Devons-nous nous méfier de nos certitudes ? *
EXEMPLES DE RECHERCHE
Aperçu du corrigé : Devons-nous nous méfier de nos certitudes ?
Spinoza pensait qu'une idée vraie était une idée qui s'expliquait par notre pouvoir de penser, c'est à dire par notre faculté d'enchaîner les unes aux autres nos idées, si bien que, pour lui, une idée vraie n'était jamais un atome de sens. Une idée perd en effet tout pouvoir explicatif dès qu'elle n'est plus reliée à d'autres idées dans une problématique. Ce qui fait la force d'une idée c'est justement les liens que la pensée est en mesure d'établir entre elle et d'autres idées, sans quoi elle n'est qu'une intuition vague et tronquée qui ne s'explique pas : conséquence coupée de ses conditions, à quoi se reconnaît justement le faux.Toutefois, cela reste formel et insuffisant. Formel, parce qu'à ce compte, toute construction théorique cohérente, pourrait s'imposer à nous comme vraie. Insuffisant, parce que bien souvent les idées qui s'imposent avec le plus de force sont celles qui procèdent, non pas de notre pouvoir de penser mais de nos sentiments, de nos passions ou de nos intérêts. Nous savons tous, par exemple, qu'il est difficile de se débarrasser d'une première impression, même si elle se révèle fausse. Nous ne sommes donc pas plus libres devant une idée fausse que devant une idée vraie. C'est la faiblesse de l'évidence, même rationnelle, que d'envelopper toujours une dimension psychologique qui la rend bien fragile. Comment distinguer entre les vraies et les fausses évidences si elles en appellent toutes finalement à une preuve de simple «vue» ?
Corrigé de 2241 mots (soit 4 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Devons-nous nous méfier de nos certitudes ? " a obtenu la note de : aucune note
Devons-nous nous méfier de nos certitudes ?