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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- intérêt : a) ce qui importe, ce qui est à son avantage, ce qui fixe l'attention. 2) Ce qui est utile à un individu (intérêt personnel) ou à plusieurs (intérêt général).
- état : 1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit). 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. L'État c'est le gouvernement et l'ensemble des structures par lesquelles il manifeste son autorité. 3) État de droit: tout État qui s'applique à respecter la personne et à garantir les libertés individuelles. 4) Raison d'État: motif d'intérêt public invoqué par l'État pour justifier une action contraire à la loi ou à la morale.
- pouvoir : Du latin populaire potere, réfection du latin classique posse, «être capable de ». 1° Verbe : avoir la possibilité, la faculté de. 2° Avoir le droit, l'autorisation de. 3° Nom : puissance, aptitude à agir. 4° En politique, ressource qui permet à quelqu'un d'imposer sa volonté à un autre, autorité. 5° Employé seul (le pouvoir), les institutions exerçant l'autorité politique, le gouvernement de l'État.
- politique : 1) comme adjectif, qui a rapport aux affaires publiques, à l'État. 2) Comme nom au féminin: science ou art de diriger les affaires publiques, de gouverner un État. 3) Comme nom masculin, personne qui gouverne.
Extrait du corrigé : B/ Pourtant, s'estimer au-delà de toute morale au nom d'une Realpolitik conduit à annihiler toute possibilité d'établir un droit international et ramène tous les Etats à l'état de guerre continuelle (cf. article « Raison d'Etat » dans l'Encyclopédie de Diderot & d'Alembert). Or, comme il n'est pas dans l'intérêt de l'Etat de s'exposer en permanence à la guerre, il en découle que même en termes de politique internationale, la morale s'impose, au moins de manière relative. C/ Les Encyclopédistes justifient pourtant, en cas de crise, l'usage de la raison d'Etat sur le plan intérieur : si le contrat social établit la supériorité du tout sur la partie, alors on peut, dans certains cas, sacrifier celle-ci à celui-là, et le souverain « gémira de la nécessité qui l'oblige de sacrifier quelques-uns des membres pour le salut réel de toute la société. » (op.cit.) Seconde partie A/ Mais comme le montre Zola lors de l'Affaire Dreyfus, sacrifier un Juif innocent sur l'autel de la Patrie (cf. A.-G. Slama, « Maurras ou le mythe d'une droite révolutionnaire » in L'Histoire, 2002), ce n'est pas causer du tort uniquement à un individu-bouc émissaire, mais renier les idéaux de justice et d'humanité aux nom desquels la République a été fondée, dès 1789.
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Le corrigé du sujet " La défense des intérêts de l'État par le pouvoir politique justifie-t-il le recours à des pratiques immorales ?" a obtenu la note de : aucune note
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La raison d’Etat, ou l’appel aux intérêts supérieurs de l’Etat, est invoquée par les politiques lorsqu’ils veulent justifier le recours à des pratiques immorales. On fait alors valoir que si la morale garde sa valeur du point de vue des relations interpersonnelles, la défense des intérêts de l’Etat concerne la collectivité toute entière et peut exiger, à ce titre, de sacrifier temporairement celle-ci afin d’assurer la continuité de l’Etat et la survie « de tous ».
Pourtant, la raison d’Etat peut précisément aboutir à l’injustice exercée à l’égard d’un individu ou d’un groupe particulier. Alors ce dévoile le mensonge qui sous-tend la raison d’Etat : « L’Etat, c’est le plus froid de tous les monstres froids. Il ment froidement, et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : « Moi, l’Etat, je suis le Peuple. » (Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, I, « De la nouvelle idole »). Si la défense des intérêts de l’Etat ne coïncide donc pas avec la protection de tous, peut-on encore l’invoquer pour justifier un acte qui déroge à la morale ?
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