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Sujet : Le développement des sciences conduit-il à penser qu'il n'existe aucune vérité définitivement établie ?

Définitions des termes :
  • développement : Extension, progrès, croissance.
  • science : Ensemble des connaissances portant sur le donné, permettant la prévision et l'action efficace. Corps de connaissances constituées, articulées par déduction logique et susceptibles d'être vérifiées par l'expérience.
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

Extrait du corrigé : b) la fin de l'universalité Il en va en effet de même dans d'autres types de vérités scientifiques : la théorie de Newton reste vraie à un certain niveau d'expérience -en gros : celle qui correspond à notre perception « sensorielle » ; là où elle est devenue « fausse », c'est dans son universalité ; dans sa qualité de vérité définitive. Transition b vers c  Le premier enseignement de ce déplacement des vérités dans la science contemporaine nous conduit à penser qu'on peut donc préserver des théories antérieures comme « vraies », dans la mesure où, ce qui change, c'est seulement leur domaine d'application. c) la vérité plurielle La vérité scientifique devient en somme « plurielle », et l'histoire des sciences nous enseigne qu'on doit apprendre à donner du sens à ce terme. Transition II vers III Dans ces conditions, nous devons de réexaminer la thèse scientiste (en tout cas le rêve positiviste) d'une vérité définitivement établie. III Dénonciation de l'illusion scientiste a) La vérité en dehors de la science Nul doute qu'il nous faut renoncer à cette conviction encore si répandue, et qui se révèle ô combien illusoire. Cela revient à prétendre que la science doit avoir réponse à tout, et que la vérité scientifique triomphera définitivement de toutes les autres formes de connaissances. Ce que nous enseigne désormais le développement des sciences, c'est que « la vérité scientifique » elle-même est multiple. Transition a vers b Dans ces conditions, la leçon de la vérité plurielle en science ne doit-elle pas nous conduire à réviser notre idée que seule « la » science détient « la » vérité. b) philosophie et religion Dès lors, il convient de revenir à ce qui s'énonce comme « vrai » du côté de la religion ou de la métaphysique. Ces types de discours ne sont-ils pas susceptibles de porter sens et cohérence indépendamment des circonstances historiques qui les ont vu émerger (v.

Le développement des sciences conduit-il à penser qu'il n'existe aucune vérité définitivement établie ?

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Définitions

  • développement : Extension, progrès, croissance.
  • science : Ensemble des connaissances portant sur le donné, permettant la prévision et l'action efficace. Corps de connaissances constituées, articulées par déduction logique et susceptibles d'être vérifiées par l'expérience.
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

Problématique

Remarques initiales


-    il y a un développement des sciences = ce développement modifie les vérités scientifiques elles-mêmes
-    n’existe-t-il de vérité(s) que dans la science ?
-    faut-il parle de LA vérité ou DES vérités ?


Introduction

La science se déploie dans le temps ; chaque science, loin de se constituer d’un seul coup, revêt une dimension historique. Et c’est là l’origine d’un problème sur la valeur et la légitimité des connaissances qu’elle constitue : si ses contenus évoluent, c’est que la vérité est changeante ; elle se transforme au fil du temps.
Comment peut-on, dans ces conditions, parler de vérité, sachant que la prétendue vérité est amenée à changer de formule, cela sans jamais parvenir à une forme définitive.

Plan détaillé

I - La science modifie historiquement ses vérités
II – Il y a quand même dans la science des vérités locales qui demeurent inchangées
III – Dénonciation de l’illusion scientiste



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