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Extrait du corrigé : Aussi nous demandons-nous s'il ne serait pas possible d'envisager un dieu dont l'existence de pourrait être niée, auquel cas le doute s'évaporerait et il serait enfin totalement raisonnable de croire en ce dieu. III - Le dieu de Spinoza Référence : Spinoza, Éthique (livre I) « DÉFINITIONS I. J'entends par cause de soi ce dont l'essence enveloppe l'existence, ou ce dont la nature ne peut être conçue que comme existante. II. Une chose est dite finie en son genre quand elle peut être bornée par une autre chose de même nature. Par exemple, un corps est dit chose finie, parce que nous concevons toujours un corps plus grand ; de même, une pensée est bornée par une autre pensée ; mais le corps n'est pas borné par la pensée, ni la pensée par le corps. III. J'entends par substance ce qui est en soi et est conçu par soi, c'est-à-dire ce dont le concept peut être formé sans avoir besoin du concept d'une autre chose. IV. J'entends par attribut ce que la raison conçoit dans la substance comme constituant son essence.
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Croyance et raison semble s’exclurent mutuellement : comment en effet la raison qui veut rester honnête peut-elle accepter une proposition (par exemple : « Dieu existe ») alors qu’un doute demeure ? Aussi nous posons nous dans un premier temps la question suivante, qui englobe celle de notre sujet :
Si notre enquête montre que non, alors, a fortiori, il sera déraisonnable de croire en Dieu. Si, en revanche, il est raisonnable de croire, alors, nous serons amenés à nous poser une seconde question :
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