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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
- désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
Extrait du corrigé : Ainsi le sujet du vouloir ressemble à Ixion attaché sur une roue qui ne cesse de tourner, aux Danaïdes qui puisent toujours pour remplir leur tonneau, à Tantale éternellement altéré. » SCOPENHAUER, Le Monde comme volonté et comme représentation. 1.2 L'homme est condamné à être déçu par le désir. « -Essaye donc aussi, reprit Socrate, à propos de l'Amour, de nous dire s'il est amour de quelque chose ou de rien. - Il est certainement l'amour de quelque chose. - Garde donc dans ta mémoire, dit Socrate, de quoi il est amour, et réponds seulement à ceci : l'Amour désire-t-il ou non l'objet dont il est amour ? - Il le désire, répondit-il. Mais, reprit Socrate, quand il désire et aime, a-t-il ce qu'il désire et aime, ou ne l'a-t-il pas ? - Vraisemblablement il ne l'a pas, dit Agathon.
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Le corrigé du sujet " La déception est-elle inhérente a la nature du désir ?" a obtenu la note de : aucune note
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Définition des termes : Nous sommes déçus quand ce qui arrive ne répond pas à nos attentes, à nos espoirs. La déception est donc l’indice d’un hiatus entre la réalité et ce que nous attendons d’elle. Elle est un terme relatif. En effet nous pouvons être déçus par quelque chose ou par quelqu’un. Par exemple quand un ami nous avait fait la promesse d’être présent à un évènement important pour nous, nous sommes déçus qu’il n’ait pas tenu sa promesse. Mais cet ami pouvait avoir de bonnes raisons de ne pas venir, comme le fait de devoir secourir quelqu’un par exemple. Cet exemple nous permet de distinguer deux sources possibles de la déception. Soit le tort provient de la personne ou de la chose qui pouvaient répondre à notre attente (mon ami n’avait rien de prévu, il avait juste oublié sa promesse). Soit le tort provient du sujet de la déception qui avait des attentes irréalisables (mon ami ne pouvait préférer abandonner une personne en danger pour être présent à cet évènement). Dans ce dernier cas nous pouvons parler de mécompte, dans le premier cas nous pouvons parler de désappointement, la déception étant accompagnée de mécontentement. Ce qui est inhérent à est ce qui est lié nécessairement à. Donc le sujet nous invite à réfléchir sur la relation qu’il y a ou qu’il peut y avoir entre la déception et le désir et sur la nature de cette relation. Ce qui caractérise le désir est qu’il vise toujours ce que l’on ne possède pas, en ce sens il est manque, et une fois que l’on arrive à nos fins le désir de l’objet s’éteint et porte sur un autre objet, le désir est donc insatiable.
Problématique : Le désir comme manque pose le problème de l’éternelle insatisfaction qui rend l’homme désabusé. Mais si le désir ne provoquait pas cette déception, c’est-à-dire s’il procurait à l’homme satisfaction, il provoquerait alors sa propre extinction. D’autre part si l’homme face au désir n’était habité par aucune attente, et donc ne risquait pas d’être déçu, serait-il encore porté à désirer, n’aboutissons-nous pas, là aussi, à une destruction du désir ?
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