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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Qu'est-ce qui vous donne le droit de croire que son jugement est infaillible ? Cette croyance, n'y a-t-il plus de conscience qui l'examine ? N'avez-vous jamais entendu parler d'une conscience intellectuelle ? D'une conscience qui se tienne derrière votre "conscience" ? Votre jugement "ceci est bien" a une genèse dans vos instincts, vos penchants et vos répugnances, vos expériences et vos inexpériences; "Comment ce jugement est-il né ?"C'est une question que vous devez vous poser, et, aussitôt après, celle-ci "qu'est-ce exactement qui me pousse à obéir à ce jugement ?" Car vous pouvez suivre son ordre comme un brave soldat qui entend la voix de son chef. Ou comme une femme qui aime celui qui commande. Ou encore comme un flatteur, un lâche qui a peur de son maître. Ou comme un imbécile qui écoute parce qu'il n'a rien à objecter.
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nous mort autrement opinions pouvons-nous notre sommes-nous écouter admettre meilleur recevables sans faire devons-nous régimes penser conscience prisonniers qu'à dit passé partir autrui passions parole connaître quoi possible nous-mêmes devoir liberté courage démocratie
Définition des termes : Le devoir introduit une dimension de contrainte, il est une force qui s’exerce sur l’homme et l’incite à accomplir telle ou telle action. Le devoir suppose que son objet n’est pas réalisé naturellement par l’homme, par exemple pour reprendre un exemple kantien : l’homme veut naturellement son bonheur, ce dernier ne peut donc être l’objet d’un devoir, par contre il ne veut pas naturellement le bonheur d’autrui et c’est pourquoi celui-ci peut être l’objet d’un devoir. Le fait de rapprocher le devoir de la contrainte permet d’éclairer l’autre notion-clé du sujet qui est la conscience. En effet considérer la voix de la conscience comme étant l’objet d’un devoir suppose que l’individu n’est pas naturellement porté à l’écouter. Il y aurait donc une dualité entre la conscience et le soi. Parler de voix de la conscience est pertinent dans la mesure où il est question non pas de la conscience dans un sens large mais dans un sens particulier et plus précisément dans un sens pratique. La voix de la conscience intervient avant l’action ou après elle. Avant elle joue le rôle de conseiller et assure l’individu de la bonté ou de la méchanceté de son action, elle est en ce sens juge. Après elle peut devenir mauvaise ou bonne conscience selon la décision prise par l’individu de suivre ou de ne pas suivre ses conseils. Plusieurs problèmes peuvent être posés à partir de ce sujet. Tout d’abord considérer la conscience comme un juge suppose que l’on s’interroge sur son infaillibilité, son impartialité. D’autre part faire de l’écoute de la conscience un devoir n’est-ce pas remettre en cause notre liberté d’agir ? Enfin la voix de la conscience est-elle universelle ou singulière ?
Problématique : Si nous ne suivons pas les conseils de notre conscience nous risquons d’agir immoralement. Mais si nous faisons de l’écoute de la voix de la conscience un devoir il faut alors être sûr de son infaillibilité.
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