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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
- intérêt : a) ce qui importe, ce qui est à son avantage, ce qui fixe l'attention. 2) Ce qui est utile à un individu (intérêt personnel) ou à plusieurs (intérêt général).
- privilège : Avantage.
- même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
- chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
Extrait du corrigé : De fait, les notions de droit, d'intérêt et de privilège, d'abord notions légitimes, seront légalisées à partir du « contrat » passé entre les hommes, reconnaissant l'établissement d'une instance propre à installer l'ordre et la cohésion au sein de la communauté. La « loi » permettra de créer cet ordre en reformulant la notion de droit. En s'y soumettant librement, les individus acceptent de remettre leur liberté première (leurs droits, intérêts et privilèges) à celui ou ceux qu'ils élisent pour préserver le droit et l'intérêt « commun ». Ils acceptent en fait de perdre ceux-ci au profit du gouvernant qui leur redonnera sous une nouvelle forme qui tiendra compte de cette exigence d'ordre et de paix commune. Mais si nous nous tournons vers l'idée que Calliclès (Cf. Platon, Le Gorgias) se fait du droit, alors c'est la nature qui prime : le « droit du plus fort » est consacré naturellement. Il est ce droit naturel qu'à le plus fort de dominer le plus faible. En cela Calliclès condamne l'usage que fait Socrate de la nature et de la loi, jetant la confusion dans les esprits puisqu'il en appelle de l'une à l'autre systématiquement pour servir son argumentation. Mais la loi est naturelle, réitère Calliclès, et celle - artificielle - édictée par les « faibles » n'est faite que pour qu'ils puissent se prémunir de l'action des « forts ». Une première conséquence est la suivante : les « forts » ont un droit, un intérêt et un privilège naturel : celui de dominer.
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Le corrigé du sujet "Défendre ses droits, défendre ses intérêts, défendre ses privilèges: est-ce la même chose ?" a obtenu la note de : aucune note
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