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Aperçu du corrigé : Desirer



Document transmis par : Paro-200575


Publié le : 11/2/2013 -Format: Document en format HTML protégé

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« Le désir me dit que le réel ne suffit pas ». Si, comme l’affirmait Jean-Paul Sartre, le désir est la marque d’un manque, d’une absence dans notre réalité, d’une insuffisance dans ce qui nous entoure, si « le réel ne suffit pas » c’est bien que l’origine même du désir est souffrance et que le désir lui-même est source de peine tant que sa fin n’a pas été atteinte. En effet, si je désire manger parce-que j’ai faim, je souffre d’abord de l’absence de nourriture qui fait naître en moi le désir de manger et tant que je ne me serais pas sustenter, je souffrirais de ce désir. Admettons maintenant que mon désir ait été assouvi et que j’ai mangé, là encore je peux ressentir peine et frustration, si par exemple j’avais imaginé un festin de roi et que je me suis contenté de combler l’absence de nourriture par du pain et de l’eau. Nous ressentons bien souvent des déceptions lorsque nos désirs ont été réalisés : pendant tout le temps où je désire, je suis dans l’imaginaire et non pas dans le réel ce qui pose l’imagination comme lieu du désir, comme ce qui le forge et l’alimente, l’imaginaire cristallise l’objet de mon désir, l’embellit, l’idolâtre. Ainsi, l’objet du désir tel que l’imaginaire me le présente est bien souvent plus attrayant que ce qu’il est en réalité ce qui provoque de la frustration et de la souffrance lorsque de l’imaginaire, l’objet du désir devient réel parce qu’il est accompli. Tout se passe comme si je voyais au loin un objet brillant de mille feux, ressemblant à un magnifique trésor et que dès que je m’en approche je me rende compte que ce n’est qu’un simple bâton recouvert par le sel qui l’a cristallisé. L’objet de mon désir n’est en fait qu’un simple bâton que l’imaginaire a cristallisé (le sel). Dès lors, il paraîtrait que le désir soit absolument, forcément, nécessairement accompagné de souffrance. Néanmoins, tout un chacun aspire à être heureux et justement le désir, en se tournant vers sa propre fin (qui est d’être satisfait), ne renvoie-t-il pas à un espoir d’être plus heureux demain ? Le désir apparaît alors comme une promesse de bonheur, comme le rêve compensateur de l’humain : le bonheur réside justement dans le fait d’imaginer, et donc de désirer. Si désirer signifie toujours souffrir alors l’absence de désir pourrait apparaître comme un moyen d’accéder au bonheur. Mais le bonheur n’est-il pas en vérité qu’un idéal de l’imagination, ne prend il pas son essence dans les désirs eux-mêmes ? S’il paraît évident que certains désirs sont sources de souffrance, est-ce le cas pour tous ? N’existe-t-il pas un moyen de parvenir à être heureux tout en désirant ? La question qui se pose alors est celle de la classification des désirs. Si je ne désire que ce qui est à ma portée, que ce qui est dans le domaine du réalisable alors il semblerait que toute souffrance me soit épargnée. Plutôt que de détruire tout désir par peur de souffrir, il paraît plus sage d’apprendre à les connaître et, dans une certaine mesure, à les « maîtriser».


Le désir naît d’un manque, d’une absence. On désire ce que l’on n’a pas. Les Hommes, dans leur quête du bonheur, cherchent donc à obtenir ce qu’ils désirent, ce qu’ils n’ont pas afin de combler ce manque. Mais peut-on toujours atteindre l’objet de notre désir ? Et quand bien-même celui-ci serait atteint, est-il nécessairement source de bonheur ? Le mot désir vient du verbe latin desiderare, lui-même formé à partir de sidus, sideris, qui désigne l'astre − étoile ou planète, ou la constellation (d'étoiles). Au sens littéral, de-siderare signifie "cesser de contempler (l'étoile, l'astre)". Le désir semble donc renvoyer à la nostalgie d’un astre perdu. En ce sens, il serait alors le signe même d’un éloignement définitif, d’une absence qui ne pourrait jamais être comblée. L'idée primitive est donc négative : celui qui désire est en quelque sorte "en manque" ; quelque chose ou quelqu'un lui fait défaut. Or, l’homme est un être raisonnable fini c’est-à-dire que c’est un être fait de raison mais aussi de passions et de désirs. Dès lors, si le désir est inhérent à l’Homme et si l’on se réfère à l’étymologie même du mot désir, il semblerait que l’Homme soit un être incomplet, en perpétuel manque. C’est ce que met en évidence Platon, dans Le Banquet, en relatant le mythe de l’androgyne. Ces êtres, les « androgynes », étaient à la fois homme et femme et ignoraient ainsi tout du désir amoureux. Pour les punir d’avoir tenter d’escalader le ciel pour s’en prendre au Dieu, la légende raconte que Zeus les sectionna en deux parts. Et depuis ce temps là, les deux moitiés se cherchent. Ce mythe fait donc du désir une tentative de retour à une unité primitive perdue. Ainsi, désirer ce serait toujours aller à la recherche d'un temps perdu, par le moyen d'une fusion avec l'objet : le désir manifeste une déchirure. Mais cette recherche en même temps est tragique puisque que cette perte est irrémédiable : le désir, pour cette raison, ne peut jamais être satisfait ; jamais la "fusion" ne sera complète et ne pourra effacer la mutilation primordiale. En conséquence, désirer signifierait toujours souffrir. L’Homme recherche donc perpétuellement à combler le manque qu’il ressent en cherchant à atteindre l’objet de son désir. Il pense ainsi parvenir à être heureux mais en réalité, il n’en est rien. Selon Schopenhauer, « Le désir, de sa nature, est souffrance ; la satisfaction engendre bien vite la satiété ; le but était illusoire ; la possession lui enlève son attrait ; le désir renaît sous une forme nouvelle » : le désir entraîne une insatisfaction perpétuelle car une fois dans nos mains, l’objet tant convoité perd son caractère de désirabilité et le sentiment de plénitude n’est que fugace. Immédiatement, le désir se tourne vers de nouveaux objets, d’où son caractère insatiable. L’exemple est frappant chez les enfants, qui désirant avec force un jouet, s’en détournent rapidement une fois qu’ils ont été gâtés. Ceci souligne le caractère décevant de l’obtention de l’objet de notre désir. L’imagination ayant cristallisé l’objet de notre désir, une fois obtenu, il nous paraît bien fade et décevant. Tout se passe comme si l’Homme se trouvait prisonnier d’un cercle de désir infini : je désire donc assouvir mon désir devient un but premier donc j’obtiens puis je désire autre chose que j’obtiens…etc. Dans cette mesure, cherchant sans cesse à être satisfait, le désir est source de désagrément, voire de conflit intérieur chez l’Homme. Il constitue donc une enclave à la quiétude et au calme, pourtant nécessaires au bonheur. Par ailleurs, le désir sans cesse renouvelé peut aboutir à une véritable obsession : on désire toujours plus. Cela est très vrai dans notre société de consommation notamment, où la publicité est omniprésente et nous encourage à dési...


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Problématique

III. … D'où la nécessité absolue de l'apprivoiser La solution au problème posé par le désir, à savoir le dilemme entre sa suppression et son exploitation et son recours de manière abusive, apparaît donc comme étant l'équilibre éclairé, soit la hiérarchisation de tous les désirs. Chaque désir doit être envisagé seul et de manière la plus complète possible de sorte que : - Le plaisir procuré au présent ne se fasse pas au détriment de l'avenir. Par exemple, un excès de gourmandise pouvant avoir pour conséquences certains maux, voire un gain de poids .Il faut donc savoir modérer chaque désir et envisager les conséquences, afin de ne pas avoir a posteriori de regrets, de sentiment de culpabilité ... - Un désir ne supplante pas d'autres désirs, le plaisir pouvant également résider dans la diversification.

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Textes / Ouvrages de référence

Citations

Désirer l'immortalité, c'est désirer la perpétuation éternelle d'une grande faute. [ La mode comme volonté et comme représentation ] Schopenhauer, Arthur

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Désirer l'immortalité, c'est désirer la perpétuation éternelle d'une grande faute. La mode comme volonté et comme représentation Schopenhauer, Arthur

Ajouté par webmaster

Désirer l'immortalité, c'est désirer la perpétuation éternelle d'une grande faute. La mode comme volonté et comme représentation Schopenhauer, Arthur

Ajouté par webmaster

Il était dans cet état d'étonnement et de trouble inquiet où tombe l'âme qui vient d'obtenir ce qu'elle a longtemps désiré. Elle est habituée à désirer, ne trouve plus quoi désirer, et cependant n'a pas encore de souvenirs., STENDHAL, le Rouge et le Noir, I, XV, p. 87.

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-Vouloir désigne un mouvement libre de la personnalité, auquel on se détermine d'une manière réfléchie; -désirer indique un entraînement fatal et passionné qu'on subit. On dit de la -volonté qu'elle est plus ou moins éclairée; du -désir qu'il est plus ou moins violent., LAFAYE, Dict. des synonymes, Vouloir,... désirer.

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.1 On a tout ce qu'on veut, mais aussi on n'a rien que si on le veut. Je ne peux pas vouloir, je ne peux pas même désirer. Par exemple, toutes les femmes qui sont ici, je ne peux pas les désirer, elles me font peur, peur. J'ai aussi peur devant les femmes qu'au front pendant la guerre., DRIEU LA ROCHELLE, le Feu follet, p. 150.

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RoussEAu: «Malheur à qui n'a plus rien à désirer.»

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Que luy -(lui) reste-t-il à désirer?, MONTAIGNE, Essais, I, XLII.

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Et maintenant, il se prenait à la ruminer, à la désirer presque., HUYSMANS, Là-bas, VIII.

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Quelle est la couleur de la tomate ?

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