La démocratie est-elle le meilleur des régimes ? *
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Aperçu du corrigé : La démocratie est-elle le meilleur des régimes ?
C'est la société qui créé l'Etat afin qu'il protège les intérêts de tous. En ce sens, la démocratie, pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple, semble être le régime politique le meilleur de tous. Mais, même sous sa forme démocratique, l'Etat peut se trouver dans l'incapacité de garantir l'ordre, la justice et la paix sociale. D'autres régimes plus autoritaires sembleraient plus efficaces.
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- [La souveraineté du peuple légitime la démocratie comme le meilleur régime politique possible. Démocratie entendue étymologiquement comme le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple.]
- L'État, dans son essence, est l'expression d'une volonté collective
- Démocratie et souveraineté du peuple
- La démocratie comme fin du politique
- [La démocratie manque d'efficacité pour maintenir ordre et sécurité. Un régime absolutiste est plus réaliste pour assurer la pérennité de l'État. De plus, démocratie rime avec démagogie... ]
- Les avantages de l'absolutisme
- Qu'importe le régime démocratique ou absolutiste, la question est d'acquérir et de conserver le pouvoir
- La connaissance comme pouvoir suprême
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5.5 / 10
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N'est-ce pas le désir insatiable de ce que la démocratie regarde comme son bien suprême qui perd cette dernière ? Quel bien veux-tu dire ? La liberté, répondis-je. En effet, dans une cité démocratique tu entendras dire que c'est le plus beau de tous les biens, ce pourquoi un homme né libre ne saura habiter ailleurs que dans cette cité (...). Or (...) n'est-ce pas le désir insatiable de ce bien, et l'indifférence pour tout le reste, qui change ce gouvernement et le met dans l'obligation de recourir à la tyrannie ? (...). Lorsqu'une cité démocratique, altérée de liberté, trouve dans ses chefs de mauvais échansons (1), elle s'enivre de ce vin pur au delà de toute décence ; alors, si ceux qui la gouvernent ne se montrent pas tout à fait dociles et ne lui font pas large mesure de liberté, elle les châtie (...). Et ceux qui obéissent aux magistrats elle les bafoue et les traite d'hommes serviles et sans caractère. Par contre elle loue et honore, dans le privé comme en public, les gouvernants qui ont l'air de gouvernés et les gouvernés qui prennent l'air de gouvernants. N'est-il pas inévitable que dans une pareille cité l'esprit de liberté s'étende à tout ? (...). Qu'il pénètre, mon cher, dans l'intérieur des familles, et qu'à la fin l'anarchie gagne jusqu'aux animaux ? (...). Or, vois-tu le résultat de tous ces abus accumulés ? Conçois-tu bien qu'ils rendent l'âme des citoyens tellement ombrageuse qu'à la moindre apparence de contrainte ceux-ci s'indignent et se révoltent ? Et ils en viennent à la fin, tu le sais, à ne plus s'inquiéter des lois écrites ou non écrites, afin de n'avoir absolument aucun maître. Je ne le sais que trop, répondit-il. Eh bien ! mon ami, c'est ce gouvernement si beau et si juvénile qui donne naissance à la tyrannie.
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La démocratie est-elle le meilleur des régimes ?