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Sujet : Dans quelles circonstances a-t-on le droit de mentir ?

Définitions des termes :
  • circonstance : Cas, événement, conjoncture, contexte.
  • droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).

Extrait du corrigé :   II- Non-sens de la morale kantienne.               On a reproché à Kant son formalisme à raison, et aussi, à tort peut-être d'avoir thématisé une morale lâche « aux mains propres ». Or on peut très bien retourner l'argument, suivant l'exemple que nous avons donné, le cas est connu, nous ne devons même pas mentir pour protéger un ami qui serait pourchassé et menacé. Certes en disant la vérité nous restons du côté de la loi du plus fort, nous « collaborons », or d'un point de vue moral c'est bien là avoir les mains sales.             Le souci kantien de vouloir fonder une morale épurée conduit donc à une théorie certes solide mais un peu vaine, Kant le reconnaît lui-même, il est tout à fait conscient des critiques auxquelles il s'expose et sait que selon ses critères il n'y a peut-être jamais eu au monde une seule action vertueuse. Il convient donc de dissocier la question de savoir s'il y a (parfois !) un droit de mentir, de la propension kantienne à délimiter une morale parfaite.             Postuler qu'on doit absolument dire la vérité c'est se risquer à une confusion très grave : ne plus distinguer les lois du langage des lois de la morale. Dissocier langage et vérité ce n'est pas nécessairement une infraction morale. Si l'on ment toujours dans un certain but et que le mensonge consiste à dire le faux il ne faut pas en conclure que c'est là une faute : ce serait présupposer une correspondance entre le faux et le mal. Mais si le faux, la contrefaçon était mal en soi, si nous devions vivre toujours dans la plus grande transparence, sans simulacres ni hypocrisie, la vie serait ennuyeuse et impossible parce que le mensonge est bien plus un symptôme du principe de réalité que du mal.

	Dans quelles circonstances a-t-on le droit de mentir 	?

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Définitions

  • circonstance : Cas, événement, conjoncture, contexte.
  • droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).

Problématique

Le mensonge est un thème au carrefour de plusieurs interrogations philosophiques. Il met en effet en jeu notre rapport à autrui, les possibilités du langage ou encore la place de la vérité. Comme on le sait le mensonge est, d’après la Bible, un pêché ; toutefois nous verrons que la morale ne saurait, sans s’exposer à d’inextricables difficultés, condamner absolument le mensonge. La question « a-t-on parfois le droit de mentir ? » devrait donc se dédoubler en celle-ci : mentir n’est-ce pas parfois un devoir ? En effet s’il faut justifier un droit ne faut-il pas invoquer un devoir ?



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