Désirons nous que les choses que nous jugeons bonnes ?
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Publié le : 27/2/2005 -Format:
- chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
- Confondre désir et volonté (en particulier morale) : le désir vise une satisfaction qui est d'abord individuelle.
- Ne pas oublier la capacité qu'a le désir, une fois satisfait, de se reformer sur un autre objet : la « bonté » du but atteint risque alors d'entraîner le sujet dans une quête répétitive. Cette dernière peut-elle pour sa part être estimée bonne ?
- Évoquer le masochisme en termes insuffisants : sa demande de « souffrance » est-elle estimée bonne par le sujet lui-même ?
Notre désir est-il lié à un jugement de valeur ? Désirer quelque chose n’est-ce pas tout autre chose que de se prononcer sur le bien fondé de celle-ci ? Le désir n’est il pas indépendant d’un jugement normatif ? En ce sens désirer ce ne serait pas nécessairement désirer ce que nous estimons bon. Mais n’y a-t-il pas des cas où désir et jugement se confondent ? Nous verrons que le désir n’est certainement pas toujours en accord avec notre jugement moral, sans quoi le désir ne serait pas vecteur de problèmes et tout irait de soi.
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