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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
- bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
Extrait du corrigé :DÉSIR (lat. de-siderare, regretter l'absence d'un astre -sidus)
Désirer, c'est tendre consciemment vers ce que l'on aimerait posséder. Le désir est conscience d'un manque. Comme conscience, il est le propre de l'homme dans la mesure où seul celui-ci est capable de représentations intellectuelles (l'animal a des besoins»). « Le désir est l'idée d'un bien que l'on ne possède pas mais que l'on espère posséder » (Malebranche). Comme manque, il est aussi spécifiquement humain dans la mesure où ne manque jamais que ce qu'on a le souvenir d'avoir possédé et le regret d'avoir perdu. Le désir se définit donc paradoxalement comme nostalgie, en son essence insatisfait; impossible espoir de retrouver ce qui appartient à un passé révolu. Le désir, en définitive, se nourrit du fantasme de ressusciter le bonheur enfui : il est une impuissante révolte contre l'irréversible.
HEUREUX / HEUREUSE: Qui jouit du bonheur, qui est durablement content de son sort.
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Le corrigé du sujet " Dans quelle mesure le désir d'etre heureux nous empêche t-il de l'etre ?" a obtenu la note de : aucune note
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Analyse du sujet :
Problématique :
Ce sujet porte sur les liens entre le désir et le bonheur ainsi que sur leur différence de nature. D’emblée, le désir du bonheur est présenté comme un obstacle à la réalisation effective du bonheur. On se donne pour objectif de déterminer jusqu’à quel point cet affirmation est vraie.
C’est donc le problème du désir et de la possibilité de sa réalisation qui est ici mis en relief. Pourquoi le fait de désirer quelque chose rend impossible la réalisation de ce désir, la concrétisation de cette chose ? L’objet du désir n’est-il pas toujours de l’ordre de l’inaccessible ? Désirons nous ce qu’il est en notre pouvoir d’acquérir ou bien notre désir dépasse t-il cette dimension pour s’inscrire dans celle de l’impossible ? Par ailleurs, même s’il est évident que l’on souhaite réaliser ses désirs, ceux-ci sont-ils toujours réalisables effectivement ? Au-delà de l’objet sur lequel il se porte, la nature du désir n’est-elle pas de rester désirante ? L’objet du désir ne se déplace t-il pas à l’infini ?
Or, le bonheur se caractérise pas un état de satisfaction durable qui s’oppose au mouvement et à la fugacité du désir.
Face à ce constat, jusqu’où le désir du bonheur s’avère t-il handicapant dans le fait d’être heureux ?
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