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Ai-je le devoir de faire le bonheur des autres ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Ai-je le devoir de faire le bonheur des autres ?



Publié le : 3/1/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Ai-je le devoir de faire le bonheur des autres ?
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La morale populaire nous enseigne qu’il ne s’agit pas seulement d’avoir des droits, mais aussi des devoirs. Le devoir en général est moral : il tient compte d’autrui, sinon la notion ne se poserait pas

( nous agirions librement ). Tenir compte d’autrui, c’est lui garantir une satisfaction, un bien-être minimal.

Pourtant, comme le remarque Nietszche, dans sa Généalogie de la morale, le devoir ( exprimable sous la forme d’un « Tu dois… « perpétuel ) est contraignant et même cruel vis-à-vis d’autrui car il ne souffre pas de concessions et ne fait pas de cadeau à autrui : il instaure un rapport de créancier à débiteur ( qui en doit toujours à l’autre ). Si l’un s’y soustrait pour n’agir qu’à sa tête, il devra, encore une fois, le payer de sa vie pour le respect de l’intérêt universel ou général.

Ainsi, si le devoir est une forme cruelle de rapport social, devons-nous faire le bonheur des autres, se soucier d’eux pour notre action ?

Ce qui s’impose à nous est d’assurer notre propre bonheur ; personne ne peut le déterminer à notre place. Cependant, les autres représentent une condition non négligeable pour mon bonheur. Est-ce qu’un pur bonheur égoïste est de notre intérêt ? Le bonheur collectif ou commun satisfait pleinement l’homme : ce serait même pour Aristote son « Souverain Bien «. Pour le réaliser, il s’agirait de concéder certains devoirs, ceux qui concernent l’individu qui sait vivre en société : le citoyen. Par l’intermédiaire du devoir de respect de la loi, nous respectons la réalisation du bonheur de chacun. Mais, dans le fond, si le bonheur ne peut qu’appartenir à chacun, existe-t-il vraiment ? Est-il une fin conciliable entre les individus ? Peut-on individuellement le vivre sans outrage de la part d’autrui ?

Le bonheur ne peut être garanti. Cependant, n’avons-nous pas pour impératif ou pour devoir de garantir notre liberté, condition de détermination de toutes fins? Le devoir de liberté ne doit-il pas être rationnel pour pouvoir échapper à l’esclavage de nos désirs d’utiliser les autres comme nos objets, de façon préjudiciable pour nous ?



Autrement dit, dans leurs actions, les hommes ont la capacité d'agir selon des principes, selon la représentation qu'ils se font de ce qui est raisonnable. Eux aussi (comme les choses de la nature) obéissent à des lois, mais en tant qu'êtres de culture ils obéissent consciemment à des lois qu'ils se sont données eux-mêmes et qui sont conformes à la raison. Le malheur de l'homme tient à ce qu'il n'est pas entièrement un être raisonnable, qu'il n'est pas totalement déterminé dans ses actions par la représentation objective du bien. Entre la loi et lui (cad son vouloir) doit s'interposer le devoir qui s'exprime par des impératifs.Mais KANT opère la distinction entre des impératifs hypothétiques et des impératifs catégoriques. A chaque fois, il s'agit de l'homme conçu comme un sujet capable d'être déterminé pratiquement par la raison, et se posant la question de savoir si l'action qu'il va entreprendre est bonne ou non. Ou bien cette action est bonne comme un moyen obligé pour obtenir quelque chose d'autre, et l'impératif (qui est la formule par laquelle est déterminé l'action) est un impératif hypothétique. Ou bien l'action qui doit être accomplie est bonne « en soi », elle est nécessaire par elle-même, elle est sans rapport avec un autre but, et l'impératif qui la commande est catégorique.Le détour par cette grille conceptuelle est nécessaire pour comprendre ce qu'il en est du bonheur dans le système de KANT. Il faut savoir aussi que KANT distingue, parmi les impératifs hypothétiques, ceux qu'il appelle « problématiques » (se rapportant à une fin seulement possible) et ceux qu'il appelle « assertorique » (se rapportant à une fin réelle).


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