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Dépendre d'autrui, est-ce aliéner sa liberté ?

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Sujet : Dépendre d'autrui, est-ce aliéner sa liberté ?

Aperçu du corrigé : Dépendre d'autrui, est-ce aliéner sa liberté ?



Publié le : 23/8/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Dépendre d'autrui, est-ce aliéner sa liberté 	?
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Dépendre d'autrui, est-ce aliéner sa liberté ?



  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.

Dépendance et aliénation : deux manières de vivre, et la relation avec l’autre (dépendance) et la relation avec soi (aliénation).

Dépendre de quelqu’un d’autre que soi, en tant que je délègue une partie de mes obligations, de mes nécessités à un autre, est-ce le signe d’une aliénation de soi, que je deviens étranger à moi-même ? Est-ce que dépendre d’autrui modifie-t-il mon comportement ?



Etre dépendant c'est déléguer une partie de ses responsabilités, des ses obligations à autrui : être dépendant c'est donc s'aliéner soi-même. II.                Dépendance et aliénation : sommes-nous toujours soi-même, sans forcément dépendre d'autrui ? L'aliénation de soi ne se situe pas nécessairement dans le fait de dépendre de quelqu'un. Mais le regard d'autrui me renvoie à moi-même : l'épisode sartrien de la honte, par exemple. Je fais une grimace dans une vitrine, par exemple dans la rue des Trois Cailloux à Amiens, et là je croise le regard d'un autre que moi : tout à coup la honte m'envahit, mes joues rougissent...Le regard d'autrui m'interpelle, tel un coup de fouet, pour me remettre dans le droit chemin, pour nous renvoyer à nous-même. Même si on ne dépend pas d'autrui, il nous interpelle, malgré tout et m'aliène : je ne suis jamais, ou peu moi-même lorsque autrui est sur mon passage. Son regard me renvoie à moi-même : il est ce qui m'interpelle, me juge...et m'aliène. Je deviens étranger à moi-même : je ne suis plus moi, je me forge un rôle et offre une façade. La dépendance envers quelqu'un de soi n'est qu'une forme d'aliénation particulière : celle d'un autrui en face de moi.
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  • Jade50474 (Hors-ligne), le 22/12/2009 à 22H09.
  • Emilie17555 (Hors-ligne), le 05/01/2009 à 05H16.
  • pierre3742 (Hors-ligne), le 09/10/2008 à 09H13.
  • Mohamed6038 (Hors-ligne), le 07/10/2008 à 07H17.
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    Citations

    • « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers. Tel se croit le maître des autres, qui ne laisse pas d'être plus esclave qu'eux. » Rousseau, Du contrat social, 1762. Antérieurement au contrat social, il n'y a point de liberté concevable pour l'homme. Même le maître est esclave, qui ne tient son pouvoir que de sa force. Qu'il tombe sur un homme plus fort que lui, et le voilà sous le joug d'autrui, d'après le même principe que celui qui l'a fait maître.
    •   « L'impuissance de l'homme à gouverner et à contenir ses sentiments, je l'appelle Servitude. » Spinoza, Éthique, 1677 (posth.)
    •  « L'homme ne saurait être tantôt libre et tantôt esclave : il est tout entier et toujours libre ou il n'est pas. » Sartre, L'Être et le Néant, 1943. L'être de l'homme se confond avec sa liberté. Ainsi l'homme ne cesse d'être libre qu'en cessant de vivre.


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