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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- désirer : Tendre vers un objet que l'on se représente comme source possible de satisfaction ou de plaisir.
- forcément : Nécessairement, obligatoirement.
- souffrir : • Éprouver douloureusement. • Éprouver une douleur physique ou morale. • Supporter la douleur, la fatigue.
Extrait du corrigé : Chez la plante qui , par un effort poursuivi à travers des formes de plus en plus nobles, aboutit enfin à la graine, « qui est un point de départ à son tour : et cela répété jusqu'à l'infini ». Chez les bêtes aussi. Mais plus la conscience s'élève et plus la misère va croissant, plus la souffrance est grande. De toutes les formes de vie, c'est la vie humaine qui est la plus douloureuse et celle-ci « oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l'ennui ». souffrance quand le désir n'est pas satisfait, ennui quand la volonté vient à manquer d'objet ou quand une prompte satisfaction vient lui enlever tout motif de désirer. L'homme est-il arrêté par quelque obstacle dressé entre lui et son but immédiat ? voilà la souffrance. Atteint-il son but ? C'est la satisfaction. Soit, mais pour combien de temps ?
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Le corrigé du sujet "Désirer est-ce forcément s'exposer à souffrir ?" a obtenu la note de : aucune note
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A voir la question, il est souligné d'emblée une certaine interdépendance entre le désir et la souffrance. Mais, au delà de cette relation, il nous est d'abord possible de remettre complètement en question le fait que ces deux termes soit unis. La souffrance, en effet, semble de prime abord le contraire du désir. Si nous désirons quelque chose, nous mettons tout en œuvre pour l'obtenir, et il en ressort une certaine activité, une joie dans l'organisation de nos actions et de notre temps. La souffrance ,ce serait bien plutôt ne rien avoir à désirer, succomber au repos, à l'ennui, à la léthargie. A l'inverse, le désir augmenterait notre pouvoir sur les choses (par les mises en œuvre qu'il requiert pour sa satisfaction) et en même temps sa satisfaction elle-même nous conduirait à la joie. Cependant, le caractère éphémère du désir comme de la souffrance nous invite à les rapprocher. Ceux-ci seraient essentiellement liés au point que tout ce qui aurait trait à l'un aurait trait également à l'autre. N'y a-t-il désir que parce qu'il y a souffrance? La souffrance semble révéler qu'il nous manque quelque chose. Or, le désir vise peut-être à combler ce manque et à nous soulager. Dans ce cas, c'est parce que nous souffrons que nous désirons, ce dernier se présentant alors comme un remède. Mais cela est loin d'être la seule relation possible entre ces deux termes. C'est peut-être à l'inverse parce que nous désirons que nous souffrons. La souffrance serait alors identifié au fait de devoir sans cesse essayer d'acquérir et de posséder ce que nous désirons. Nous serions dans ce cas tiraillés par un désir qui chercherait sans cesse sa satisfaction. Dès lors, la question se pose de savoir si le désir est la cause de la souffrance ou en est le remède . Il nous restera alors à chercher s'il est possible et même raisonnable de chercher à combattre les désirs par la raison, et quelle forme peut prendre ce combat.
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