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Y a-t-il des choses indifférentes ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Y a-t-il des choses indifférentes ?



Publié le : 17/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Y a-t-il des choses indifférentes ?
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Par le qualificatif « indifférent «, nous faisons en général référence à une chose neutre, qui ne prend pas de valeur particulière, ni positive, ni négative, pour nous. Un événement indifférent sera ainsi un événement qui nous concerne peu, ou qui nous concerne sans nous affecter réellement, parce qu’un autre événement aurait été pour nous équivalent. Si l’on se demande s’il existe des choses indifférentes, on peut ainsi d’emblée noter que l’on semble entendre, par « chose indifférente «, une chose indifférente par rapport à un sujet, au sens où un même événement peut être indifférent pour une personne et revêtir une valeur pour une autre : il convient ainsi de se demander tout d’abord s’il existe des choses qui seraient indifférentes en elles-mêmes, ou si l’on ne peut parler de choses indifférentes que par rapport à un sujet qui poserait ce jugement. De plus, si l’on pense que les choses indifférentes sont celles qu’un sujet juge comme telles, la question de savoir si de telles choses existent est liée à la question de notre liberté : poser certaines choses comme indifférentes est-il une expression de notre liberté, ou bien notre liberté consiste-t-elle au contraire à poser des valeurs et des préférences, ce qui serait contradictoire avec le concept de chose indifférente ? Après avoir vu qu’il peut exister des choses indifférentes si l’on pense qu’il n’existe pas une vérité ou une justice qui nous seraient accessibles et guideraient nos jugements, nous verrons que l’existence de choses indifférentes peut être plutôt ramenée non pas à la suspension de tout jugement de valeur, mais à une représentation, à un jugement sur ces choses. Nous pourrons alors contester l’existence de telles choses indifférentes en affirmant que rien ne peut être indifférent pour nous en tant que nous sommes des êtres libres.



Sur le plan de la vie pratique, nous pouvons suivre les lois et les coutumes existantes, mais tout en gardant à l'esprit qu'elles ne traduisent pas des valeurs qui seraient fondées en elles-mêmes, et qu'elles sont donc indifférentes au sens où elles pourraient être remplacées par d'autres coutumes et d'autres lois.   2° L'existence de choses indifférentes résulte non de la suspension, mais de l'exercice de notre jugement   On peut dire, comme on l'a vu dans la perspective sceptique, que l'existence de choses indifférentes est basée sur l'impossibilité de conférer aux choses des valeurs qui soient fondées. Cependant, ne peut-on penser que dire qu'une chose est indifférente relève déjà d'un jugement, voire d'une valeur, et qu'il convient ainsi de se demander s'il existe des choses indifférentes en se demandant si certaines choses peuvent prendre pour nous cette valeur ? Dans la perspective stoïcienne, telle qu'elle est défendue notamment par Epictète, les choses se divisent selon deux catégories : les choses qui dépendent de nous et celles qui n'en dépendent pas, et qui sont donc indifférentes. La sagesse et la liberté consistent en effet à ne se préoccuper que des choses qui dépendent de nous, à savoir nos jugements et nos représentations. Les événements du monde sont gouvernés par la Providence, qui n'agit pas selon notre intérêts propres, ces événements relèvent donc de choses indifférentes, et vouloir qu'ils se conforment à nos préférences revient à aliéner notre liberté et à se condamner à être malheureux, puisque leur déroulement ne dépend pas de nous. On voit ainsi que dans cette perspective il existe des choses indifférentes, non pas parce que l'on ne peut savoir quelles choses sont vraies ou justes, mais parce que pour être libre, il convient de juger tout ce qui ne dépend pas de nous comme ayant une valeur indifférente, la seule chose qui dépende de nous et ne soit pas indifférente étant l'exercice de ce jugement.               3° La notion de chose indifférente est difficilement compatible avec notre liberté    Nous venons de voir que juger certaines choses comme indifférentes pouvait être perçu comme la seule manière d'exercer notre liberté, en évitant ainsi de l'aliéner à ce qui n'est pas en notre pouvoir. Cependant, ne peut-on dire que notre liberté consiste à poser des jugements de valeurs, positifs ou négatifs, sur les choses, et à poser des préférences, qui font qu'aucune chose peut nous être indifférente ? Dans la perspective existentialiste défendue par Sartre, c'est notre liberté qui nous définit, la liberté de choisir, par nos choix, nos actes et nos préférences, ce que l'on est.


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