Dépendre d'autrui, est-ce aliéner sa liberté ? *
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Aperçu du corrigé : Dépendre d'autrui, est-ce aliéner sa liberté ?
Dépendance et aliénation : deux manières de vivre, et la relation avec l’autre (dépendance) et la relation avec soi (aliénation).
Dépendre de quelqu’un d’autre que soi, en tant que je délègue une partie de mes obligations, de mes nécessités à un autre, est-ce le signe d’une aliénation de soi, que je deviens étranger à moi-même ? Est-ce que dépendre d’autrui modifie-t-il mon comportement ?
Etre dépendant c'est déléguer une partie de ses responsabilités, des ses obligations à autrui : être dépendant c'est donc s'aliéner soi-même. II. Dépendance et aliénation : sommes-nous toujours soi-même, sans forcément dépendre d'autrui ? L'aliénation de soi ne se situe pas nécessairement dans le fait de dépendre de quelqu'un. Mais le regard d'autrui me renvoie à moi-même : l'épisode sartrien de la honte, par exemple. Je fais une grimace dans une vitrine, par exemple dans la rue des Trois Cailloux à Amiens, et là je croise le regard d'un autre que moi : tout à coup la honte m'envahit, mes joues rougissent...Le regard d'autrui m'interpelle, tel un coup de fouet, pour me remettre dans le droit chemin, pour nous renvoyer à nous-même. Même si on ne dépend pas d'autrui, il nous interpelle, malgré tout et m'aliène : je ne suis jamais, ou peu moi-même lorsque autrui est sur mon passage. Son regard me renvoie à moi-même : il est ce qui m'interpelle, me juge...et m'aliène. Je deviens étranger à moi-même : je ne suis plus moi, je me forge un rôle et offre une façade. La dépendance envers quelqu'un de soi n'est qu'une forme d'aliénation particulière : celle d'un autrui en face de moi.
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Dépendre d'autrui, est-ce aliéner sa liberté ?