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Sujet : Est-ce dans la solitude que l'on prend conscience de soi ?

Définitions des termes :
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.

Extrait du corrigé : Ainsi chez Descartes, la conscience est un sujet qui se réfléchit lui-même en dehors du monde, à côté des choses. C'est en niant le monde que la conscience se découvre. Elle se pose dans la réflexion comme nature simple, absolue. Elle jaillit directement et immédiatement dans sa résistance à tous les efforts du doute. Chez Bergson la conscience de soi est aussi immédiate, elle est l'objet d'une saisie intuitive qui met l'homme de plain-pied au contact de son être.- La thèse opposée affirme qu'on ne peut être conscient de soi sans l'intermédiaire du monde extérieur et surtout d'autrui (cette position est celle de Hegel mais aussi celle de la phénoménologie). RECHERCHE DES IDÉES, DES RÉFÉRENCES Du cours, il convient ici d'utiliser les éléments de réflexion se rapportant au cogito (chapitre premier :»La conscience comme réalité en soi») et à sa critique (chapitre deuxième : «La conscience comme relation au corps, au monde, à autrui»).On se rapportera aussi à la lecture de l'oeuvre de Bergson, l'Essai sur les données immédiates de la conscience pages 44 à 49 et au texte de Hegel extrait de l'Esthétique présenté et analysé p. 69.Les principales références sont :Descartes, Méditations métaphysiques (Première et Deuxième).

Est-ce dans la solitude que l'on prend conscience de soi ?

Corrigé : Est-ce dans la solitude que l'on prend conscience de soi ? Corrigé de 1404 mots (soit 2 pages) directement accessible

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Définitions

  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.

Problématique

L’interrogation « est-ce (…) que (…) » indique d’emblée que l’on s’interroge sur la condition dans laquelle on accomplit un acte, cette condition étant ici la solitude, et l’acte, le fait de prendre conscience de soi. Il va falloir évaluer le degré de pertinence de l’affirmation qui pose cette condition à l’accomplissement cet acte.

La solitude, d’abord, peut se définir comme un éloignement – provisoire ou radical et définitif – des autres. On pourrait aussi lui donner un sens plus fort, comme étant l’état de celui qui n’a jamais connu l’autre. Si l’on considère que la proposition du sujet est pertinente, il faudra donc travailler aussi sur le type de solitude qui donne accès à la prise de conscience de soi.

L’expression « prendre conscience de soi » pose davantage de problèmes. Le terme « prendre » montre qu’il est ici fait référence à un acte, à un mouvement, à une activité dynamique, et non pas à un état statique, à un contenu de pensée acquis une fois pour toutes. Avoir conscience de soi, c’est se sentir comme individu distinct, doté d’une identité propre et unique ; c’est peut-être aussi avoir une connaissance de cet individu.

Le sujet met en question le processus d’acquisition de cette conscience de soi en ce qui concerne ses conditions, en posant le problème de la prise de conscience qu’a l’individu de lui-même par opposition à la collectivité. Un état de solitude absolue semble difficilement concevable – il pourrait cependant servir de modèle théorique  -, on peut travailler donc en premier lieu sur la question suivante : une solitude momentanée et relative peut-elle m’aider à prendre conscience de ce que je suis ou de qui je suis ? Cela demande que l’on s’interroge sur le rôle du rapport à autrui dans le processus de prise de conscience de soi – autrui est-il un obstacle, ou au contraire une référence, un miroir, un juge utile ? On pourra ensuite évaluer le degré ou le type de solitude nécessaires – la solitude permanente est-elle seule garante d’une prise de conscience de soi pertinente ? est-elle au contraire un état empêchant toute conscience de soi, ou rendant celle-ci fausse et illusoire ? est-elle un état qu’il faut adopter de manière passagère pour prendre conscience de soi ? Le présupposé contenu dans le sujet, et qui est que l’autre m’éloigne de moi-même, m’en divertit, est-il pertinent ?



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