'imagination du lecteur ? A- Le choix du « Nouveau roman » • Les auteurs de la vague du Nouveau Roman ont choisi d'abolir le héros et de confier la représentation d'un monde énigmatique à des individualités transparentes. • Nouveaux romanciers refusent et critiquent l'importance donnée au héros => héros inexistants. Évoquez par exemple L'époque actuelle est plutôt celle du numéro matricule de Robbe-Grillet. B- L'imagination • L'auteur peut peindre son personnage tout en laissant des imprécisions. Cf. Manon Lescaut et Mme de Clèves : on sait qu'elles sont très très belles et blondes mais c'est au lecteur de se les représenter. • Dans le roman, l'auteur ne peut pas tout dire => le lecteur peut s'imaginer la suite en fonction de sa propre interprétation.

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Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

C'est de très mauvaise foi qu'on nous contesterait le droit d'employer le mot SURRÉALISME dans le sens très particulier où nous l'entendons car il est clair qu'avant nous ce mot n'avait pas fait fortune. Je le définis donc une fois pour toutes : SURRÉALISME. n. m. Automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer (...) le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. ENCYCL. -Philos. Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée., A. BRETON, Manifeste du surréalisme, p. 41-42 (1924).

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"Ce n'est pas la crainte de la folie qui nous forcera à laisser en berne le drapeau de l'imagination. André Breton, Manifeste du surréalisme.

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Nourris des théories de Freud, les surréalistes vont pouvoir décliner le fameux procédé d\' « automatisme psychique pur », défini en 1924 par Breton dans Le Manifeste du surréalisme.

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.1 André Breton, surtout, fait ses délices. Il -(le Révérend Père Duployé) ne nous cache pas «qu'il donnerait un quarteron de -Thérèse Desqueyroux et du -Mystère Frontenac pour une page d'-Arcane 17». Voyez si je fais peu le poids!, F. MAURIAC, le Nouveau Bloc-notes 1958-1960, p. 212.

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J'estime qu'il eût été de toute nécessité (...) que chacun de ceux qui se détachaient ainsi du surréalisme mît idéologiquement celui-ci en cause (...), A. BRETON, 2Ëe Manifeste du surréalisme, p. 121, -in T.L.F.

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(...) ces phrases du pré-sommeil dont j'ai été amené à dire en 1924, dans le -Manifeste du surréalisme, qu'elles -cognaient à la vitre., A. BRETON, l'Amour fou, IV, p. 79.

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Certains Cercles de la montagne sont uniquement constitués de paysans et de paysannes qui n'ont aucune rupture dans leurs manifestations festivales. L'authenticité de leurs danses et de leurs chants est éclatante, outre qu'ils parlent tous un breton qui coule de source., P.-J. HÉLIAS, le Cheval d'orgueil, p. 522.

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"Ajoutons enfin, sur les grands avantages qui doivent résulter pour le commerce d'une paix générale et perpétuelle, qu'ils sont bien en eux-mêmes certains et incontestables, mais qu'étant communs à tous, ils ne seront réels pour personne, attendu que de tels avantages ne se sentent que par leurs différences, et que pour augmenter sa puissance relative on ne doit chercher que des biens exclusifs." Rousseau, Oeuvres complètes, tome III, page 591 à page 600 Pléiade

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Et cette «aventure innocente», si courte et presque irréelle, ne vous aura pas laissé le temps d'arriver à la lassitude. Ce sera, dans votre vie, une page sans verso., LOTI, les Désenchantées, III, XII.

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