Le désir est-il la marque de la misère de l'homme ?

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Le désir est-il la marque de la misère de l'homme ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Le désir est-il la marque de la misère de l'homme ?



Publié le : 23/3/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Le désir est-il la marque de la misère de l'homme ?
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  • désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
  • marque : Ce qui reste après l'action ou le passage de quelque chose. Signe.
  • dernier homme : Homme médiocre. Ultime produit de l'esclavage engendré par la civilisation.

Le désir se distingue d'une part du besoin, qui renvoie à une nécessité, d'autre part de la passion, qui désigne un phénomène affectif intense et exclusif dominant la vie de l'esprit. Spinoza définit le désir comme « l'appétit avec conscience de lui-même ».
Le désir est-il la marque de la misère de l'homme, comme l'affirme Pascal, ou bien le signe de sa puissance ?



D'autre part, le désir n'est jamais satiable, nous souffrons toujours de désirs inassouvis, que redoublent encore les douleurs physiques de la maladie et de la vieillesse, qui sont le lot des vivants. Bref, à regarder les choses lucidement, la vie est essentiellement faite de souffrance. Bien rares sont les moments de vraie joie. Certes, nous avons l'espoir d'arriver un jour au bonheur par la satisfaction de tous nos désirs : c'est d'ailleurs ce qui nous fait vivre, mais ce n'est qu'illusion vaine. Ce qu'il faut donc, c'est arriver à échapper à la souffrance. Le désir se nourrit du manque Dans le Banquet Platon souligne de manière très marquée cette ambivalence du désir en le décrivant tout d'abord comme manque, le désir est la manifestation en nous de l'aspiration vers quelque chose dont nous avons l'intuition plus ou moins vague, mais que nous ne possédons pas, que nous ne parvenons pas à atteindre. Assimilant le désir à l'amour il en fait le fils d'une mendiante (Pénia, la pauvreté) et de la richesse (Poros, la ressource), cette double origine qui fait du désir un mixte symbolise à la fois le vide en quoi consiste le manque qui le fait naître et la plénitude vers laquelle il tend mais qu'il n'atteint que très difficilement. Voici l'histoire de sa naissance : «  Quand Aphrodite naquit, les dieux célébrèrent un festin, tous les dieux, y compris Poros, fils de Mètis. Le dîner fini, Pénia voulant profiter de la bonne chère, se présenta pour mendier et se tint près de la porte. Or Poros, enivré de nectar, car il n'y avait pas encore de vin, sortit dans le jardin de Zeus, et, alourdi par l'ivresse, il s'endormit.




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    Problématique

    Le plaisir naît de ce qu'un désir est comblé. Mais les désirs vains sont par définition illimités. Le plaisir que leur satisfaction procure est illusoire et ne sert qu'à les relancer. A peine comblé, je veux autre chose, je veux plus ; je ne cesse de désirer, donc de manquer, donc de souffrir. L'homme des désirs vains, du « toujours plus », Platon le comparait déjà à un panier percé ; se condamner à ne jamais être comblé. La première et principale leçon d' Epicure est donc celle-ci : ne pas céder aux désirs vains ; se contenter des désirs naturels. Vivre en accord avec la nature consiste d'abord à ne pas céder au vertiges des désirs illusoires. Epicure les nomme vains, notre époque parlerait d'une course à la consommation. Il y a plus. Certes tout plaisir est un bien en soi. Mais certains plaisirs peuvent se révéler nuisibles. Certes toute souffrance est un mal, mais endurer certaines douleurs peut se révéler utile.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    LE DÉSIR HUMAIN "Le désir est l'essence même de l'homme, c'est-à-dire l'effort par lequel l'homme s'efforce de persévérer dans son être." Spinoza, Éthique, 1677.

    Ajouté par webmaster

    (Le désir) crie toujours la misère, et il s'en faut qu'il soit tendre et beau comme on le croit généralement: il est dur, desséché, il va nu-pieds et n'a pas de maison... c'est qu'il a la nature de sa mère (Pauvreté, pénia) et que la misère ne le lâche pas." Platon, Le Banquet.

    Ajouté par webmaster

    (...) l'archipel de la Manche dessine le triangle. Quand on regarde sur une carte, ce qui est la vue à vol d'oiseau de l'homme, les Channel's Islands, un segment de mer triangulaire se découpe entre ces trois points culminants, Aurigny, qui marque la pointe nord, Guernesey, qui marque la pointe ouest, Jersey, qui marque la pointe sud., HUGO, l'Archipel de la Manche, XI.

    Ajouté par webmaster

    «Tout l'univers apprend à l'homme ou qu'il est corrompu ou qu'il est racheté. Tout lui apprend sa grandeur ou sa misère.» Ces articles me semblent de grands sophismes. Pourquoi imaginer toujours que Dieu, en faisant l'homme, s'est appliqué à exprimer grandeur et misère? quelle pitié!, VOLTAIRE, Dernières remarques sur les Pensées de Pascal, LXXII.

    Ajouté par webmaster

    (...) il est également dangereux à l'homme de connaître Dieu sans connaître sa misère, et de connaître sa misère sans connaître le Rédempteur qui l'en peut guérir., PASCAL, Pensées, VIII, 556.

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    En voyant l'aveuglement et la misère de l'homme, en regardant tout l'univers muet, et l'homme sans lumière, abandonné à lui-même, et comme égaré dans ce recoin de l'univers (...), PASCAL, Pensées, t. III, 693.

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    (...) ils nous ont appris (...) que le Rédempteur serait spirituel, qu'il y aurait deux avènements : l'un de misère pour abaisser l'homme superbe, l'autre de gloire, pour élever l'homme humilié (...), PASCAL, Pensées, t. III, 678.

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    On accomplit une mauvaise action, on met sa marque dessus., HUGO, l'Homme qui rit, II, V, 2.

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    Le langage devenait un intermédiaire entre l'homme et son désir, entre l'homme et son travail, comme il y a des intermédiaires entre le producteur et le consommateur., SARTRE, Situations I, p. 202.

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    Quelle est la couleur de la tomate ?

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