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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
Extrait du corrigé : C'est au contraire parce que nous la désirons que nous la jugeons bonne. Telle est la thèse que l'on doit tirer de Ethique, Troisième partie proposition 6. Selon Spinoza le désir exprime le conatus c'est-à-dire l'effort pour persévérer dans l'être, qui définit l'essence de toute chose : ce que toute chose doit réaliser afin de s'accomplir. Or, le conatus n'est pas spontanément rationnel, il peut aliéner (égarer) l'homme dans des représentations délitantes et illusoires qui expriment certes le conatus mais mutilé et réduit en puissance. A cet égard la connaissance du bien ne se révèle pas sous la forme d'une prescription morale qui nous empêche d'agir à cause de la dissociation qu'elle nous impose entre raison et passion, mais elle s'identifie complètement à la recherche de ce que nous savons être nécessaire à la conservation et à l'affirmation de notre puissance. La libération résulte d'une connaissance et non d'un refoulement du désir, essence de l'homme. « Etre cause adéquate de soi » pour Spinoza c'est parvenir à la pleine maîtrise de soi qui ne peut se réaliser sans la connaissance de soi. Il n'y a donc pas lieu pour Spinoza de rejeter le désir, il faut plutôt connaître les causes qui nous conduisent à désirer et s'en rendre maître. Ainsi la joie désigne le passage d'une perfection moindre à une perfection plus grande. Tandis que la tristesse est le passage d'une plus grande perfection à une moindre perfection.
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Le corrigé du sujet " Le désir fait il la grandeur de l'homme? " a obtenu la note de : aucune note
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Le désir est ambivalent, il est à la fois la marque de notre impuissance, de notre manque et le signe de notre grandeur, puisque c’est le désir qui suscite notre quête de l’infini. Il est à l’image de l’amour décrit par Platon dans le Banquet, mystérieusement situé entre le plein et l’indigence. Il est la marque de la subjectivité, et toute satisfaction est alors une victoire du moi, qui s’exprime et agit à travers ses désirs et grâce à eux. Le désir est également un obstacle dont la volonté doit triompher, la force aveugle ou la tentation à laquelle la raison doit résister. Et on peut être tenté d’affirmer que est dans cette résistance que la subjectivité se manifeste.
L’homme entretient avec le désir des rapports contradictoires. L’ascétisme, par exemple, figure l’idéal d’une humanité enfin délivrée du désir, et nous rappelle que si l’homme est attaché à ses désirs comme à l’expression de sa vie même, il est tout aussi pressé de s’en débarrasser et peut-être habité, par le plus paradoxal d’entre eux : c’est-à-dire la mort du désir.
Si on peut être tout autant pressé de se débarrasser du désir, c’est qu’il n’est pas toujours source de joie, qu’il marque souvent notre faiblesse à nous maîtriser nous-mêmes, et qu’en somme il n’est pas le fait de notre grandeur. Et pourtant qui ne pourrait soutenir Rousseau lorsqu’il affirme : « Malheur à qui n’a plus rien à désirer ! Il perd pour ainsi dire tout ce qu’il possède. On jouit moins de ce qu’on obtient que de ce qu’on espère, et l’on est heureux qu’avant d’être heureux (…) on ne se figure point ce qu’on possède ; l’illusion cesse où commence la jouissance. Le pays des chimères est en ce monde le seul digne d’être habité et tel est le néant des choses humaines, qu’hors l’Etre existant par lui-même, il n’y a rien de beau que ce qui n’est pas. », Rousseau, La nouvelle Héloïse.
Ne faut-il pas pour sortir de cette aporie distinguer différentes sortes de désirs. Ceux qui nous rendent à nous-mêmes, et ceux qui nous égarent ? Ceux qui sont à mêmes de nous rendre maîtres de nous-mêmes, et ceux qui nous font perdre de notre puissance d’agir ?
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